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Crédit Photo : Boubakary Moussa pour chateaunews.com
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Les agresseurs des « attaquants » frappent à nouveau. Aboubakar Sidik, benskineur âgé de 32ans a été retrouvé baignant dans une marée de sang, tard dans la nuit ce lundi. Il a succombé au coup de marteau reçu sur la tête, de ses bourreaux qui ont emportés sa moto dans leur fuite.

Rien ni personne ne semble en mesure d’enrayer, le drame des professionnels de moto-taxi à Ngaoundéré. La flambée de violence qui altère ce milieu de transport urbain, le plus prisé de la cité régionale de l’Adamaoua est devenue si fréquente et systématique, qu’elle constitue le lot quotidien des conducteurs d’engin à deux roues. Le cruel événement de ce lundi vient rappeler l’ampleur du phénomène qui prend des proportions tragiques à l’approche de la fête de fin de ramadan. Les motos arrachées mortellement sont troquées à vil prix, permettant à ces malfaiteurs de préparer et passer de meilleurs fêtes.

Aux premières heures de ce lundi 4 juin, Aboubakar Sidick, jeune moto-taximan, âgé de 32 a été retrouvé baignant dans une marée de sang par les riverains du quartier camp prison, en face de la Délégation Régionale des Affaires Sociale de l’Adamaoua. Transporté aux urgences de l’hôpital régional, il rendra l’âme quelques heures plus tard. Il a été mortellement touché par une pointe à fer au niveau de la nuque, un marteau au clou couramment utilisé par les agresseurs.

« Au vu de l’endroit où il a été retrouvé, il devrait connaître son agresseur. Parce qu’il ne prendrait pas le risque d’emmener un client dans un coin aussi sombre et isolé, s’il ne se sentait pas en sécurité »,

raconte son ami Amadou Moussa.

Ces atroces actes d’une rare violence, s’intensifient particulièrement en cette période de fin de mois de ramadan. Cette culture de la violence est entretenue par le sentiment d’impunité qui habite leurs auteurs.

« Nous croupissons sous le joug de la violence qui nous est imposée par cette horde de criminels, et les autorités sécuritaires sont parfaitement au courant du problème et de son ampleur »,

décrypte Hamadama du syndicat national des moto-taxi mens. La ville de Ngaoundéré est aujourd’hui considérée comme la ville où le taux de criminalité est le plus élevé au Cameroun. Les citadins de la ville renouent avec les heures les plus sombres de leurs histoires.

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Ces hommes qui fauchent la vie sans aucun remords se recrutent dans les milieux carcéraux, d’anciens pensionnaires de la prison de Ngaoundéré effectuant leurs corvées. Les actions d’éclats sporadiques et éclairs des hommes en ténue hyper médiatisées et saluées pour leurs efficacités masquent l’insécurité ambiante. Le meurtre du jeune Aboubakar Sidick fait donc figure d’anecdote comparé aux atrocités subites par des éleveurs fuyant les campagnes pour échapper aux preneurs d’otage. Capturer les auteurs et les traduire devant la justice semble bien dérisoire. Certes quelques auteurs de ces ignominies sont traduits devant la justice mais la majorité d’entre eux continue de respirer l’air de la liberté. Ici, les enquêtes menées et résolues par la police relèvent d’une fable.

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