Jean Paul Pougala
Jean Paul Pougala. Crédit photo : IEG
NEWSLETTER

Français     English

Le problème c’est que lorsqu’on tire le pénalty ou lorsqu’on marque un but, avant de fêter on jete un coup d’oeil à l’arbritre pour être certain qu’il a validé votre but.

La vérité, c’est que je suis convaincu qu’il a vraiment marqué son but oui, mais contre son propre camp. cela s’appelle l’auto-goal en football.

Par quel miracle un juriste chevronné qui n’a eu de représentants que dans moins de10% des bureaux de votes a-il fait pour obtenir à à peine 12 heures après le vote dans un pays de 475.000 km2, souvent sans électricité et sans téléphone, les procès verbaux des autres 90% des bureaux de vote où il n’avait aucun envoyé ? Mystère !

Beaucoup d’ivoiriens ne comprenaient pas pourquoi les camerounais s’intéressaient à la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire. C’était parce que les camerounais, contrairement aux Ivoiriens, avaient déjà connu la guerre civile, organisée par le même bourreau. Et nous savions avant nos frères ivoiriens que les élections n’étaient qu’un prétexte pour faire partir quelqu’un qui ne suivait plus à la lettre l’agenda dicté par Paris.

Dans « Les propos sur l’éducation » (1932) l’écrivain français Alain écrit :

« Le souvenir commence avec la cicatrice. »

C’est parce que nous camerounais portions les cicatrices de la guerre civile hautement destructrice dans laquelle les morts étaient toutes camerounaises et un seul donneur d’ordre, européen, que nous étions tous debout pour dénoncer l’imposture française et européenne contre le processus électoral en Côte d’Ivoire.

Mais ce ne sont pas tous les camerounais qui étaient de cet avis. Parmi lesquels certains ont déclaré que le candidat de la France « Ouattara » était leur modèle en ajoutant qu’ils étaient les chouchous de la « Communauté internationale » ou tout simplement qu’ils étaient « Catholiques et fiers de l’être ». Mais le souvenir commençant par la cicatrice et la cicatrice de la guerre souvent entre camerounais, pour l’indépendance, nous évite aujourd’hui, de nous faire brûler une nouvelle fois dans de l’eau bouillante qu’avant on prenait par erreur pour de l’eau froide.

Hier 8/10/2018, la République Démocratique de Baham-Batié est née, avec la proclamation de son Président. Mais heureusement que cette république n’est que virtuelle, parce que lorsque je rentre dans mon village Batié voici de Baham, je ne veux pas que les Baham me bloquent pour me demander le visa avant de traverser leur République.

Quelle leçon pour le Cameroun et l’Afrique ?

La Chine n’investit pas en ce moment, massivement son argent en Afrique pour qu’on utilise les vieilles méthodes de déstabilisation pour les détruire. Comme en Syrie, avant de déclencher désormais la moindre hostilité militaire en Afrique, demandez-vous de quel côté se situe le seul qui est capable de soutenir financièrement un conflit sur le long terme : La Chine.

L’ambassadeur américain en Syrie déclarait récemment devant une commission du Congrès américain d’avoir dépensé 12 milliards de dollars dans le conflit syrien. Les occidentaux avaient misé sur la longueur du conflit pour mettre à mal la résistance de l’État syrien. Ils n’avaient pas tenu compte du soutien indéfectible financier de la Chine et militaire de la Russie au secours du pouvoir à Damas. Et ceux qui veulent aujourd’hui financer une déstabilisation du Cameroun se trompent et misent sur le mauvais cheval, parce que ce qui fait aujourd’hui la force de Paul Biya, c’est l’intelligence d’avoir fait à temps, contrairement à Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire et Kadhafi en Libye, le choix d’un nouveau partenariat stratégique pour le Cameroun avec la Russie et la Chine.

