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Après la diffusion par France 24 d’un documentaire sur l’homosexualité incriminant le Cameroun de pays homophobe, le gouvernement dénonce une campagne de dénigrement.

L’histoire ne date en réalité pas d’aujourd’hui. Il s’agit tout simplement de la suite d’un combat enclenché il y a de cela quelques années ; combat visant la légalisation de l’homosexualité au pays de Paul BIYA. Le documentaire diffusé cette semaine sur la chaine de télévision France 24 témoigne à coup sûr la pérennité de cet engagement. Le Cameroun y est présenté comme un pays homophobe. Pour agrémenter ce documentaire, il n’y avait pas mieux que donner la parole à Me Alice KOM, l’avocate qui défend le droit des homosexuels au Cameroun.
Bien avant, on se souvient à l’époque où Henry EYEBE AYISSI occupait le poste de Ministre des Relations Extérieures ; celui-ci avait opposé une résistance farouche face à cette proposition, ce qui lui avait valu une crédibilité et des ovations au sein de la population. Après le MINREX de l’époque, le président Paul BIYA lui-même, n’a pas échappé à cette interrogation sur les perrons de l’Elysée à Paris en France. A la question de la presse française, le chef de l’Etat camerounais a signalé que bien avant son accession à la magistrature suprême, le code pénal camerounais condamnait déjà cette pratique qui va à l’encontre des lois coranique et biblique.
Même-si Paul BIYA  a mentionné à la suite de ses propos dans cette interview que « les mentalités évoluent », on constate que le chef de l’Etat n’entend pas céder à la pression. La mort du journaliste homosexuel Eric Ohena Lembembe des suites d’un assassinat à Yaoundé a également fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le Ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary lors d’une conférence de presse tenue pour la circonstance, avait dénoncé avec énergie l’attitude des médias français qui s’étaient accaparé avec gourmandise de l’affaire pour faire croire  au monde entier que les homosexuels vivent dans l’insécurité au Cameroun. Le MINCOM camerounais avait tout de même rappelé qu’à Yaoundé la capitale politique du Cameroun, les homosexuels vivent en toute liberté, bien que le code pénal camerounais interdise cette pratique.
Le Pr Jean Emmanuel PONDI, Secrétaire Général de l’Université de Yaoundé 1 par ailleurs chef du département de politique internationale à l’IRIC( Institut des Relations Internationales du Cameroun) à son tour interrogé en avril 2013 sur les ondes de la Radio-campus de l’Université de N’Gaoundéré y a tenu des propos péremptoires qui témoignent son opposition pour l’adoption de cette pratique : « C’est catastrophique… on veut nous habiller cela par des euphémismes en disant mariage pour tous, mais il faut qu’ils comprennent qu’on ne veut pas de ça » avait-il affirmé.
Autant de témoignages des « grosses-têtes » de la République qui montrent que la pratique de l’homosexualité et partant sa légalisation  n’est pas accueillie favorablement par la majorité des populations camerounaises. Mais le pays de François HOLLANDE maintient sa pression. Certains s’accordent à dire que même-si le monde est en pleine mutation, certaines pratiques demeurent inacceptables.
                                  

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