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Les tournois des vacances font courir les amoureux du sport roi dominateur, dans les différents stades où l’ambiance fait l’affaire de plusieurs qui honorent les rendez-vous.

Pendant cette période des grandes vacances les Festi-foot sont incontournables. En cette soirée de mardi 11 juillet 2017 la place d’être si on est à Ngaoundéré est le stade camp Camrail. Sous une température clémente, près de dix(10) milles spectateurs assistent à une rencontre de football mettant aux prises Vétérans FC à Colombie FC. Le match s’est rendu à la 90ème minute lorsque l’arbitre siffle une faute dans la surface de but de Colombie FC offrant un pénalty à la formation de Vétéran. Joueurs et supporteurs de l’équipe fautive proteste contre la décision du trio arbitrale et envahisse par la même occasion la pelouse du stade la rencontre se termine donc en queue de poisson.

Ces clichés empreints d’intenses passions sont l’image que projettent la plus part des championnats de vacances qui inondent actuellement la ville de Ngaoundéré. Yaya Hamadjoda témoin privilégié et inconditionnel de ce tournoi far tante de relativiser l’attitude des spectateurs envahissant le stade :

Ce qui s’est passé aujourd’hui ne reflète pas le déroulement normale du championnat il y’a des jours où ça se passe bien et des jours où sa tourne au vinaigre le tournoi altère le chaud et le froid, le bon et le moins bon mais dans l’ensemble on reste optimiste

Autorisation

Au Cameroun l’organisation des championnats de vacances sont réglementés par un arrêté ministériel. Mais comme le pays des lions indomptables étant réputé pour être le champion des meilleures lois et que le problème résidant dans leurs applications, c’est le flou qui règne. C’est donc l’arrêté n°002 du 02 octobre 2014 du Ministère des sports et de l’éducation physique qui fixe l’organisation et le déroulement de cette activité. Ainsi les promoteurs doivent remplir une panoplie de condition pour avoir l’agrément de l’autorité compétente.

Les pièces suivantes sont exigées : l’autorisation d’organisation d’une manifestation sportive; une assurance police; la liste des membres; le plan de localisation du stade; l’autorisation de l’utilisation de l’air de jeux; un cahier de charge. Un dossier bien garni qui suscite le tollé de côté des promoteurs d’où la multitude des championnats dites clandestins.

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À Ngaoundéré, sur les six(6) championnats répertoriés seulement deux(2) se sont conformés aux prescriptions administratives. A en croire le délégué départemental de sport et de l’éducation physique de la Vina Djidéré Fils Joseph c’est un problème de mentalité. « Nous sommes informés que des championnats clandestins existes et tous ce qu’on peut faire c’est de les amener à se conformer ». En outre ajoute-t-il « nous déplorons le manque de transparence et le non respect des cahiers de charges par les promoteurs ». Un vrai camouflé dirait-on.

Défis d’organisation

Au « Festi-foot camp Camrail » dont le coup d’envoi de la 10ème édition a été donné le 24 juin dernier et qui prendra fin le 9 septembre prochain, la course à la succession de Fondation Tafi champion sortant est lancée. Chick Ephraim président du comité d’organisation est confiant « le championnat compte 24 équipes et l’affiliation coûte 50mille à chaque équipe et le tournoi a deux phases : la phase coupe et le championnat » nous confie la cinquantaine révolu originaire de la région du nord-ouest.

Même son de cloche du côté de Burkina où le Festi-foot Burkina bat son plein. Là 12 formations sont inscris pour cette 2ème édition. Bobbo Saydou Daly promoteur du championnat du quartier Burkina reste évasif sur la conduite de son championnat « En réalité le championnat existe depuis belle lurette mais il a été activé officiellement l’année dernière le coût de l’affiliation est de 30 milles francs et les arbitres qui viennent de la ligue nous coûte cher » se plaint-il à nous

Encadrer les jeunes

L’objectif recherché dans les championnats des vacances varis d’un camp à l’autre si au camp Camrail l’accent est mis sur l’encadrement de la jeunesse à Burkina on loue le vivre ensemble et le rassemblement des différents couches est le leitmotiv. Pour ce qui est des championnats clandestins à l’instar de celui du quartier ONAREF le promoteur à l’idée d’évoquer la clandestinité de son championnat se justifie « Il y’a trop de paperasse à remplir alors que notre action est louable et noble notre objectif est d’offrir un espace de loisir aux jeunes du quartier » confie ce dernier. Pour lui l’administration ne tient généralement pas compte de nos réalités.

