Dossier Chronique L’eau et les latrines manquent dans les écoles primaires

L’eau et les latrines manquent dans les écoles primaires

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L’absence d’eau et de latrines dans les établissements publics provoque la prolifération des maladies liées au manque d’hygiène.

« Boire de l’eau et se mettre à l’aise », voila qui fait réfléchir plus d’un enfant dans la plus part des établissements public d’enseignement primaire. Étancher sa soif est l’une des difficultés les plus récurrentes dans nos établissements. Les salles de classes et autres infrastructures ne disposant pas très souvent de solution pour l’eau. Conséquence, les enfants s’abreuvent comme ils le peuvent. L’eau souvent proposée et consommée n’est pas toujours de bonne qualité. L’eau ne sert pas que pour boire, se laver les mains, nettoyer les aliments, elle est aussi utile pour l’hygiène et la salubrité. A côté, on ne peut évoquer le problème d’hygiène sans citer la nécessité pour les établissements de disposer de Latrine fonctionnelles. Sur ce plan, seuls les établissements bien nantis jouissent de ce privilège de la modernité. Même les simples fosses traditionnelles ne sont pas creusées pour palier à l’habitude traditionnelle des enfants de déféquer dans la nature. Une solution de fortune qui est source de prolifération de maladies.
L’eau potable est une denrée rare dans la plus part des établissements primaires de la région. Même les établissements parfois mieux nantis n’y échappent pas. A l’école primaire de Tiket sur l’axe de Tibati, les enfants boivent l’eau d’un cours d’eau, impropre à la consommation. Le Problème semble se généraliser, étant donné l’absence du réseau d’eau de la camerounaise des eaux du Cameroun (CDE) dans certaines quartiers et localités. Les établissements crées parfois à la suite de décrets et à la va vite ne bénéficient pas toujours des facilités pour leurs fonctionnement efficient. L’accès à l’eau potable qui n’est pas chose aisée en zone urbaine mais surtout rurale provoque des conséquences à la chaine. « L’eau est la principale cause de maladie chez nos enfants. Nous n’avons pas de source d’eau potable à les proposer, pas de forage à proximité » déclare le directeur de l’école de Baladji II.
Les habitudes ayant la peau dure, parfois lorsque la disponibilité y est, l’attitude répond aux abonnés absents. L’école publique de Djackbol illustre ce cas de figure, les latrines existent certes, mais les élèves préfèrent le gazon du marécage attiré par la fraicheur que procurent les herbes. Les solutions ont pourtant été prises pour que les choses s’améliorent. Dans la plus part des cas, deux freins à main constitue l’obstacle au bien être des élèves. La longueur des procédures vient en tête à causes des différentes étapes à suivre au niveau administratif. L’absence de ressources suffisantes compte aussi parmi le lot quotidien de ces écoles car lorsque les associations de parents d’élèves (APE) veulent bien palier à ces réalités, elle constate des casses vides. Le fait est que a majorité des établissements primaires sont mal nantis et l’environnement socioéconomique de favorise pas les choses. Sombre est le tableau mais c’est la réalité que vivent les enfants dans nos écoles.

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La rédaction de www.chateaunews.com
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