Dossier Chronique Ces peuls qui font honte…

Ces peuls qui font honte…

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Le changement social et la modernité affecte la culture peul telle que connu par nous africain.

Le vent de la modernité souffle et fait des ravages au sein de la communauté peul du Cameroun. Ils sont nombreux ces fils peul qui ne reflètent plus leurs culture. Homme comme femme, mais surtout les jeunes succombent de plus en plus à la tentation de voir ailleurs. L’amour du différent, la curiosité et surtout la cupidité corrompt les esprits faibles. La tranche d’âge 10-25 ans est de cette génération est fortement affectée par ce changement social. Pendant que les drogues détruisent les fils peuls, la prostitution dévalorise la belle fille bororo. Pour bénéficier des plaisirs de ce monde, la fille peul s’accroche aujourd’hui à la facilité. Elles sont nombreuses ces petites filles, parfois fillettes à arpenter les rues des quartiers chauds (Baladji, Joli soir) dès la tombée de la nuit pour s’adonner au vieux métier du monde. Les garçons n’échappent pas à cette tentation de la facilité. Ils sont agresseurs, brigands, gangsters et coupeurs de route. Le commissaire centrale de la ville de Ngaoundéré fessait déjà remarqué que 2/3 des prévenus arrêté sont des fils de la région parmi lesquelles se coptent nos enfants peuls.
Trois raisons sont vectrices de cette dérive actuellement constatée. La première cause est manque d’instruction qui demeure une réalité malgré l’évolution. Sans avenir dans les professions d’Etat et dans les entreprises, ils se sentent obligés d’embrasser la délinquance. Pas d’école, encore moins de technicité ils ne sont pas des bons candidats pour les entreprises. Sans niveau de base, plusieurs ne peuvent accéder à des formations capacitantes, accélérées ou rapides. Pas possible d’être intégré dans les centres de formation technique et professionnalisantes telle les centres de promotion de la femme, les centres de jeunesse ou ceux ouverts par des promoteurs privés. Il faut au minimum le CEP ou le BEP pour suivre les enseignements, ce que plusieurs peuhls ne peuvent présenter. Incapable de se former ou de compléter leurs connaissances en vu de développer des compétences pointues faute de niveau, il se jette dans les secteurs classique (téléphonie, petit commerce, moto taxi, taxi, conducteur de car et de camion, etc.) qui recrutent la majeurs partie de ces fils peuls avee tous les risques que cela comporte.
L’esprit de paresse est à inscrire au deuxième rang du tableau des facteurs de cette dérive sociale. Le goût de la facilité qui gangrène dans cette communauté plonge les enfants dans les sentiers périlleux. Il est difficile qu’importe l’ingéniosité de s’en sortir si l’on ne fait pas preuve d’un certain degré de détermination. L’amour du travail est ce qui manque très souvent à nos frères peuls qui s’accrochent à l’oisiveté. Pour qui est curieux, verra des groupuscules réunis sur des vérandas, sous des arbres et en bordure de route pour taper les divers à longueur de journées. Une habitude hérité des parents mais qui ne cadre plus avec les contraintes économiques, exigences de compétitivité et incertitudes de cette époque. Dans ce gaspillage d’un précieux de temps et d’énergie, les jeunes s’adonnent à la consommation des stupéfiants, la sexualité précoce et la délinquance. Le phénomène prend de l’ampleur et se vie au lendemain des fêtes par un envahissement des rues par des fêtards prématurés qui veillent jusqu’à des heures tardives des jours durant. Malgré les injonctions des autorités traditionnelles et religieuses garant de l’ordre au sein des communautés, nos enfants tardent à adopter des saines habitudes devant favoriser leurs succès.
Au troisième niveau, relevons le phénomène d’exode rural. Ce phénomène est dorénavant ressenti dans les villes proches des villages de peul. La zone de Meiganga en est en proie au flux des peul sortis des brousses voisines et de la Centrafrique en conflit. La ville est actuellement envahie par des jeunes peuls dont mettent pour la première fois pied dans une cité moderne. Ceux-ci abandonnent troupeaux, propriétés et familles pour s’installer en ville. A bien observer on dirait des insectes attirés par la lumière d’une lampe puisque plusieurs ne disposent d’aucun atout pour affronter les dures réalités de la ville. Très vite, on les retrouve dans les situations compliquées, les choses difficiles à expliquer, parfois à la limite de l’acceptable. La vie en ville étant truffée d’obstacles, les filles se prostituent, les femmes découches, les hommes s’adonnent aux drogues tandis que les jeunes se découvrent d’autres passions. Autant de facteurs qui s’acharnent sur la communauté peul qui n’a pour seule arme que la religion dont les lignes du coran deviennent floues lorsque l’esprit se perverti. Face à tout cela les élites multiplient les campagnes de sensibilisation. Conscient du danger, les parents ont tronqué les discours rigoureux contre les causeries éducatives à l’effet d’un changement de comportement des enfants devenus accros des plaisirs du monde. Heureusement il en demeure qui font honneur à la culture peul. Ces bons bergers, commerçants prospères et surtout nos princesse pouloh timides et vertueuses.

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La rédaction de www.chateaunews.com

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