eli wallach
NEWSLETTER

Français     English

Partager cet article / Share this post
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Eli Wallach, révélé dans « Le Bon, la Brute et le Truand (il était le truand) », né à Brooklyn le 7 décembre 1915, est décédé mardi 24 juin, à l’âge de 98 ans.

Selon une information du New York Times, le célèbre acteur s’est éteint à l’âge de 98 ans. Il laisse à la postérité un parcours évocateur de son talent d’acteur.  Wallach est devenu célèbre pour avoir incarné Tuco dans le western spaghetti de Sergio Leone. Par la suite, sa renommée a grimpé pour l’inscrire dans l’histoire du cinéma. Sa mort survient alors qu’il comptait 80 films au compteur de sa brillante carrière cinématographique. Il a joué plusieurs rôles dans les films, de salaud au méchant, en passant par de vilaine figure avant qu’on ne lui propose des personnages plus empathiques. Il fait ses débuts au théâtre, à la sortie de la seconde guerre mondiale, gagnant même un Tony Award du meilleur acteur pour une pièce de Tennessee Williams, La rose tatouée, en 1961. Pour les professionnels, Wallach est de ceux qui ont appliqué la fameuse “méthode” de l’Actor’s Studio avec brio. L’Académie des Oscars, en lui décernant une statuette honorifique, célébrait sa capacité à incarner des personnages radicalement différents sans effort et le timbre particulier de ses interprétations. Wallach, c’est une carrière théâtrale très dense et triomphale jusqu’aux années 60. Une présence continuelle sur le petit écran parfois dans des rôles cinématographiques flamboyants ou parfois médiocre avec des pièces de théâtre comme Le journal d’Anne Frank, qu’il joue avec sa femme Anne Jackson et leurs deux filles et des téléfilms ou séries populaires sans véritable impact. Après les années 60 son image chute sur le grand écran.  Ses jeux sont peu marquants. Dans les rôles de shérif, détective ou général, il passe presque inaperçu. Nommé Roi de Brooklyn au Welcome Back to Brooklyn Festival en 1998, Oscar d’honneur en 2011, British Award du meilleur espoir en 1957, un Emmy Award en 1967… Eli Wallach aura par la force de l’art marqué l’histoire du cinéma.

Le parcours d’un acteur hors du commun
Dans son article posté sur ecrannoir.fr, Vincy donne quelques réalisations de son brillant parcours. Il fait ses premiers pas au cinéma chez Elia Kazan (Baby Doll). Premier rôle, tête d’affiche et sans doute sa performance la plus mémorable en propriétaire de champs de coton essayant de séduire la fille convoitée par son concurrent. Il tourne alors avec quelques un des plus grands noms du cinéma : Don Siegel (The Lineup, 1958), Henry Hathaway (Les sept voleurs, 1960), John Huston (Les désaxés, 1961), Martin Ritt (Aventures de jeunesse, 1962). En 1962, il fait partie de l’aventure de La Conquête de l’Ouest d’Henry Hathaway, John Ford et George Marshall. Sans oublier Les sept mercenaires, où il était un mexicain assez retors, pour ne pas dire vicieux, dans le film de John Sturges (1960). On le voit ainsi dans Lord Jim (Richard Brooks, 1965), Opération Opium (Terence Young, 1966), Comment voler un million de dollars (William Wyler, 1966) mais aussi avec Belmondo et David Niven dans Le cerveau (Gérard Oury, 1969). Pourtant renfermé dans son personnage, il tourne néanmoins des films intéressants: Independence de John Huston (1976), Les grands fonds de Peter Yates (1977), La théorie des dominos de Stanley Kramer (1977). Dans les années 80 Hollywood relance sa carrière à travers de belles sollicitations qui ressuscitent son personnage. Martin Ritt lui donne un rôle de médecin dans Cinglée, face à Barbra Streisand. Jack Nicholson (The Two Jakes), Francis Ford Coppola (Le Parrain III, en accro aux bonbons), Irwin Winkler (La Loi de la nuit), Edward Norton (Au nom d’Anna, où il est pour la deuxième foi un rabbin). En 2010, on l’aperçoit dans l’excellent The Ghost Writer de Roman Polanski et dans le raté Wall Street : L’argent ne dort jamais d’Oliver Stone. Maintenant que Wallach est mort, il ne reste plus que Robert Vaughn (81 ans) en vie parmi les sept mercenaires.

Une taille moyenne pour un long talent
Eli Wallach est à la fois un mélange de charisme, de dérision et d’humilité. Sa taille ne le prédisposait pas à être star de l’écran. Ses 1m70 ne lui ont pas empêché de déployer ses talents d’acteurs émérites. Porté par son charme, il séduit au petit écran et devient très vite une icône du cinéma hollywoodien.  Son épouse n’a cessé de se demander ce que ces jeunes et belles femmes pouvaient lui trouver. Mari fidèle, il a fêté 66 ans de mariage avec Anne Jackson son grand amour. Il a été pour elle, l’époux qui ne jouait jamais le mari quand ils étaient partenaires sur les planches. Son talent à pour secret d’une part la dualité de son jeu (capable de jouer les bons comme les méchants rôles) et d’autre part ses origines (Juif ayant grandi dans un quartier italien). Ce bout d’homme incarnait au théâtre les petits hommes, “irrités” et “incompris”, tandis qu’au cinéma, il appréciait les rôles de “bad guy”, pour leur complexité. Homme discret, partenaire sérieux, il a été l’un des comédiens les plus respectés et reconnus de sa génération. Adios l’acteur…

Source: ecrannoir.fr

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

1 + 7 =