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1,3 milliards de tonnes d’aliments jetés en 2013 contre 813 millions d’affamés dans le monde.

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Le 15 Octobre journée internationale de l’alimentation

Plus que deux ans pour que la date butoire des objectifs du millénaire pour le développement soit atteinte et pourtant le fossé est encore si grand ! A l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’alimentation, l’heure est venue de faire un petit état des lieux. Le fait est frappant, comment se fait-il qu’avec près d’un milliard de personnes ayant faim, il se jette dans le même temps tout autant de nourriture sinon plus. Pour mieux comprendre ce paradoxe, il faudrait commencer par définir ce que c’est que des déchets et le gaspillage.
Le gaspillage alimentaire :
C’est le fait de jeter ou de supprimer des aliments encore comestibles. Le gaspillage alimentaire se produit tout au long de la chaîne d’approvisionnement, depuis le stade de la production agricole jusqu’à celui de la consommation, en passant par le stockage, la transformation, la distribution et la gestion. C’est un problème de société environnemental, économique et social. Les enjeux de la lutte contre ce gaspillage sont la lutte contre la faim dans le monde, la réduction de l’impact environnemental de l’alimentation, l’aide aux personnes les plus démunies, l’optimisation de l’agriculture…
Plus de 41 200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d’aliments par an, soit 1/3 de la production globale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. Le gaspillage alimentaire concerne les pays riches comme pauvres.Dans les pays les plus pauvres, une très grandes quantité de nourriture est perdue avant même d’avoir pu être consommée. En fonction du type de culture, de 15 à 35% des produits alimentaires sont perdus directement dans le champ. 10 à 15% supplémentaires sont perdus au cours de leur transformation, du transport et du stockage.
“Toutefois, avec la mort d’un enfant toutes les 6 secondes pour des problèmes liés à la malnutrition, la faim reste la plus grande tragédie et le plus grand scandale au monde”, affirme le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf. “C’est absolument inadmissible”.Sept pays : Bangladesh, Chine, République démocratique du Congo, Ethiopie, Inde, Indonésie et Pakistan, regroupent les deux tiers des affamés de la planète.
Un quart des pertes de produits alimentaires du monde actuel serait suffisant pour nourrir les 870 millions de personnes qui meurent de faim dans le monde.  « Environ un huitième (1/8) de la population mondiale souffrent encore de la faim », publie la FAO, Annual Report 2013. Numériquement parlant, seulement 25 pour cent de la nourriture qui est jetée ou annulés en raison du stockage défectueux ou endommagé pendant le transport pourrait donc couvrir facilement les pires pénuries alimentaires.
Plusieurs chiffres sont avancés (925 millions, 813 millions, 870 millions) mais les même tendances en découlent.Sur les 925 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, 98% vivent dans les pays en développement, soit 907 millions d’individus. Et, parmi ces derniers, 56% en moyenne selon le Programme Alimentaire nMondial sont des agriculteurs. Aussi, au total, plus de 508 millions d’agriculteurs dans les PED n’arrivent plus à se nourrir.C’est en Afrique subsaharienne que le pourcentage de personnes sous-alimentées demeure le plus élevé avec 239 millions de personnes en 2010, soit 30 %.
Trois raisons rendent ce chiffre très inquiétant :
Tout d’abord, parce que les agriculteurs constituent le socle de la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le monde. Sans agriculteurs, les objectifs fixés en termes de production agricole nécessaire pour garantir une alimentation suffisante face à une démographie croissante ne pourront pas être atteints.
Ensuite, parce que les pays dont les besoins sont les plus préoccupants, les PED, sont non seulement les plus touchés mais également ceux où la proportion d’agriculteurs qui souffrent de la faim est la plus grande.
Enfin, parce que la dynamique de libéralisation des marchés agricoles à l’œuvre dans le cadre de l’OMC risque de s’accompagner, selon divers scénarios prospectifs, d’une aggravation de la situation économique des agriculteurs, et plus particulièrement dans les Pays en voie de développement. Les chiffres d’affaires des agriculteurs Chinois ou Indiens pourraient en effet baisser de -20% à -40% à l’horizon 2023  et ceux d’Afrique subsaharienne de -40% à -70% sur la même période.
Aussi, si cette libéralisation s’opère sans une régulation appropriée, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde risque de s’accroître fortement, principalement dans les pays qui sont aujourd’hui les plus touchés. Cette tendance sera d’autant plus préoccupante qu’elle accélèrera la disparition des agriculteurs de ces régions, avec toutes les conséquences économiques, sociales et politiques qu’il est possible d’imaginer.
Il est donc indispensable d’initier une gouvernance mondiale de l’agriculture dont l’un des objectifs serait de réguler les prix des marchés agricoles internationaux de manière à prémunir les agriculteurs d’une volatilité excessive, non contrôlée et dévastatrice.
Le gaspillage a  pourtant des conséquences socio-économiques : il pèse sur le budget des ménages à hauteur de 530 euros par ménage et par an (en 2009 pour les Britanniques), Recul de la faim dans lemonde, qui reste néanmoinsà des niveaux inadmissibles. Il a aussi des conséquences environnementales: gaspillage d’eau, d’énergie, pollution des sols et eaux en engrais et pesticides utilisés en pure perte, augmentation du trafic routier et de la gestion des déchets, impact carbone direct (émission de gaz à effet de serre des déchets) et indirect.

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La rédaction de www.chateaunews.com

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