brassage culturel, vivre ensemble
RECAN 2018

En prélude à la célébration de la 46ème édition de la Fête Nationale du Cameroun, le 20 mai 2018, l’Association Family Club va au devant de la menace du communautarisme et du repli identitaire.

Loin du discours officiel sur les acquis du vivre ensemble, de la coexistence pacifique entre les communautés, de la cohésion et de la tolérance dont est réputé l’Adamaoua, la Région carrefour de civilisation des peuples est loin de refléter un coin de paradis et d’hospitalité. Dans l’espace public et dans les rues des villes et des campagnes, le voisin proche reçoit une désignation aux accents d’étiquète et d’aphorisme péjoratif. Il est de notoriété public d’entendre l’autochtone de la région ranger le camerounais venu du sud sous le terme de «garafi» alors que le nordiste est qualifié de «gangaré» où de «wari wari».

La localité de Wame-Grand située dans l’arrondissement de Nyambaka a été choisie pour abriter un symposium des jeunes sur l’unité et l’intégration culturelle. Placé sous le thème, « déplacé interne et communauté d’accueil face aux défis du vivre ensemble dans l’Adamaoua ». Le but du symposium est de vanter l’hospitalité de la région et le brassage culturelle entre les différentes communautés résidents.

Owono Mbarga Henri, Sous-Préfet de Nyambaka
Owono Mbarga Henri, Sous-Préfet de Nyambaka

« Ici nous abritons 2 200 tchadiens, 1 974 Centrafricains, et des déplacés internes. Nous appelons les populations à accepter leurs frères venus d’ailleurs »,

confie le Sous-Préfet de Nyambaka Owono Mbarga Henri. L’initiative vise à consolider l’élan de solidarité entre les communautés.

« Ces déplacés internes qui ne sont pas pris en charge par le HCR, nous avons jugé utile de leur venir en aide »,

renchérit Jonas Yedidia Alirou, le président de l’association bienfaitrice.

Le Cameroun célèbre la 46ème édition de la fête de l’Unité Nationale sous une forte tension autour des régions d’expression anglaise du Nord-ouest et du Sud-ouest. Le thème choisi pour cette édition a une connotation toute faite de la crise qui secoue cette partie du pays et éloigner le spectre de la polarisation qui lorgne le berceau de nos ancêtres : « Citoyen camerounais restons unis dans la diversité et préservons la paix sociale pour un Cameroun stable, indivisible et prospère ». Décidément, le Cameroun est à l’ère de l’Unité Nationale, du vivre ensemble et du brassage culturelle.

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