Voilà pourquoi le président camerounais, Paul Biya, est l’un des rares chefs d’Etat au monde à être reçus à Pékin, directement par le président chinois. Parce que le Cameroun possède la moitié des gisements connus au monde du cobalt grâce auquel, la Chine a décidé que dans 20 ans, toutes les voitures en Chine devront être électriques. Et comme pour la première fois dans l’histoire du Cameroun, nous allons profiter en première ligne de toute cette aubaine, à quelqu’un en Europe, ça ne plait pas. On a d’abord tenté de nous faire détester les chinois en prétextant qu’ils vont nous envahir et nous coloniser, sans succès. Maitenant on se sert toujours de nous pour passer au plan B et comme ça va échouer, attendez-vous au plan C , D, E. Voilà pourquoi dans mon post de samedi, j’ai posé une question :

Êtes-vous prêts à payer le prix de votre liberté ? Et défendre notre gateau qu’on veut détruire et faire de nous une nouvelle Libye ?

Il me plait de conclure en vous proprosant ce que j’ai écrit sur la crise Libyenne et repris à la page 126 du tome 1 de mon livre « Géostratégie Africaine » pour répondre à la question au sujet de la longévité au pouvoir du président camerounais Paul Biya que beaucoup utilisent comme principale raison de leur adhésion à la manoeuvre en cours pour déstabiliser le Cameroun :

+  Gada-Mabanga : une vue panoramique sur Ngaoundéré

———————-
Chapitre 16

3- Kadhafi et la longévité de son pouvoir

Une des raisons qui a conduit au bombardement de la Libye est que le Guide libyen a passé trop d’années au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples de 4 pays qui bombardent la Libye pour lui exporter leur modèle de démocratie :

Les É.-U. :

l’ancien membre du Ku KLUX KLAN, Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a siégé au Sénat américain de façon ininterrompue pendant 56 ans. Né le 20 novembre 1917 et membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale, il siégera au Congrès des États-Unis de janvier 1959 à sa mort survenue le 28 juin 2010. Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passés à la Chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison-Blanche à Dwight Eisenhower et il n’en est reparti qu’à cause de sa mort, sous la présidence Obama. Avant lui, Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969. Et bien d’autres encore. Lorsqu’on sait qu’un sénateur américain est 10 fois plus puissant qu’un chef d’État africain, cela donne une idée de la profondeur de cette longévité politique.

En France,

Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008. Hubert d’Andigné a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire depuis 64 ans, peut-être qu’en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. Dans le pays de la Révolution française, y aura-t-il un candidat pour le battre ? C’est le même cas pour Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour. Qui est fou ? Le système ou l’électeur ?

Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977). Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme, parce que son fils Jean-Pierre Abelin qui n’a que 27 ans a besoin de temps pour prendre l’héritage de papa et tout rafler ; il arrive ainsi aux commandes tout juste un an plus tard et devient député de la Vienne de 1978 à aujourd’hui, conseiller général de 1977 à aujourd’hui, vice-président du conseil général depuis 1982 à aujourd’hui. Et depuis 2008, il a ajouté à tous ces pouvoirs le poste du maire de cette même ville. À quoi servait la Révolution française ? Que se serait-il passé si cette saga s’était passée dans une famille africaine ? On aurait tout simplement conclu que les Africains s’accrochent au pouvoir. Voilà le détail de ce système de dynastie démocratique à la française qu’on utilise les bombes pour exporter en Libye ;

Roselyne Bachelot, l’actuelle ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988. Comme cela ne suffit pas pour rafler tout l’héritage de son père, elle cherche depuis à en ajouter une nouvelle fonction : maire d’Angers. Son fils Pierre Bachelot né en 1970 entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme assistant de sa mère. Le petit génie de fils l’accompagnera comme conseillé parlementaire, lorsque maman deviendra successivement ministre de l’Écologie en 2002 et ministre de la Santé en 2007. C’est cette année que le jeune Pierre prendra son autonomie à 37 ans, puisqu’il sera nommé à un poste créé sur mesure pour lui par sa mère à l’Inpes (l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) avec 140 fonctionnaires, malgré sa formation en « art privé ». Elle n’est pas belle la démocratie au pays des Lumières ? Il faut vite l’exporter en Libye.

