Dossier Tapis Rouge Mohamadou Nourouddini dit El Dini l’infatigable

Mohamadou Nourouddini dit El Dini l’infatigable

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Il est comédien, metteur en scène et promoteur de projets culturels fédérateurs.

« Je suis plus un créateur de spectacle qu’un acteur de théâtre ou artiste car je préfère entreprendre des initiatives fédératrices de talents pour encourager les autres », ainsi se présente l’homme. Lui s’est Mohamadou Nourouddini.di El Dini. Son arrivé dans le milieu du théâtre est un concours de circonstances. Dans sa tendre enfance, il avait tant aimé le football qu’il aspirait à une carrière professionnelle. C’est à la suite d’une blessure au genou droit, ne pouvant plus pratiquer ce sport, qu’il se tourne vers d’autre passion. Son chemin croise alors celui de certains professionnels du théâtre qui l’encourage au vu de ces atouts à embrasser ce domaine d’expression. Tous commencent en 1998, lorsque l’Alliance Française de Ngaoundéré lance une formation en théâtre dirigée par le grand José Pliya et qu’il saisit sa chance. De la démarre une belle aventure entre spectacles, tournées, récompenses et tournage. L’Art de plaire, procurer la joie et faire rire illumine sa nouvelle vie d’artiste.
Très vite, Mohamadou Nourouddini passe maître dans l’art de car jouer avec son public et le combler. Le Théatre devient pour lui une vocation qui transforme son destin. A partir de là certaine opportunité s’offre à lui en occurrence dans le 7ème Art. Il travail sur plusieurs productions. « Maniaque-Manioc » (la gourmandise) en 2002 de Christophe de borgne, « L’héritage perdu de Christian » Lara en 2006, « DjondéDouniya » et « Soureya » de LaminouTilimdo en 2008 et 2010, illustre bien cette incursion dans le cinéma. Mais d’où lui vient ce talent ? « Je n’ai pas de secret sinon celui commun de se donner à fond dans ses œuvres ! », réplique t-il en lâchant le sourire. Travaillez pour relever l’art et sortir la culture de la baisse de niveau actuelle. Engagé à développer le potentiel de la jeunesse afin qu’’elle puisse s’exprimer de belle manière, il fonde avec des camarades la troupe « Danata théâtre ». Parce qu’il croit en l’Art et se donne les moyens de faire rayonner son talent, il est resté malgré ses responsabilités socioprofessionnelles un acteur productif du théatre camerounais.

Le tournant décisif
La trajectoire de sa carrière change définitivement en 2000 avec un sacre régional dans le domaine. Le prix du Meilleur comédien qu’il obtient tue le doute qui existait encore en lui, libérant au passage son esprit de créativité. La participation au festival de N’Djamena, où les artistes de Ngaoundéré font sensation, quelque mois après le met résolument en confiance. Nantis d’une formation à l’école de José Pliya, il va côtoyer les icônes du théatre tels que Jacobin Yarro et le talentueux Essindi Minja de regretté mémoire qui forgeront davantage son potentiel artistique.
« Le théâtre est le socle de la scène. C’est la base de formation pour être un bon acteur.Les hommes de théâtre sont plus aptes dans le cinéma que quiconque », dit-il pour justifier ses nombreuses sollicitations sur les plateaux. Ayant maitrisé l’art de la scène, il se forge un nprofil d’acteur qui accroit sa notoriété au plan national et international. Humoristes inspiré, il crée des pièces, participe à la mise en scène d’autres et anime des ateliers pour partager son art avec les jeunes pratiquants.

La troupe DANATA Théâtre
Danata signifie,«Une personne éveillée» en Fulfulde selon ses explications. Cette compagnie de théatre créée avec des amis visait deux buts : s’exprimer et former des jeunes talents pour les rendre productif mieux prolifiques. Danata est pour El Dini le laboratoire de mise en scène des idées qui viennent à l’esprit. Un lieu d’inspiration qui permet d’améliorer les performances artistiques des membres. L’entité créative et dynamique s’illustre d’ailleurs par de belles productions. Le groupe constitué d’une quinzaine de membres compte plusieurs créations à son actif. Le dernier spectacle date de 2011 et s’intitule « les fous illuminés » (AbrasseAfine) de Vandar Darsouma et bien avant en 2010 il y avait « La parenthèse de sang » de William Sassine, une production de Maturité, la troupe de l’université de Ngaoundéré. Sans verser dans la suffisance, El Dini et ses acolytes continuent  de travailler sur de nouvelles pièces.

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La rédaction de www.chateaunews.com

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