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L’homme fort de la commune de Mora 33 ans préfère son fauteuil de maire à celui de la chambre haute.

Le fait insolite ne pas surprenant pour qui connait Abba Boukar, cet octogénaire dit le tout puissant. L’inamovible et intraitable homme politique du Mayo-Sava n’en fait toujours qu’à sa tête. Il veut démissionner du sénat, d’après les informations qui circulent. L «ancien» de la commune de Mora ne voudrait donc pas céder la place de « sa » mairie. Comme qui dirait, « tant que je vivrais, je ne serais jamais ancien maire ». La phrase n’est que bien familière dans la région des extrêmes. Abba Boukar qui gère la mairie de Mora depuis 33 ans ne compte pas lâcher son fauteuil. Pour se maintenir, celui surnommé « Jacques Chirac » pour sa longévité use de tous les stratagèmes. On lui reproche d’ailleurs d’avoir « séquestré » les dossiers d’investiture des conseillers pour les dernières municipales.
El Hadj Abba Boukar, sénateur depuis les élections du 14 avril 2013 était candidat à sa propre succession aux municipales du 30 septembre pour la mairie de Mora. Réélu, il préférerait démissionner de la chambre haute du parlement pour conserver de son statut préféré. La loi est pourtant claire sur le non-cumul des mandats, pourtant le tout puissant l’a enfreinte. Certains disent qu’il compte passer la main au cours du mandat à des proches. Ses détracteurs ne voient pas Abba Boukar abandonner la commune. Déjà qu’il a saboté la passation de témoin entre son 1er adjoint Kamssouloum Abdoulkader supposé prendre les rênes selon la notifiée du Minadt au préfet du Mayo-Sava, Albert Friki et lui le 31 juillet 2013. L’autre fait est qu’il ne porte aucun intérêt au sénat pour la déception essuyée lors de la mise sur pied du bureau. N’avoir pas de poste pour le « rococo politique » qu’il est un échec qu’il ne peut digérer si au sein du parlement.
Il convient toutefois de souligner qu’au sein de la population de Mora, et même de l’élite Rdpc locale, le « tout puissant » Abba Boukar ne fait plus l’unanimité. Depuis déjà quelques années, il lui est reproché une « gestion obscure », qui freine le développement de cette localité. Au rang des problèmes majeurs soulevés ici figurent en bonne place l’absence totale des routes bitumées, la non-maîtrise l’eau, le manque d’infrastructures hôtelières entre autres. Une ville pourtant fortement politisée. Pour l’heure, la commune de Mora reste sous les feux des projecteurs.

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