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Deux forages sur trois sont en panne dans la région. La faute à la tricherie dans l’exécution des prestations et la faiblesse du suivi des projets hydrauliques.

L’Adamaoua vit au rythme de la mal gouvernance et de l’exécution approximative des projets hydrauliques.Le taux très élevé des points d’eau réalisés en panne dû au manque d’entretien et notamment la tricherie dans l’exécution des projets hydrauliques sont des réalités auxquelles sont confrontées les populations. C’est ce qui  ressort de l’analyse de la situation menée par le Réseaux des femmes dynamique de l’Adamaoua présidé par Madame Yanné Fanta. Les responsables locaux en charge de ce secteur argumentent dans le même sens. La faiblesse et la précarité des structures promues par l’Etat dans le suivi et l’exécution des projets hydrauliques reste la principale cause de cette fâcheuse tendance.
La région dite, château d’eau du Cameroun est régulièrement confrontée à des difficultés d’accès à l’eau. Les causes sont multiples et très souvent liées à la qualité des travaux.  Palaï Jean, chef service régional de l’eau dans l’Adamaoua donne l’une des raisons « la mauvaise exécution des travaux par certains ingénieurs qui, parfois ne creuse pas à la profondeur d’un bon forage d’où l’interpellation de la population  à veiller, à aller se renseigner souvent  auprès des travailleurs pour savoir à combien de mètre de profondeur  ils sont ».  Pour la plus part, les forages sont exécutés entre 10 et 15 mètres bien loin des normes contractuelles.  
Le phénomène préoccupe de plus en plus les autorités mais davantage les populations. « Cela fait plusieurs mois que le forage est tombé en panne. On a beau prévenir les autorités, il est resté dans cet état. Nous l’avons utilisé pendant seulement sept semaines après son inauguration », déplore Ibrahima habitant d’un quartier de Ngaoundéré.
 De leur côté, les autorités se dédouanent de l’entretien des infrastructures. « La société qui réalise un projet hydraulique fait le suivi d’un an, après, c’est la communauté qui doit bien s’organiser en cotisant peut-être mensuellement ou même annuellement  de l’argent pour intervenir en cas de panne le forage dont ils sont les principaux bénéficiaires car ce n’est plus le moment d’attendre que la mairie vient réparer un forage à la place de la population ; d’ailleurs  se sont elles les bénéficiaires. », explique Bobbo Salihou, maire de Ngaoundéré 1.  L’administration souhaite qu’à l’ avenir la société civile s’implique dans le changement d’attitude. Les mairies fortement touchées demandent aux bailleurs de fonds les financements pour la réhabilitation des forages endommagées avant de réaliser d’autres.     

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