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L’ambassade de Turquie au Cameroun vient de remettre un important don de produits alimentaires  à la communauté de réfugiés centrafricains installée dans la métropole de la région du château d’eau.

La diplomatie humanitaire fait ses preuves à Ngaoundéré. Ils sont plus de 200 familles à avoir bénéficié de la générosité du gouvernement turque à travers son ambassade au Cameroun. C’est dans les locaux de la communauté urbaine de Ngaoundéré, le 21 juillet dernier, que les bénéficiaires ont réceptionné le don à eux destiné. En cette période du mois de ramadan, la pitance des frères musulmans se voit améliorée. L’ambassade de Turquie touchée par la situation précaire des victimes de la crise manifeste ainsi sa solidarité aux familles de réfugiés. Les cartons de produits estimés à 2 millions et demi de francs se composent de produits alimentaires et de première nécessité : huile, riz, pâtes alimentaires, boites de conserve, savons, détergents, etc.
Les émissaires de Omer Faruk Dogan Ambassadeur de Turquie au Cameroun venus remettre ce don parlent d’un élan de cœur de leur pays qui est sensible aux souffrances des milliers de réfugiés. Conscient que ce geste n’est qu’une goutte dans la marre des galères des frères centrafricains, le porte-parole de la communauté remercie le donateur tout en demandant plus. « La communauté centrafricaine de Ngaoundéré est touchée par votre générosité. (…) Nous demandons que le geste soit répétitif afin que ceux qui n’ont pas reçu de paquets aujourd’hui puissent aussi bénéficier d’un geste venant de vous demain. » déclare ému Hibrahim Djaoro, représentant des réfugiés centrafricains.  
Pour Amadou Dawa, délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine, la sélection de la poignée de bénéficiaires parmi la masse de nécessiteux s’est faite en toute objectivité. Les responsables des communautés ont travaillé de concert avec les autorités pour sortir la liste des réfugiés concernés. Dans la masse, certains ne sont pas de cet avis,  il y aurait eu de la discrimination et du favoritisme pour certains. L’observation des réfugiés ciblés montre non seulement qu’ils sont en majorité peuls mais visiblement musulmans. Pourtant il n’y a pas que des déplacés dans le camp des musulmans centrafricains, les chrétiens sont bien nombreux à avoir fui la Centrafrique pour l’Adamaoua.

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La misère des réfugiés se déporte dans les quartiers
L’Adamaoua est la deuxième région la plus affectée  au Cameroun par le flux de sinistrés du conflit centrafricain. La situation humanitaire perdure dans la communauté des réfugiés centrafricains qui continue à fuir les exactions de l’autre côté de la frontière. Même installés en pleine métropole d’une région au climat doux et à la population accueillante, les galères des réfugiés ne désemplissent pas.
La réalité des déplacées centrafricains est loin d’être rose à Ngaoundéré.  « Nous souffrons, les conditions de vies sont difficiles. Sans argent ni connaissance, certains dorment et mangent comme ils peuvent. Beaucoup sont tombés malades et  malheureusement d’autres ont perdu la vie faute de moyens pour se soigner une fois hospitalisé. On a rien pu prendre au pays et le trajet a été chaotique jusqu’ici. Sans le soutien des personnes de bonnes volonté, Dieu seul sait ce qu’il serait advenu (…) »,  relate dame Amina, membre de cette communauté vulnérable péniblement installée dans un sous quartier de la ville.  
Bien que les actions des organisations humanitaires se poursuivent, il demeure un nombre important de personnes non prises en charge. Il faudrait d’abord qu’il soit enregistré comme tel et installé dans un camp de réfugiés. Un statut jugé dénigrant que plusieurs personnes ont rejeté. La masse importante des réfugiés recueillie dans les familles des proches et connaissances ou résidents dans les conditions précaires dans les quartiers des villes voisines de Ngaoundéré atteste des faits.  Cette attitude a déplacé la crise au sein des quartiers de Ngaoundéré où réfugiés et population partagent les souffrances de la guère en RCA.

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