police, insalubrité

Loin de l’image flamboyante projetée par certains services publics administratifs, les commissariats et postes de police de la cité capitale de la région château d’eau baignent dans l’insalubrité généralisée.

On connaît le mot. « Les services déconcentrés de l’État dans la ville de Ngaoundéré ne sont pas logés à la même enseigne », avait déclaré une autorité de la place interrogée sur l’état des lieux. Si certains établissements publics administratifs rivalisent de cadre de villégiature et d’architecture, les services de police par contre, logés dans des bâtiments parfois privés, parfois public, affligent les regards par leur insalubrité notoire. Les usagers, qui séjournent dans les services de police de la cité capitale de la région de l’Adamaoua reparte la mort dans l’âme.

À la Délégation Régionale de police judiciaire de Ngaoundéré située au quartier Baladji II précisément au champ de prière c’est un spectacle de désolation que les locataires et les auxiliaires du procureur de la république livrent au public. Une montagne de voitures calciné, disposées à hue et à dia fait face au bâtiment. Dans les couloirs, on se promène au milieu des ordures, le hall est jonché d’un vieux canapé sur lequel est posé un sac de maïs, des vielles motos sans doute saisis sont entassées sans aucun entretient.

Plus marquant encore pour le visiteur, une odeur nauséabonde venue des latrines mal tenu pat les prévenus rend l’atmosphère irrespirable. Le chef des lieux, Madame Ndo, commissaire divisionnaire, donne des gages symboliques tout en envoyant des signaux de détresse devant la calamité des services qu’elle côtoie au quotidien :

« Même si nous abritons de garde à vue, cela n’est pas une excuse pour ne pas tenir proprement nos locaux »,

exalte-t-elle à ses subalternes.

Autre service et décor similaire, le commissariat central situé au centre-ville, face village Marahba, roule dans les sales draps et ressemble à une gigantesque poubelle. Malgré la présence d’un bac à ordure d’Hysacam, on y découvre des ordures déposées à côté de ladite poubelle laissée sur place pour la bonne cause. Des éléments de la police qui font pipi à tout vent et jettent les ordures n’importe où sont des clichés quotidiens. Un tour dans les services d’identification, des ESIR et autres commissariats des arrondissements laissent croire que la police n’a pas de problème avec dame saleté.

Cette situation est décriée par plusieurs citoyens et usagers de la métropole qui s’interrogent sur les raisons de cette déviance… Hamidou, observateur attentif de la scène délivre son analyse :

« Il y a une sorte de dédoublement de la personnalité qui semble habiter le policier. Vice public et vertu privée, ses tenues sont implacables mais son bureau est salle. Sous des dehors de propreté veille en eux l’incivisme. »

Reste à espérer la prise de conscience par l’agent de police, au fait qu’il est le dépositaire de l’honneur et de l’ordre publique qui ne fait nullement bon ménage avec l’insalubrité.

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