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La campagne anti polio prolongée dans l’Adamaoua.
Le cas de l’enfant étranger détecté dans la localité de Banyo fait ratisser large au quatrième tour de vaccination contre la poliomyélite achevée le 11 mars après un jour de prolongation.

C’est dans la localité de Banyo que le cas de l’enfant infecté a été signalé. Ce qui a placé l’Adamaoua comme la région de l’Ouest sur la liste des cibles de la vaste campagne de riposte contre le polio virus sauvage dont les 4 tours programmés viennent de s’achever. Depuis le mois de décembre 2013, les personnels de santé et les agents de vaccination sont à pied d’œuvre dans les artères des villes et campagnes de la région du château d’eau suite à la découverte des cas qui selon les responsables de la santé déclenchent immédiatement l’alerte. « Dès qu’un seul enfant est détecté, l’épidémie est directement déclarée. Il faut alors vacciner tous les enfants car la poliomyélite est une maladie extrêmement contagieuse. », nous dit Oumarou Sanda, point focal communication à la délégation régionale de la santé de l’Adamaoua.
« Aucun enfant de 0-5 ans ne doit être laissé sans vaccin.». Un slogan qui démontre de la détermination des responsables de la santé publique de l’Adamaoua à barrer la voie à la résurgence de cette maladie qu’on croyait éradiquée au Cameroun. Un mot d’ordre qui visait à pousser la campagne au plus loin sur le terrain à la recherche des cibles vulnérables que sont les enfants. Cette fois, les objectifs ont été revus à la hausse par mesure de sécurité car le poliovirus sauvage se propage très vite en milieux favorables, surtout dans les conditions de manque d’hygiène. « L’éradication de la polio est une exigence de santé publique, et le moyen le plus indiqué est la vaccination, car ses conséquences sur les enfants sont graves. », souligne Dr Hamadiko Harouna, délégué régional de la santé. Ce moyen butte néanmoins sur les contraintes socio-économiques et culturelles réduisant très souvent le taux de couverture vaccinale.  Mais cette fois, même l’enclavement de la région n’a pas pu freiner la volonté des agents et relais chargés de la vaccination dans cette guerre déclarée contre le poliovirus sauvage.

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