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Regardez les jeunes, ils vivent au rythme des Stars…Mais savent-ils seulement le prix à payer?

Il est aujourd’hui commode de voir les jeunes fringués, sapés et coiffés tels des stars. Copiant ce qu’ils voient à la télé et imitant les acteurs du show biz, nos jeunes vivent chacun dans sa bulle. Voir ces artistes improvisés dans les villes, donne à se poser des questions sur le modèle de la jeunesse. Ils fréquentent un type de milieu, arborent un style de vêtements, parlent d’une certaine manière, ont des habitudes particulière et adorent une vivre à l’image des autres qu’ils copient de façon systématique. C’est leur vie de star telle que définie par le code Hollywoodien. Emportés dans une «Starmania» qu’elle est seule capable de définir, la « news génération » marque sa rupture avec les habitudes traditionnelles.
Tout est bon pour faire la différence. C’est toujours bon de se « faire voir ». Ceux qui s’y attachent finissent par s’y perdre. Coiffure extra, vêtement provocateurs, boucle ici, collier là et ne parlons pas de la chaussure qui accompagne souvent ce cocktail molotov. La démarche à elle seul est souvent toute une gymnastique que les regards curieux ont du mal à suivre. Ceux qui jugent se perdent forcement dans la diversité des tendances. Beaucoup à regarder mais très peu à apprécier. A l’instar des Western, on se croirait dans une forme moderne de Texas où chacun veut se faire respecter. Cette vue panoramique de la starmania ne s’arrête pas là car le fait se complète par de multiples fantasmes plus insolites les uns que les autres, à la limite qui frisent le ridicule.
Les fêtes et grands événements sont des occasions exceptionnelles d’exhibitions. On y voit de toutes les tailles, de toutes les couleurs et de toutes les coupes. C’est le moment privilégié pour exposer sa nature et présenter ses dernières penchants et tant pis pour vous. Gare à ceux qui sont d’une certaine époque ou d’une certaine éducation rigoureuse. Les simplistes et autres marginaux s’apparentent alors à des brebis galeuses perdues au milieu des citoyens du nouveau monde. Pas question de lésiner sur les moyens quand il s’agit de se faire voir. « Je ne réfléchi pas deux fois quand j’ai envi de me faire plaisir. L’important c’est d’être à la mode… », déclarait Alvine. Les adeptes de cette vague de modernités conjuguent tous les verbes de la mode. « La tendance » disent ‘ils. Leurs désirs sont le reflet des affiches de star de télé oubliant que le visage présenté n’est que pure illusion.
Au pas des sortis d’industries, tous se ruent dans les boutiques ou sur les comptoirs de friperies. Tous les moyens sont bons pour rattraper la mode et les techniques utilisées sont autant astucieuses que pernicieuses. C’est du voyez-moi et allez dire. On sent à première vue que les stars sont dans la place. Chacun à son juste niveau (très souvent plus que son niveau) défend ses couleurs, justifie ses attributs et espère de fait accroitre sa côte de popularité. On joue à qui sera le plus regardé. Ça fringue chère, cause luxe, consomme exotique et discute vie de star. Dans ces circonstances, les aventuriers comprennent mieux pourquoi la vie de star n’est pas du chocolat. C’est bien de l’être mais difficile de le demeurer. Malheureusement la fièvre hollywoodienne ne cesse d’envahir la jeunesse africaine en ngénérale et camerounaise en particulier. Aujourd’hui comme Idéal les jeunes ont en tête les artistes et acteurs de cinéma; leurs références se limitent à des clichés mal connus (clips vidéo, film, politicien, sportifs, mannequins, gangsters, etc.).
Quand il s’agit de vanter et de vendre leurs produits, le marketing est de taille à rendre dingue. Selon proportion des bourses et les classes, les agents commerciaux savent quel mot placer. On entend des prophéties à la radio et matte des pubs à la télé qui traduisent le mal de paraitre qui domine le monde. Ils parlent pour convaincre, s’affichent avec pour donner le ton question de captiver plus d’attention. Les jeunes filles et garçons sont les cibles de prédilection. La cupidité et la rapacité dont le « gros cœur », pour emprunter une expression locale, qui les caractérise fait d’eux des victimes consacrées.
Le tout est de jouer sur une image, un logo, un nom voire même souvent le physique de la mascotte du produit. Rien n’est fait au hasard dans ce duel psychologique, conçu pour appâter les moins futés. En ça marche car les méthodes sont adaptées à la cible et constamment améliorées. Ici il s’agit de composer sans vergogne les synonymes « beau, luxe et prestige ». Et les jeunes tombent dans le panneau du consommateur séduit. Dans ce « marché de dupe » où formel et informel rivalisent, il y a de la place pour tout le monde et chacun trouve son compte qu’importe la qualité des produits.  
Le résumé de ce court métrage pour ceux qui l’observent de loin à travers les médias et le lisent entre les lignes est assez évocateur du syndrome de la starmania: Le show orchestré par les stars dans provoque des effets boule de neige chez les jeunes. Un piège du vouloir plaire et être admirer dans lequel ceux-ci tombent sans que plusieurs puissent en ressortir. A l’instar d’une drogue, la dépendance est très vite établie. La victime ne vit plus que pour être une « vitrine des stars ». Les marques se font du beurre sur le dos de la déperdition de cette jeunesse mondaine. Les américains l’avaient compris, d’où leur propension à vendre les rêves de star. Dans ce nuage d’illusion, les jeunes du continent trouvent une thérapie pour oublier la routine, le stress des galères et la laideur du quotidien. Mais la virée dans les nuages ne saurait s’éterniser. La réalité finie par nous rattraper. Alors restons lucide et soyons nous même.

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