Culture Littérature Calixthe Beyala pisse sur la tombe de Moussa Konaté

Calixthe Beyala pisse sur la tombe de Moussa Konaté

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L’écrivain malien Moussa Konaté s’est éteint de mort naturelle à l’âge de 62 ans, samedi 30 décembre, à son domicile à Limoges, dans le centre de la France où il vivait depuis 1999.

L’Afrique a perdu une de ses plumes les plus étincelantes. L’écrivain malien Moussa Konaté est mort en France. C’est le moment que choisit l’ancienne plagiaire, la compatriote camerounaise de Dieudonné (elle veut le concurrencer sur le créneau de la haine lucrative), pour railler la disparition de quelqu’un, a priori, si difficile de détester.

Calixthe Beyala veut, à partir du cimetière de son existence d’écrivaine, reconquérir une gloire perdue et gagner des titres improbables à la tête de le Francophonie. Cette Francophonie que des “traîtres” comme Léopold Sedar Senghor, pour emprunter à son lexique, ont contribué à créer.

Pour engranger le maximum de “j’aime”, elle sponsorise des publications dégoulinant de haine sur Facebook. Les principales dividendes qu’elle en attend, c’est le nombre de partages à l’aune duquel elle peut encore mesurer la pertinence de sa présence sur terre.

Comment la France a-t-elle pu nourrir un tel monstre ?

Se rit-on des morts là d’où elle vient (Cameroun) et où elle vit (France)? Comment peut-on reprocher à un artiste d’être mort pauvre: est-ce au nombre de villas qu’il laisse ou alors à la valeur de son oeuvre littéraire que l’on doit juger un écrivain?

Cette femme ne fait pas honneur à l’Afrique dont elle se veut le héraut. Elle est tout entière dans cette publication outrageante pour la famille du défunt: vaine et superficielle.

Cela doit être du mépris, pour celle qui évoque son très controversé Grand prix du roman quand on lui parle du Prix Femina de Léonora Miano. La misère de son petit esprit continuera de contrecarrer son rêve d’accession et de puissance à la tête de l’OIF. Elle a amplement mérité, pour y avoir activement travaillé, sa disgrâce auprès de l’élite intellectuelle française et le silence presque concerté des médias dominants à son égard. Une telle fin, pour quelqu’un non absolument dénié de talent, est infiniment plus triste que celle de Moussa Konaté, qui serait mort démuni.

Mais Moussa Konaté était-il obsédé par l’argent et la survente de ses livres? Alessandro de Santis, un éditeur italien m’a écrit en 2011, pour que je l’aide à trouver le contact de cet écrivain qu’il voulait traduire. Je n’avais jamais entendu parler de l’auteur par le passé, tout intéressé que je fusse par la littérature d’origine africaine. C’est dire s’il était discret. J’ai donc à cette occasion, uniquement par ses livres et ses interviewes, fait la connaissance d’un sage au sens le plus africain du terme. Il est du petit nombre de ceux qui tirent l’Afrique par le haut, du même niveau que Ahmadou Kourouma.


Sans grâce ni intelligence, elle se fait l’opinion de ceux qui n’ont pas d’opinions

L’Afrique n’est pas en guerre contre la France, mais contre elle-même. Chacun en Afrique, chaque puissance étrangère y va de ses petits intérêts. C’est aux Africains de poser les limites aux abus dont leur continent se rend victime… Au reste dans ce noble combat pour l’émancipation du continent, il n’y aura jamais unanimité sur la compréhension et sur les modalités de l’action.

On peut tout à fait aimer ce continent et refuser d’être panafricain, tant du moins que n’existe pas la Panafrique. On doit pouvoir rompre librement avec son origine sans être insulté dans des hôpitaux où l’on se moque de la charité.

On peut être africain et aimer et servir la France. Depuis les temps de l’esclavage et la colonisation jusqu’aux pitreries de la françafrique, les Africains ont toujours joué une part active dans leur propre drame.

Calixthe Beyala est loin d’avoir le monopole de l’amour de cette Afrique. Si elle l’aime tant que ça, elle devrait aller y vivre et ramener au passage Dieudonné qui réussira peut-être à nous chasser Biya à coup de “hahahahahahaha” en plein cœur!

Personne ne demande à la fille aînée de la littérature camerounaise que revigore sa peur de l’oubli de partager le chagrin de ceux qui ont aimé Moussa Konaté. Mais quel besoin a-t-elle eu de sponsoriser une publication aussi nauséabonde, qu’elle nous oblige à aller chercher au ras de l’ordure.

Dieudonné fait de l’humour, ça se défend difficilement, mais c’est sa position. Elle, elle fait quoi là, qui ne tombe pas sous le coup de la loi, mais afflige, indigne, révolte, et outrage en un seul mot (“conneries”) Mabanckou, Konaté, des centaines d’écrivains au moins aussi doués qu’elle et les centaines de milliers de visiteurs qui contribuent à faire vivre le Festival Étonnants Voyageurs?

CALIXTHE BEYALA post facebook
Je viens d’apprendre la mort d’un écrivain africain vivant en France depuis des années. Je ne dirai pas son nom. Pourquoi ne suis-je donc pas triste ? Il n’a jamais dit un seul mot lorsqu’on a bombardé l’Afrique ! Il n’a jamais dit un mot pour dénoncer la condition des noirs en France. Il a toujours été du bon côté ! il a été un bon nègre qui rend service ! Pourquoi ne suis-je donc pas triste d’apprendre qu’il est mort, moi qui suis si sensible ? En outre, ils disent dans la presse qu’il est mort triste et démuni ! Qu’il n’avait presque plus rien à bouffer ! Et ça m’a fait sourire. Suis-je donc si froide et rancunière ? Il était toujours avec la troupe qui s’en allait brader l’Afrique dans les conférences en Afrique, avec leurs étonnants voyageurs et conneries ! Je n’ai pas compris pourquoi il est mort si pauvre ! Je croyais que le maître payait bien les traitres ! Ah, maintenant je me souviens : Rome ne paie et ne remercie jamais les traîtres ! ÇA TOUS LES AFRICAINS DOIVENT MAINTENANT LE SAVOIR !

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La rédaction de www.chateaunews.com

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