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Joseph Banen est artiste peintre, propriétaire d’un atelier situé à Mokolo, à Yaoundé. Ce n’est pas facile de vivre de sa passion. Raison pour laquelle il a mis en place un atelier de sérigraphie :  « J’ai mis en place un atelier de sérigraphie où je me débrouille pour gagner de l’argent et pouvoir  payer mes factures d’électricité, d’eau, mon loyer », explique l’artiste.
L’artiste  a pleinement raison car, « au Cameroun quand on parle de l’art, cela renvoie directement à la musique », lance-t-il. Cet état d’esprit fait que les artistes peintres des oubliés.
Mais cette situation est en passe de changer, «le gouvernement a déjà créé quelques écoles de Beaux-arts qui contribuent à vulgariser la peinture». Cela permet un échange entre les artistes autodidactes et les produits de ces écoles. Ce qui contribue à consolider les travaux des uns et des autres.
L’artiste revient du salon des Bayam Sallam où une de ses œuvres a été acquise et remise à titre de cadeau par les organisatrices au PDG de la chaîne de télévision privée Canal 2 International.
J Banen, comme il signe ses toiles, regrette pourtant la disparition des occasions d’exposition tels le concours de peinture de l’Ambassade d’Espagne ou les expositions au Hilton Hôtel.  Il se souvient de la Galerie Moyo et bien d’autres structures qui œuvraient à la promotion de la peinture.
Malgré cette absence de cadre de promotion des arts plastiques notre plasticien ne démord pas ; « On pratique l’art parce qu’il s’agit d’une passion. On a l’impression qu’il y a un feu qui boue en nous et qu’on est obligé d’évacuer».
Et la clientèle ne manque pas, « c’est très difficile pour moi de dire où se trouve telle ou telle œuvre. Je connais les titres de mes œuvres, mais je ne connais pas où elles s’en vont. Ce que je sais par contre, c’est que 80 pour cent de mes tableaux sortent du pays. Il y a quelques jours, le 9 décembre exactement j’ai accompagné quelqu’un à l’aéroport prendre l’avion avec un de mes tableau : vers un rêve commun ».

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