terre maroua

Le Lamido de Maroua, le délégué du gouvernement, les délégués régional et départemental du domaine, du cadastre et des affaires foncières dirigent cette vaste opération de vente illégale de terrain.

Plus un espace vide n’échappe aux trois autorités locales qui sèment la désolation au sein des localités riveraines de Maroua. Les villages Laindé, Houro Danqui, Frolina, Louwol diga, Wourde 1, 2, 3, sont quelques-unes des localités qui n’ont pas échappé à leurs opérations de vente. En quelques années, les villages ont disparrus de la carte, vendus par le Frère du lamido Hamadou Bouba, alias Barounga.

« Barounga a vendu tous nos terrain par l’aval de son frère le lamido. Tout cela ne pouvait se faire sans l’aval des autorités au premier rang desquels le délégué régional du Cadastre. Nos grand parents sont nés ici, nous aussi et maintenant que nos terres ne nous appartiennt plus on ne sait où aller »

déclare Sambo habitant de Djondé.

Les nommés Bakari Robert délégué du gouvernement auprès de la communauté, Sa majesté Bakari Bouba et Dili Vaki délégué régional du domaine, du cadastre et des affaires foncières de l’Extrême-nord, ainsi que leurs acolytes, profitent de l’insécurité, la pauvreté et naïveté des populations pour s’enrichir dans les ventes illicites des terres. D’après les informations collectées dans la ville de Maroua et auprès des victimes, les opérations se font sans aucun respect des normes et procédures en la matière.

Selon une des victimes

« les levées se font nuitamment sans aucune commission. Tu es dans ton champs un matin tu trouves des bornes et peu de temps après des individus se présentent avec des documents de propriété pour vous demander de déguerpir »

s’indigne t-il.

Des révélations qui donnent froid au dos à l’idée d’imaginer les misères des malheureuses victimes dont certaines se voient dépossédé de leur seule propriété sur terre.

Maroua disséqué

Tous les terrains de lotissements de la zone de Dougoï et Zokok Laddeo ont été revendus aux plus nantis par le Délégué du Gouvernement auprès de la communauté urbaine de Garoua. Le cimetière de Domayo et le parking présidentiel du stade municipal Lamido Yaya Dahirou on été bradé par les hommes de main du délégué du gouvernement à savoir Admaoua alias Banquier et Oumarou Bounou. Les alentours de la zone de captage à Djaregol carrefour Para n’ont pas échappé aux hommes de la communauté urbaine. Pourtant a-t-on appris au cours de cette enquête, le périmètre de la source d’eau potable de la Camerounaises des eaux (CDE) est interdite aux habitations dans le souci d’éviter la pollution de la nappe phréatique.

Complicité administrative

Bakari Bouba Lamido de Maroua et Bakari Robert délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Maroua travaillent en solo dans leurs opérations. Mais tous ont pour dénominateur commun le délégué régional du domaine, du cadastre et des affaires foncières qui facilite les opérations de fraude sur les propriétés privées. Le puissant Dili Vaki est titulaire d’une cinquantaine de titres fonciers acquis en accompagnant les arracheurs de terrains dans leurs crimes. Le départemental du cadastre et des affaires foncières du cadastre Haman Bouba est de connivence avec ses hauts responsables.

Élites avares

Les élites et richissimes à l’instar de Aladji Abdou Bamare sont les gros acheteurs de ses terrains bradés aux honnêtes citoyens qui ne demandaient qu’à être couvert par la loi. Plusieurs plaintes ont été déposées dans les juridictions compétentes sans suite. Les dossiers sans appels et les recours favorables sans réparation de préjudices ne connaissent pour la plus part aucune issue favorable. Des milliers de personnes et des centaines de familles se retrouvent aujourd’hui dépossédées de leurs terre par la faute de ces individus sans foi ni loi qui écument les terrains et accentuent le climat d’injustice sociale au Cameroun.

Mesures attendues

Face à toutes ses exactions, la réaction Midjiyawa Bakary, Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord est fortement attendus par les populations dépossédées. Devant la montée de cette forme terrorisme, les autorités semblent impuissantes.

« L’heure est grave notre maison et nos champs sont arrachés. Lorsque nous essayons de tenir tête à ses envahisseurs on se retrouve face à l’injustice de la justice. On n’est plus en sécurité chez nous ???»

déplore Boukar Missin Guéléo cultivateurs désormais sans terre.

La ministre Jacqueline Koung à Bessiké est interpellé pour venir en aide à ses populations à qui les terres sont désormais arrachés.

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