bouteilles plastiques
Crédit Photo : Boubakary Moussa

Les cours d’eau qui entourent la cité capitale régionale de l’Adamaoua sont envahis par une vague de bouteilles d’eau. Cet amas de flacons se dressant en barrage et empêchant l’eau de circuler semble être la cause des récentes inondations.

Le Secrétaire Générale de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres a fait forte impression. Le premier fonctionnaire international n’y est pas allé à dos de cuellir pour souligner le grave danger qui guette la planète terre.

« Notre monde est envahi par les déchets plastiques nocifs. Chaque année plus de 8 millions de tonnes de déchets sont déversés dans les océans. Il y a aujourd’hui plus de micro plastiques dans les mers que d’étoile dans toute la galaxie. Si la tendance actuelle se poursuit, il y aura en 2050 plus de plastiques que de poisson dans les océans »,

a-t-il déclaré dans un message de mise en garde à l’occasion de la célébration de la 46ème édition de la journée mondiale de l’environnement ce 5 juin 2018, sous le thème « combattre la pollution plastique ».

La métropole de Ngaoundéré, entourée de nombreux cours d’eaux fait face à des débordements des eaux de ses rivières. Les ruisseaux, à l’instar de la rivière gare banane, inondés par des bouteilles en plastique qui empêche l’eau de circuler sont considérés comme le cauchemar des riverains. Le risque d’inondation est une constance à chaque journée de pluie.

« Avec la montée de la classe moyenne de la population, les citadins de Ngaoundéré sont devenus de gros consommateurs d’eau en bouteille, d’où le nombre croissant des industries d’eaux en bouteille. Malheureusement, nombre de ces bouteilles sont soit calcinés soit enfouis, pire elles terminent leur route dans les cours d’eaux de la ville »,

relate Madame Ousmanou, leader de la société civile.

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bouteilles en plastique, ngaoundéré
Crédit Photo : Boubakary Moussa

La ville de Ngaoundéré ne disposant pas de centre de recyclage de plastique, les bouteilles d’eaux, les bouteilles d’huiles jonchant les rues de la ville couvrent les cours d’eaux. Du côté des producteurs et des distributeurs, des campagnes timides de récupération sont organisées sans succès.

« Nous encourageons les consommateurs, les utilisateurs et les détenteurs des bouteilles de notre marque à venir les déposer dans nos points de vente moyennant une bouteille remplie d’eau contre dix bouteilles vides ramenées »,

nous relate un distributeur local. La récupération et leur remplacement par des procédés non polluants est une préoccupation constate des pouvoirs publics. Pour le Délégué Départemental de l’Environnement et de la Protection de la Nature de la Vina, le message est clair :

« Nous allons sensibiliser la population afin qu’elle utilise l’eau de robinet, les gourdes ou les bouteilles en inox ou en verre. »

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