Culture Mode Le Bogolan, une découverte accidentelle !

Le Bogolan, une découverte accidentelle !

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Tissu traditionnel d’Afrique de l’ouest, le bogolan remonte à une époque reculée.

Tissu traditionnel d’Afrique de l’ouest, le bogolan remonte à une époque reculée. La légende veut que sa découverte fut accidentelle : une femme ayant taché son pagne teint au n’galama avec de la boue provenant du Niger a tenté en vain de le nettoyer, la boue avait teinté d’une manière indélébile son tissu, restait à reproduire cette réaction chimique.

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Un artiste!

L’origine du nom Bogolan vient du bambara : BOGO = argile, boue et LAN = avec, fait de.
Plusieurs ethnies perpétuent encore la technique du bogolan traditionnel, les Dogons, Les senoufos, les Malinkés et les Bambaras. Ce sont ces derniers qui réalisent nos Bogolans dans nos ateliers.
Si à l’origine, le bogolan avait une signification particulière en fonction des motifs représentés et des couleurs utilisées (des codifications précises, ainsi les tenues et motifs traditionnels vont prendre les fonctions et usages particuliers, tels motifs de pagne pour l’épouse, tel autre pour la jeune fille, pour le néo-circoncis, pour le chasseur, pour le mariage.) maintenant il est dans les pays occidentaux essentiellement décoratif.
Réservé aux femmes âgées autrefois, les hommes se sont initiés à ces techniques et sont devenus de véritables artistes, ils expriment leur créativité artistique mêlant traditions et graphismes esthétiques.
Mais si certaines créations paraissent « au goût du jour », la fabrication reste traditionnelle et artisanale. Ces nouveaux artistes sont en pleine évolution artistique et sur des bases de traditions ancestrales, ils détournent seulement l’usage du Bogolan : vêtements occidentaux, ameublement (rideaux, dessus de lit, sièges…)

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et si ce soir c’était bogolan plein la vue!
Il désigne à la fois le tissu et un style particulier de teinture. Commercialisé localement au Mali dans les années 1970, la production s’est intensifiée dans les années 1980, avec l’apparition de centres de production, comme à San ou à Ségou.C’est une toile plus ou moins épaisse en coton, filée et tissée sur place et d’une largeur variant de 5 centimètres à une douzaine (et plus maintenant) de centimètres et vendue en rouleaux. Ces bandes sont cousues bord à bord et à la main pour former des pièces de tissu de dimensions variables. Un tailleur peut ensuite découper un costume dans cette pièce avant que l’artiste en bogolan ne commence son travail. Le Bogolan est, probablement avec le tissu Kenté ou Kita, la technique de teinture de textile africaine la plus mondialement répandue.

Création : le dessin
Sur ce tissu préalablement teinté, l’artiste applique alors les dessins : motifs de la vie rurale ou urbaine africaine, de la nature, ainsi que les innombrables idéogrammes et formes géométriques. Ces scènes de la vie quotidienne africaine, ces idéogrammes sont réalisés le plus souvent à main levée (parfois au pochoir) avec des bâtonnets, des plumes, des spatules, des brosses. L’artiste applique alors de la boue provenant du Niger et fermentée dans une jarre, puis un lavage permet d’enlever l’excédent de boue et le séchage au soleil fixe les couleurs par réaction. L’intensité des couleurs est obtenue par la répétition des opérations, application de la boue, lavage et de nouveau séchage jusqu’à l’obtention de la couleur désirée.

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La rédaction de www.chateaunews.com

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