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« La fantasia est à la fois impressionnante et stupéfiante pour toute la riche culturelle véhiculée. D’autres peuples envient cette richesse et nous on n’en fait rien d’utile et rentable. »
Pélagie, tu es une critique de cinéma active, donnes-nous l’apport de ce domaine d’art pour notre société ?
De manière générale, je dirais apporter un regard croisé objectif sur ce qui se fait et se dit. Le Critique à pour devoir d’analyser ce qui se fait pour faire des suggestions constructives d’une société juste et compétitive. Dans le domaine du Cinéma, l’enjeu est de faire comprendre au publique l’utilité de la critique dans l’amélioration de l’art et le renforcement de la qualité des productions. C’est une contribution de fond qui peine toujours à être bien perçu des cinéastes qui pense qu’elle vient salir, détruire leurs efforts, tout au contraire le critique ressort ce qui a été négligé, oublié, ou mal fait pour susciter des améliorations futures.
Tu viens d’assister à ta première fantasia, un grand honneur fait au Lamido, quel regard jettes-tu sur cette manifestation folklorique assez originale ?
C’est très impressionnant car c’est un grand moment de célébration de la culture peuhle. C’est un moment où en apprécient la majestie, la puissance, le pouvoir que possède le lamidat de Ngaoundéré. Je n’avais pas encore assisté à une Fantasia et je me rends compte que ce qui se disait autour est vrai. C’est de la pure culture sahélienne, une originalité brute qui mérite d’être mieux valorisée. Celui qui assiste à un tel événement s’en retournera forcement avec un plus.
Le coup de griffe de la critique que t’es sur cet aspect culturel ?
Que dire, la fantasia est bien sûr un grand moment de culture mais il y un côté exagéré dans cette tradition. Vraiment c’est embêtant à la fois de voir qu’on vénère autant un homme. Personnellement et humainement je suis souvent mal à laisse avec toute culture qui célèbre un être humain à une dimension proche du céleste. Cela me laisse un goût de stupéfaction car je ne savais pas qu’en ces temps moderne une autorité traditionnelle pouvait encore avoir autant de pouvoir ses sujets traduite par toute cette allégeance. Certes le Lamido est un roi, il est le guide de sa communauté mais on ne devrait pas autant le rapprocher de Dieu.
La substance qui peut en être tirée pour la culture Camerounaise ?
C’est une culture très riche mais ce qu’on regrette et continu de déplorer, c’est qu’elle n’est pas valorisée à la hauteur de ses potentialité. Les valeurs que véhiculent de telles richesses auraient pu servir à renforcer l’image culturelle du Cameroun à l’extérieur. Bien exploitée, la fantasia peut améliorer l’industrie culturelle nationale. Il faudrait qu’on cesse d’en faire des événements ponctuels pour partager cette originalité avec la communauté internationale. Rien n’est fait pour que ce soit vendable car c’est quelle chose qui peut contribuer au développement du Cameroun en termes de tourisme, histoire, de cinéma, etc.
Que dire de ceux qui pensent que nos culture son morte ?
Je peux les comprendre du fait que ces personnes souffrent de voir que rien n’est fait du côté de l’Etat ou du privé pour valoriser tout ça. Il faut garder espoir même comme dans les prochaines décennies si rien n’est fait, nos cultures vont disparaitre. Nous devons rester positif, se dire qu’il y a des initiatives, des motivations qui vont naitre pour corriger tous ces manquement et place la culture au centre de notre développement. Il est important dans un premier temps de revivifier notre culture, de la sauvegarder et faire en sorte que les générations à venir puissent également en bénéficier. Dans un 2ème temps faire en sorte qu’elle soit utile aux jeunes. La commercialiser dans un troisième temps pour qu’elle soit rentable car nous semblons malheureusement ne pas vouloir capitaliser ce secteur.

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