Culture Musique WAM KARA, divinement et spirituellement votre

WAM KARA, divinement et spirituellement votre

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Divine spirit c’est le nom de ce premier opus plutôt coloré

C’est à travers neuf (9) titres et un bonus instrumental, fruit de nombreuses années de fouille artistique que «Wam kara» débarque dans les Bacs. Le duo folklorique pratique la fusion de genres et le résultat est à la hauteur de la riche expérience de ces auteurs. Le projet se trouve profondément encré dans le concept « Djahaangal » littéralement le voyage en langue Peulh qui aura guidé sa création. Cette balade sahélienne, aux mélodies qui rappellent les griots dans leur savane natale aux herbes jaunes flétri, oui ce mélange justement dosé de percussions traditionnelles et d’instruments modernes qu’accompagnes des voix suaves pousse à décomposer son contenu. Entièrement enregistré et finalisé à Garoua, métropole de la région du Nord dans les studios Kirikou, la recette du label «Wam Kara Production» fait parler d’elle.
A la première écoute un parfum de vie se dégage, mais une vie auréolé du divine spirit qu’il contient. Si l’univers chaud et dorée du sahel s’ouvre à vous à travers la synthèse musicale néo- traditionnelle de Wam, c’est parce que Alfa Barry et ses compères dans cette aventure s’affirment comme des  gardiens d’une culture truffée d’originalités. Le son produit par le « Kara »,  jeu de calebasses de la femme peule est la cadence qui rythme la marche enthousiaste du Wam, déjà détenteur d’un épi d’or remporté en 2008 lors du festival national des arts et de la culture (FENAC) à Maroua.

Un tour sur les plages laisse apparaitre la démarche sociale soutenu par les compositeurs. Le 1er tube « Nane Fame », du groupe reprend le cri de détresse de la jeune fille du nord face au mariage forcé. L’amour version Wam s’écrit en note dans « Soynde » titre qui défend la cause des couples éloignés par la distance. La précarité qui mine le développement des fils du septentrion n’est de reste et se conte par « Talakaku », une chanson envouetante. « Si nous avons le don du talent, c’est bien grâce à Allah ». Le groupe Wam ne pouvait déroger à l’acte de louange envers Allah portée divinement par « Sei Lamou Halla » dans lequel les créateurs remercient le plus grand créateur de l’univers.

En défilant sur les plages vous découvrirez certainement « Danso », composition qui sensibilise sur les méfaits de la pandémie du siècle, le sida. Comment des gardiens des traditions musicales peulh ne pouvaient faire un clin d’œil fait à la femme, celle là qui à toujours été au cntre de la famille dans le septentrion. Leur courage est salué dans « Bourdouwa Talla », une musique parlante pour les femmes battantes du sahel notamment les vendeuses ambulantes. Dans « Waïnabé » hommage sera rendu au berger Bororo dont la témérité est légendaire.

Artiste sensibles et ouverts d’esprit, les membres de wam on fait de cet opus une apologie des faits sociaux. Le vécu quotidien est passé au filtre de leur inspiration. Le sahel, sa chaleur et ses valeurs, nos rossignoles du micro l’on divinement chanté. Le meilleur étant ntrès souvent réservé pour la fin, la passion commune des frères Wam Kara s’exprime sur le titre « Djarraba Bambou », qui  boucle l’album. Le Nord Cameroun est mis en exergue dans cette aventure symphonique et harmonique de version divine spirit. Bien dosé, la musique de Wam Kara traversera les barrières culturelles.

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La rédaction de www.chateaunews.com

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