En Italie,

Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui (65 ans) il vote comme sénateur à vie. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé « Sénateur à vie ». Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de président du Conseil italien, poste qu’il a occupé 7 fois en 20 ans, du 17 février 1972 au 24 avril 1992. Pendant ce temps, son parti « Démocratie chrétienne » est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire 46 ans. Et ne sera balayé que par la justice pour corruption « Opération Mains Propres ». Pour comparaison, le parti de Kadhafi n’a fait que 42 ans au pouvoir en Libye.

+  Un arbre tue deux personnes à Ngaoundéré

Au Royaume-Uni,

la situation est encore plus catastrophique. On ne parle pas de la longévité d’Élisabeth II qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à seulement 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée et passe en revue les troupes. Classée par le magazine FORBES 214ème fortune mondiale pour le seul mérite d’être née, elle coûte aux Britanniques la somme de 43 millions de dollars par an. Et si Kadhafi devait devenir le roi de la Libye ? Que se serait-il passé si Kadhafi avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ? Qu’aurait-on dit si pour le mariage d’un des fils de Kadhafi on avait décrété une journée fériée, immobilisé toute la nation ? Exactement comme cela s’est passé à Londres pour le mariage du prince William et de Kate le 29 avril 2011 ? La télévision France24 a calculé le coût de cette journée fériée à 6 milliards d’euros au patronat britannique. Cette folie démocratique qu’on veut exporter en Libye a coûté à la mairie de Londres 22 millions d’euros pour la seule sécurité des jeunes mariés. Pendant ce temps, les frais de scolarité par an dans les universités publiques britanniques ont été multipliés par 3 (passant de 3 900 à 10 700 euros). Le Canada qui reste une colonie doit payer 50 millions de dollars canadiens par an pour soutenir la famille royale britannique ; pendant ce temps selon Statistique Canada, les frais d’inscription dans les universités canadiennes ont augmenté entre 1996 et 2002 par exemple dans la province de l’Ontario de 141% pour la faculté de droit, de 241% pour la médecine et de 315% en dentisterie. Et on peut bien se demander comment ils peuvent prétendre concurrencer la Chine sur les spécialités intellectuelles en pénalisant ainsi l’acquisition de ces connaissances pointues par leur jeunesse. La reine est plus importante.

En Afrique, à ce jour, aucun politicien africain n’a battu ces records d’incohérence, à n’importe quel niveau de la vie politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan. Pourquoi ceci ne serait-il pas valable pour le président libyen ? Mais pour avoir une idée de son bilan politique pour son pays, il faut juste se poser la question de savoir pourquoi il n’y a jamais un seul Libyen sur les trop nombreuses embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa. Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Mais aussi, si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays africain qui a le plus fort taux d’étrangers ?

Les ressortissants des É.-U., France, Grande-Bretagne…, se sentent-ils mieux au Qatar ou en Libye ? Et que dire du fait que le drapeau de la rébellion libyenne est celui de la royauté ? C’est comme si des rebelles français aujourd’hui brandissaient le drapeau des rois de France ; c’est-à-dire que les Occidentaux font la guerre en Libye pour la reporter en arrière de 43 ans, pour passer d’une république, fût-elle imparfaite, vers une royauté, pourvu que le nouveau roi soit docile, et que l’argent du pétrole remplisse les banques qu’on lui indiquera, il peut être sûr qu’on lui déroulera le tapis rouge partout en Occident.
(…)

5- Conclusion

L’ignorance est le vrai danger qui mine la jeunesse africaine et l’empêche d’avoir accès à une prise de conscience effective des défis qui l’attendent. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose. Car c’est parce que les populations seront conscientes de leur poids et de leur valeur qu’elles pourront attendre de leurs dirigeants des comportements plus rigoureux, plus respectueux de leurs intérêts. Dans l’ignorance, il n’y a point de conscientisation et chacun fait ce qu’il veut, puisque personne ne lui demande de rendre compte. Le système de manipulation des masses africaines par l’Occident a porté un coup dur au processus démocratique normal de l’Afrique, puisque l’alibi du complot des Blancs affranchit très vite, aux yeux du peuple, tous les débordements de leurs dirigeants. Ne pas subir cette manipulation est la garantie que les Africains sauront faire la part des choses entre les dirigeants valeureux et médiocres.

