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Ngaoundéré : 1ère édition du festival « CASES-PAROLES », une initiative au carrefour de l’oralité africaine

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L’art de conter honore la parole, c’est ce qu’ont eu l’occasion de vivre en live, en couleurs et en traditionsle publicde Ngaoundéré durantles 03 jours de ce festival culturel unique en son genre.

 
BadomoBeloko, Grand chevalier du mérite camerounais et Nyam Etienne

« Au commencement était la parole… » Voici l’idée qui entoure l’organisation du festival« Cases-Paroles » selon les proposde son directeur, l’artiste Dogo Badomo Beloko; « La parole est le début de toute chose…la case le cadre idéale de préservation des cultures» d’où le thème donné à cet événement qui se veut une tribune ouverte au savoir oralà travers la parole dans ses différentes déclinaisons. Du 30septembre au 02 octobre, les artistes, hommes de lettres, amateurs de langues et autres férus de culture se sont donnés rendez-vous au lieu dit Alliance franco-camerounaise de Ngaoundéré (AFCA)pour célébrer les bienfaits de la « Parole ». Au programme de cette manifestation patrimoniale: des contes, duthéâtre, des sketches, des proverbes, des devinettes,de la musique, des expositions d’art plastiqueet du divertissement servis en diverses langues locales. Badomo Beloko grand chevalier du mérite camerounais, épis d’or du Fenac 2008 à Maroua et artiste pluriel émérite a tenu par « Cases-Paroles » à promouvoir l’art de la communication oraledont il est passé maître au fil des brillantes étapes de sa carrière, « ce festival culturel original consacre une place de choix à la parole qui se révèle au centre de toute action ». Le partage de valeurs culturelles à travers les langues vernaculaires, les rites et traditions décryptés dans la profondeur des sagesses qu’elles recèlent dans chacune de leurs expressions usuelles étaient au centre de cette tribune orale.

Dans la bataille pour une revalorisation de nos cultures, l’initiative atypique de Badomo s’avère une des solutions pour transmettre aux futures générations nos richesses identitaires. Les participants à ce festival parlent d’un apport bénéfique. Aboubakar « Cases-paroles consacre une part belle à la sagesse de nos cultures transmises à travers la parole comme dans nos traditions orales». Mahmoudou «Les devinettes, de contes, des proverbes nous ramènent dans nos traditions». Djomo Alain « la culture c’est notre âme, c’est notre être, Cases-Paroles nous a enrichi par son aspect révélateur des cultures ancestrales». Les pédagogues y voient une possibilité d’apprentissage des jeunes. Autant que les adultes, ils ont besoin d’un retour aux sources. « Ce festival fait revivre l’oralité africaine, ressort la place de la parole dans la pédagogie actuelle pouvant améliorer les messages scientifiques ou moraux que nous transmettons aux élèves.» confessera Zénabou Bello inspectrice pédagogique des langues et cultures nationales.

Côté public, l’expérience se révèle pratique; Fadimatou Sadou est de ceux qui ont découvert le côté artistique destraditions orales « j’écoute souvent certaines expressions en langue mais sur les sagesses qu’elles renferment, je n’en savais que peu des proverbes Gbaya, Haoussa, Dii, Mboum etc.». L’orientation ndonné aux activités du festival permettra à plusieurs de retourner aux sources faisant comprendre au passage à l’assistance la place primordiale de nos traditions dans notre éducation. L’administration se réjouit de l’écho de la première édition. Nyam Etienne, Inspecteur aux archives à la délégation des arts et Cultures rappellera la sagesse d’un sage pour interpeller chacun à préserver le savoir oral. Comme le disait Hamadou Hampaté Bâ, « En Afrique un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle!». L’éclat de cette première rencontre des savoirs et tradition de chez-nous ne pouvait que soulager son promoteur. Le conteur Badomo Beloko revient sur ses fondements. « La parole joue un rôle fondamental dans nos cultures africaines… De plus on tend à perdre cette originalité qui fait notre authenticité, je pense que ce festival va éveiller l’attention et nous ramener à laraison ». Toute bonne Parole se traduisant en Acte, ainsi s’est donc refermé la première édition du festival « Cases-Paroles » qui laisse un goût d’inachevé que peut être viendra combler la prochaine salve de cette cure orale. Pourvu que Badomo Beloko et laParole tiennent bon !

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La rédaction de www.chateaunews.com

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