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Coupe du monde 2014, un Mondial qui déjoue les pronostiques

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Bilan plutôt paradoxal d’une compétition planétaire qui a réuni au pays du football les meilleurs acteurs, spécialistes et amateurs qui ont subi la loi du ballon rond.

Extraordinaires les Brésiliens qui ont gagné haut la main leur pari d’organiser avec succès la 20e Coupe du monde de l’histoire ! Durant 32 jours de compétitions, ils auront tenu bon. Des pures moments de sensations durant lesquels le Brésil a donné à voir toutes ses couleurs. La ferveur et l’enthousiasme du peuple aura fait démentir ceux qui avaient prédit la tornade. Il n’en était rien. Les plages aux filles sulfureuses, les rues animées de jour comme de nuit, les places des écrans géants bondées de monde, sont les reflets d’une population heureuse de vivre la coupe du monde. Joyeux et dynamiques, avouons le, les Brésiliens ont été formidables de dignité après tout.  
Les supporters vaincus ou vainqueurs n’ont pas boudé ce spectacle grandeur nature qui s’offrait à eux dans une chaleur des grandes occasions.  La samba Brasilia aura marqué les hôtes qui ont partagé les pas de danses avec les millions d’artistes dans les villes et lieux de rencontres. Malgré les ratés de la Seleçao, les Brésiliens ont réussi leur Coupe du monde. Certes, les nombreuses difficultés que la coupe du monde aura recouvert de son émotion forte, resurgiront dès la fin du Mondial, le pays reprendra son cours normal, mais rien n’enlèvera l’émotion vécue par tout un peuple passionné de football.

Une 6ème étoile qui échappe au Brésil
L’amertume des Brésilien aura été grande. Que d’espoirs gâchés par une seule blessure, celle de la star montante Neymar au cours des  ¼ de finale contre le Costa Rica.  Après une déculottée face à l’Allemagne en ½ finale et une défaite contre les Pays- Bas en petite finale, ils se contenteront d’une inconfortable 4ème derrière place au classement.  Fort heureusement leur place dominante au trône de cette compétition n’est pas menacée avec le 5 couronnes détenues. Cette Coupe du monde 2014 restera ainsi celle d’un gigantesque échec sportif pour la Seleçao. Que d’espoirs et de rêves de tout un peule brisés. La coupe en or massif la plus convoité du monde ne sera pas resté à domicile. On comprend la déception des supporters, » (…) Les Brésiliens ont été les vrais héros de leur Mondial, bien plus que la bande à Luiz Felipe Scolari.

Que de records battus
L’Afrique connait pour la première fois de l’histoire deux représentants en huitième de finale. Par la même, le continent connait un plus grand nombre de but en phase finale d’une coupe du monde. Asamoah Gyan est devenu le meilleur buteur africain dans l’histoire de la Coupe du Monde (6 buts), dépassant le Camerounais Roger Milla (5).Une bagatelle de 171 buts inscrits lors de cette Coupe du Monde 2014, c’est le score final le plus élevé sur une édition du tournoi avec 1998. L’édition 1982 est la plus prolifique en buts de ces 30 dernières années. Avec 2,7, le Mondial 2014 rejoint 1994 et 1998. Le nombre de buts marqués par un seul joueur prend du filet avec 16 réalisations de Miroslav Klose. L’Allemagne a ouvert le score lors de chacun de ses 7 matches de Coupe du Monde 2014.  Au total 30 buts ont été inscrits par des remplaçants lors de cette Coupe du Monde 2014, total le plus élevé sur une seule et même édition du tournoi. Le joueur Cristiano Ronaldo est devenu le premier Portugais à marquer lors de 3 Coupes du Monde différentes (2006, 2010 et 2014). Cette Coupe du Monde a vu 45.6% de tirs cadrés, ratio le plus élevé depuis qu’Opta analyse la compétition (1966). Depuis 1966, Karim Benzema est le recordman en matière de tirs (31) et de tirs cadrés (15) pour un joueur français sur une édition de Coupe du Mondial. Son coéquipier Olivier Giroud a inscrit face à la Suisse, le 100e but de l’équipe de France en Coupe du Monde. Seules 4 équipes (Allemagne, Brésil, Argentine et Italie) en ont marqué plus.