Il est venu pour nous le temps de dire « enough is enough », trop c’est trop. Mais pour le faire, il faut résoudre ce problème de la grande ignorance dans laquelle est trempée la majorité de nos frères et sœurs qui n’ont de jugement que le fruit de cette manœuvre d’infantilisation dont ils sont victimes. Ce que j’ai fait n’est, je l’espère, que le début de cette nouvelle bataille que chaque Africain doit maintenant mener. Ainsi, tous ensembles, nous devrons être capables d’exiger que la politique soit suffisamment exigeante pour servir finalement nos intérêts et non plus exclusivement ceux de l’Occident à l’opposé des nôtres.

+  Garoua : Top Model Sahel livre ses premiers mannequins

Nous sommes 1 milliard d’Africains. Nous devons être capables de mettre la pression sur nos dirigeants pour, d’une part, faire que l’Afrique devienne championne du monde du respect des droits naturels des êtres humains (hommes et femmes confondus) et, d’autre part, pour faire respecter nos intérêts dans tous les engagements internationaux que souvent nos hauts fonctionnaires ignorent malgré leurs multiples diplômes.
Il me plaît de conclure avec ces deux pensées :

  • A) « Les pays africains sont encouragés à la division afin que les puissances étrangères puissent asseoir leur domination. Il faut que l’Afrique s’unisse en un seul État comme les États-Unis d’Amérique, avec une seule armée, une seule économie, une seule monnaie. » Mouammar Kadhafi (adepte convaincu du panafricanisme de Marcus Garvey) – extrait de l’interview accordée à France24 et Radio France Internationale(RFI) le 6 juillet 2010.
  • B) « Les traîtres » de Marcus Garvey (17 août 1887, Saint Ann’s Bay, Jamaïque,10 juin 1940, Londres)
    « Dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères.

Nous non plus, membres de la race noire, ne sommes pas totalement à l’abri de ce genre de fléau. Si j’exprime le fond de ma pensée, je dirai même que nous en sommes affligés plus que toute autre race, parce que nous n’avons pas la formation et la préparation nécessaires pour occuper la place qui nous revient parmi les peuples et les nations du monde. Chez les autres races, le rôle du traître se limite en général à l’individu médiocre et irresponsable.

Les traîtres de la race noire, malheureusement, sont la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là mêmes qui s’arrogent le titre de leaders. De nos jours, en effet, tout individu ou presque qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis-leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1 000 dollars, ou 5 000 dollars par an de revenus pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes».

Nanti de ces avis, et d’une promesse de patronage, le leader noir ordinaire s’en va guider les masses infortunées. Il nous dit tout le bien possible de Mr Un tel, nous raconte combien nous avons de bons amis dans l’autre race, et assure que tout ira bien à condition qu’on s’en remette complètement à lui. Voici le genre de direction que nous subissons depuis un demi-siècle. Je ne vois là rien d’autre que perfidie et trahison de la pire espèce.

Si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Tant que nous ne serons pas établis en tant que nation de 400 millions d’hommes [en 1910], et que nous n’aurons pas fait comprendre à ceux qui se sont placés à notre tête que nous sommes mécontents et dégoûtés ; tant que nous n’aurons pas choisi nous-mêmes un leader envers qui nous remplirons nos engagements, nous serons incapables de sortir du bourbier de la dégradation et de nous élever vers la liberté, la prospérité et l’estime humaine ».

Marcus Garvey (père du concept du panafricanisme, Garvey était un intrépide combattant contre l’humiliation infligée à la population noire depuis 1500 ans d’esclavage arabe et européen). »

Jean-Paul Pougala
Genève le 25 mai 2011
—————–

Jean-Paul Pougala
Londres, le 9 Octobre 2018

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

5 × = 40