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Difficultés

Au stade de camp Camrail une équipe de la croix rouge veille au grain pour assurer la couverture sanitaire. Tel n’est pas le cas sur la pelouse de la plus part des tournois « les stades sont archi combles et le risque d’insécurité est permanent. L’attroupement sur les stades est un casse-tête des organisateurs »relève un habitué des stades. A Burkina c’est le mauvais état du stade qui est décrié les blessures sont légions du fait de la présence des pierres. Le promoteur Mbang David assis dans une tribune d’occasion dont l’entré est monnayé à 100F fait état de l’indiscipline de certains joueurs qui portent des clous ; Boulon vices ; sous leurs chaussures.

Réservoir des talents

Autrefois les championnats de vacances étaient l’occasion rêvés pour détecter des nouveaux talents, un oiseau rare. Ross qui est le petit nom de Bobbo Saydou a le sourire aux lèvres quant il faut évoquer la trajectoire de certains pensionnaires de son championnat qui éclot leur talent sous d’autres cieux « Hassan joue à Rennes en France ; nous avons Djoss qui évolue avec les cadets et Mbang joue à l’Université de Ngaoundéré » révèle le promoteur de Burkina.

Par contre au festi-foot de Camp Camrail c’est l’inverse qui se produit. De ce côté-là c’est plutôt des joueurs de l’élite qui viennent chercher fortune sur du sable émouvant des stades de ce championnat. « Des footballeurs de l’université de Ngaoundéré ; de Fovu de Baham et même de coton sport de Ngaoundéré figure sur la liste des joueurs affiliés de notre tournoi et j’en veux pour preuve Mathias le capitaine des Vétérant FC ». Difficile de confirmer les dires des responsables. Mais une chose est sûr, les championnats de vacances recèles des talents.

Grande retrouvaille

Sur les abords des stades transformés en gradins, les mordus du foot discutent débâtent des tous les sujets e appréciant le spectacle offert. De quoi faire les commentaires de la belle époque des Lions indomptables. Sur les pelouses, les joueurs, principaux acteurs se jette à l’eau tant bien que mal pour offrir un spectacle de grandeur nature à leurs fans en sachant que tous les projecteurs sont pointés vers eux. Le public étant à l’afflux des bons gestes techniques, des passes magnifiquement servis et exécutés. Les profiteurs tirent la monnaie du jeu. Boutiquiers d’un jour, vendeurs ambulants et même les agents de micro finances sont à l’assaut d’éventuels épargnants et d’assureurs. « C’est vraiment un rendez-vous de donner et de recevoir. On s’assoit et on achète tout ce qui passe pour agrémenter nos moments de foot » déclare un spectateur.

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Les politiciens s’invitent

Le député à l’assemblé national Ali Bachir a fait de ces championnats de vacances son champ politique. L’optique déguisée est de gagner la sympathie de la jeunesse. Le député ne manque aucun rendez-vous pour étaler au grand jour sa santé financière et sa générosité circonstancielle. « A chaque fois qu’on fait appel à lui il répond toujours présent et n’hésite pas à nous arroser d’enveloppe et des primes spéciales en son nom ». Au Festi-foot de Burkina le promoteur ne tarit pas d’éloge à l’endroit du même élu. « C’est lui qui a réfectionné le stade en nous offrant des barres et poteaux de fer ». En perte de popularité et de notoriété sur les intentions de votes il essaye de rattraper le coup en se faisant passer pour l’ambassadeur de la jeunesse.

La forme avant les classes

Le côté physique et préparatoire des championnats de vacances n’est plus à démontrer. Les jeunes trouvent dans ces espaces communautaires l’opportunité de maintenir la forme et améliorer les techniques. Le public nombreux motivent plusieurs à exceller dans le sport et notamment le foot. Faut seulement relever que le sport roi prend le dessus sur les autres disciplines quasiment absentes dans l’Adamaoua en matière d’événement estival. D’ici la reprise des classes qui marqueront un terme à ces championnats les stades ne vont pas chômer au grand plaisir du public. C’est l’occasion rêvé de mettre aux oubliettes le temps d’une rencontre de football les péripéties et les galères de la vie. Tant mieux ! La folie du foot fait sa thérapie.

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