L’Afrique déçoit encore
Jusqu’à quand les Africains joueront-ils les distributeurs de points à la coupe du monde ? Une fois de plus les équipes du continent ont fait piètre figure à ce stade de la compétition.  Cinq représentants et pas un seul demi finaliste. Une moyenne très faible de victoire pour une image forte de faits divers. Le Cameroun, le Nigéria et le Ghana ont offert en spectacles les querelles de vestiaires. Les revendications de primes plus rocambolesques les unes que les autres ont fait rires les observateurs avertis. Dans la majorité, les ambassadeurs du continent ont manqué de réalisme et de niaque.

Paris organisationnel et infrastructurel réussis  
Les infrastructures, routes, boulevards, avenues, hôtels, stades qui témoignent du niveau de développement de cette nation. Les stades de football surtout vont pendant à long terme entretenir cette flamme et permettre une belle expression des jeunes joueurs.  Le limogeage de Luiz Felipe Scolari illustre l’échec monumental du jeu brésilien. Pourtant l’organisation de la Coupe du monde a en revanche été remarquable, malgré les frayeurs de démarrage marquées par les émeutes de la veille. Le peuple brésilien réputé chaud à fait l’unanimité pour son accueil chaleureux et son extraordinaire effervescence. Après 7 années de préparation entachées de remous sociaux, le Brésil a tourné la page de la deuxième Coupe du monde de son histoire.

Standing ovation pour l’Allemagne
La  Nationalmannshaft est sans doute la grande réussite de cette Coupe du monde 2014. Etonnante, étincelante et efficace, elle aura brillé sur toute la ligne. Son esprit gagneur et son sens de la discipline ont fait tomber les adversaires jusqu’à la finale sous le rouleau compresseur de Joachim Löw. Le sélectionneur allemand dit sur les médias étrangers avoir vécu à Belo Horizonte “un des plus grands moments de sa carrière”. Il parle sur la toile des ovations des Brésiliens dont il n’en revenait pas après l’écrasante victoire sur le Brésil (7-1) lors de la demi-finale. Le sacre de la finale ne pouvait que combler les supporters heureux de vivre du beau football made in Germany. L’Allemagne qui gagne c’est notamment le collectif qui est en vue. La tradition de la solidarité sportive et collective du groupe aura primé tout au long de la compétition. L’Allemagne savoure son quatrième sacre au niveau mondial après 1954, 1974 et 1990 voici 2014, après 24 années d’entrainement.

La désignation de Messi divise l’opinion
Voila une fin qui étonne tout le monde.  Lionel Messi, meilleur joueur de la compétition, Incroyable mais vrai ! L’opinon s’interroge sur les véritables critères de sélection. Le jeu flou de la FIFA s’est dévoilé en plein jour devant cette frasque.  Plus surprenant, le Président de la FIFA, Sepp Blatter, a fait part de son étonnement de voir Lionel Messi décrocher le titre de meilleur joueur de la Coupe du monde. Comment comprendre qu’un joueur qui est presque resté transparent durant la compétition, moins incisif pour son équipe soit sacré Icône du jeu de la compétition.  Comparaison de spécialiste: Manuel Neuer, meilleur gardien du Mondial, a réussi 244 passes tandis que Lionel Messi, meilleur joueur du tournoi compte 242 seulement. Une statistique étonnante mais pourtant elle est bien vraie.

Statistiques de la coupe du monde
Allemagne 1954, 1974, 1990, 2014; Angleterre 1966; Argentine 1978, 1986; Brésil 1958, 1962, 1978, 1994, 2002; Espagne 2010; France 1998; Italie 1934, 1938, 1982, 2006; Uruguay 1930, 1950. Dont le Brésil est leader de la compétition avec 5 titres, suivi de l’Allemagne et de l’Italie 4 coupes, puis  l’Argentine, l’Uruguay 2 trophées et l’Angleterre, l’Espagne et la France ferme la marche avec seulement un sacre mondial.

Adios Brasilia, Hello Russia  2018
La Russie veut prouver à tous qu’elle est une grande nation de sport. En s’arrogeant la prochaine rencontre du mondial de football, elle se donne pour mission de «faire aussi bien» que Rio. Un double challenge pour la Russie dans la mesure où c’est la première fois qu’un pays de l’Est organisera la compétition et  quatre ans après le Qatar est annoncé avec ses innovations. Après les Jeux olympiques de Sotchi, les grands prix de Formule 1, Moscou s’attelle à sa coupe du Monde 2018. Celles-ci ont diffusé l’intégralité de la compétition. «Maintenant, nous savons de quel type de défi il s’agit, d’organiser un événement d’une telle ampleur», a déclaré Vladimir Poutine, présent à Rio pour vivre la finale et la clôture de l’événement au Brésil.

 

source : euronews

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La rédaction de www.chateaunews.com
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