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Mont N'Gaoundéré
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En langue Mboum, « N’Gaoundéré » signifie « la montagne du nombril » en référence au rocher qui surplombe la montagne, donne son nom à la ville et constitue son symbole.

N’Gaoundéré, dans son orthographe originelle, est le chef-lieu de la région de l’Adamaoua. La capitale régionale de la région de l’Adamaoua doit son nom à la “montagne du nombril”, plus connu sous l’appellation “mont Ngaoundéré”. Cette ville du Cameroun se situe sur un plateau de plus de 1200 mètres d’altitude. Sa position-carrefour fait d’elle la transition entre le Nord et le Sud du pays. Sa population cosmopolite retrace l’histoire des conquêtes peules du XIXème siècle et des guerres coloniales de positionnement. Terre d’accueil au sol fertile, N’Gaoundéré apprend-t-on a connu pour premier occupants le peuple Mboum. Ces derniers furent vaincus et convertis par les guerriers fulbés venus du Nigéria pour étendre l’empire musulman.

Haut lieu d’échanges de produits et de transit de bétail, la ville est en profonde mutation.  La capitale régionale de l’Adamaoua ou “la montagne du nombril” comme on l’appelle ici est un paradis touristique et pittoresque. Terre de brassage de peuples et cultures, N’Gaoundéré est le lieu de rencontre et de chute de cultures diverses. De son climat tempéré et sa savane arborée, la ville doit son charme à ses variations temps et températures irrégulières. Le visiteur pourra facilement trouver distraction entre la chaleur humaine et la nature. De son harmonieux mélange flore et faune, la ville cache des merveilles naturelles uniques au monde. Les parcs nationaux de la Bénoué, du Faro et de Boubandjidah à proximité ainsi que les réserves du Buffle noir sont autant d’escales de safari offertes.

La ville, traditionnellement, est organisée autour d’une chefferie peule appelée lamidat dirigé par un chef spirituel et temporel appelé lamido. Les habitants de la ville constituent une mosaïque humaine laïque que sont les musulmans, catholiques, protestants luthériens et quelques religions traditionnelles. La ville est marquée par de nombreuses mosquées. Généralement, toutes les chefferies comptent des grandes mosquées du vendredi, jour de la grande prière, construite à l’entrée de leur cour. Les jours de fêtes musulmanes sont des occasions d’exhibition du folklore local. À l’occasion comme lors de grandes circonstances, notamment de visite importante, les sujets de la cour du lamido exécutent une parade rituelle. Hérité des guerriers farouches, la “fantasia” est un magnifique spectacle donné par des cavaliers sur leurs chevaux, qui relate l’attachement au Lamido, grand chef spirituel.

La carte ethnique se constitue principalement de Mboum et Foulbés. Les deux constituent les groupes sociaux les plus importants. La langue vernaculaire de référence est le fulfulde (prononcé en français foulfouldé). Les instabilités des saisons qui varient brusquement des sèches aux pluvieuses transforment souvent les vents du nord tels que l’harmattan en vent sec et chaud. A la périphérie de la ville, on peut découvrir des sites archéologiques témoins d’une occupation précédant la conquête de l’Islam. Il existe plusieurs endroits qui n’ont pas fait l’objet de fouilles archéologiques à proprement parler mais qui dévoilent à ses visiteurs, des fragments de poterie à la surface du sol ou des monticules vestiges de fossés de protection contre les hippopotames.

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Construction

L’architecture traditionnelle des habitats est faite de cases en terre battue ou briques au toit de paille. Les habitudes alimentaires tournent autour du couscous de maïs et du manioc aux sauces de légumes frais ou séchés. La viande est une source de protéine bien appréciée des populations qui en consomment dans les plats mais aussi sous forme de grillades (soya) et de friandise (Kilichi). Les boissons chaudes prisées sont le thé et le lait frais. La bouillie de maïs trempée à la patte d’arachide, au lait caillé et au tamarin et/ou citron est l’une des merveilles culinaire d’ici. Parmi la multitude d’attractions naturelles et culturelles de N’Gaoundéré, on retrouve aussi :

  • Le site de Mabimi : (qui signifie « lac des hippopotames » en langue locale) : un endroit riche en matière d’archéométallurgie que l’on peut trouver sur le plateau de l’Adamaoua ;
  • Les marchés : le grand marché historique, le petit marché du quartier Baladji très animé, le marché de Bamiyanga, de Bantaï et de Dang ;
  • Le palais du Lamido : avec son musée et son centre de santé intégré ;
  • Lac Tison : ce petit lac de cratère, bordé d’arbres, est un endroit agréable pour la détente. La légende rapporte que les eaux du lac changent de couleur… alors soyez très attentifs ;
  • Lac Mbalang : situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la ville, ce lac est un joli cratère au milieu duquel se trouve une petite île boisée ;
  • Lac de la Vina : inutile d’emporter votre maillot de bain, des hippopotames et des crocodiles y vivent.
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Chutes de Telo
  • La gare voyageurs : terminal du transcamerounais Douala-Yaoundé-Ngaoundéré
  • Chutes de Tello : à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de N’Gaoundéré, sur la route de Bélel. Très spectaculaires, elles offrent le spectacle d’une chute d’eau haute de 45 mètres derrière laquelle se dissimule une vaste caverne où l’on peut accéder par la côte de la cascade. Elles méritent le détour.
  • Les chutes de la Vina : à une quinzaine de kilomètres de N’Gaoundéré, sont moins spectaculaires que celles de Tello mais peuvent faire quand même l’objet d’une excursion pour profiter du paysage et du calme des lieux.

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