réfugiés Cameroun, HCR

Soucieux d’allier le développement à l’urgence pour l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines des sites qui accueillent les réfugiés, le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR) serait prêt à remplacer progressivement l’assistance humanitaire par des actions de développement.

Le HCR veut s’attirer les bonnes grâces du Cameroun. Dans un contexte lourd d’incertitude avec en toile de fond le tarissement graduel des fonds humanitaires et la perspective incertaine de retour des réfugiés centrafricains dans leur pays, l’agence Onusienne oriente son action.

« Au total 82 Villages et 16 communes ont été choisis pour bénéficier de ce plan »,

explique le chargé des opérations.

réfugiés Cameroun, HCR

Développement

Dans le cadre du soutient aux communes des régions du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est qui abritent les réfugiés Centrafricains, le HCR et le gouvernement camerounais ont signé un accord de partenariat d’appui au développement des localités hôtes.

Nous allons remplacer progressivement l’assistance humanitaire par des actions de développement. C’est une démarche innovatrice qui profite à la fois aux communautés hôtes et refugiés pour qu’ils ne soient pas un fardeau mais une opportunité ,

explique Geert Van Castele, chargé des opérations au bureau HCR Cameroun.

Hospitalité

La politique d’hospitalité et de générosité reconnu au peuple camerounais rappelle le modèle Ougandais d’intégration des réfugiés avec les communautés hôtes. L’Ouganda est salué pour sa politique de porte ouverte aux réfugiés qui partagent les mêmes services publiques de santé, d’éducation et d’accès à la terre cultivable. Face à l’exacerbation et la vulnérabilité de la population par la présence des réfugiés et la fragilité structurelle des zones d’accueils, le HCR choisit donc d’équilibrer ses actions.

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Contestation

La nouvelle approche de développement inclusif n’est pas sans faire des mécontents qui l’expriment. Les contestations des ONGs humanitaires n’ont pas pu changer la donne.

« Le HCR est entrain de mettre de l’eau dans son thé. L’aide aux réfugiés devrait rester sa priorité, avec l’avènement de ce plan on risque de mettre le réfugié qui est dans une situation d’urgence et la population hôte dans le même panier »,

prévient Gouaryang Philipe, activiste. Ce qui explique que des nombreuses organisations de défense de droit des réfugiés se sont tenues à l’écart de cet événement très officiel.

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