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Après le Sida le traitement contre la fièvre hémorragique sème le trouble au sein de l’opinion africaine face au refus de rendre disponible les traitements existants.

Honte à l’Occident qui garde depuis le début le traitement contre Ebola. Que de malheurs pour l’Afrique qui enchaine les crises et catastrophes humanitaires.  Face à la gravité de l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola, dont le bilan a franchi le cap des 1000 morts, la communauté internationale est restée figée jusqu’à ce que ses ressortissants contractent le virus.
Le refus des firmes américaines de fournir le précieux sérum pour la vie des milliers de personnes atteintes par la fièvre a choqué plus d’un. Dans ce chaos sanitaire, le  gouvernement canadien après discussions avec l’OMS et les Etats-Unis a livré son propre vaccin expérimental contre le virus Ebola aux pays d’Afrique touchés par l’épidémie.  Seules 1500 doses sont pour le moment disponibles, a déclaré mardi un responsable des autorités sanitaires canadiennes à Reuters.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a approuvé l’emploi de ces traitements, en premier lieu dans les pays d’Afrique de l’Ouest touchés, au moment où un premier Européen, un missionnaire espagnol rapatrié du Liberia, décédait du virus. La situation d’urgence des deux ressortissants déclenchés a fait naitre un traitement comme par hasard.
Que de misères pour le peuple noire dont la souffrance ne gêne personne.  Le comité de l’OMS a notamment admis  qu’il n’y a pas de stocks disponibles de ces traitements, car la fièvre Ebola est “typiquement une maladie de pauvres dans des pays pauvres dans lesquels il n’y a pas de marché” pour les firmes pharmaceutiques, a expliqué à la presse Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale de l’organisation ; en approuvant mardi 12 août l’emploi de traitements non homologués.
Avant même l’annonce de l’approbation de l’OMS, les Etats-Unis avaient promis l’envoi au Liberia, l’un des pays les plus touchés par l’épidémie, d’un sérum expérimental, disponible en très faibles quantités, pour traiter les médecins libériens actuellement infectés.  Mardi soir, la présidence du Liberia a précisé que la livraison du sérum interviendrait dans les 48 heures et qu’il ne serait administré qu’aux médecins contaminés. Ce sérum, dit “ZMapp”, a été utilisé avec de premiers résultats positifs sur deux soignants de nationalité américaine rapatriés aux États-Unis.
L’attitude adoptée face à la gestion de cette épidémie est à l’image du soutien des Occidentaux aux crises politiques et sociales du continent.  Il faut toujours que nos misères s’aggravent pour qu’intervienne la communauté internationale. Ne pouvait-on pas éviter ce millier de mort, ces millions de traumatismes et empêcher cette psychose généralisée dans plusieurs états  en expérimentant rapidement ce sérum ?
L’Union africaine émet ses réserves contre l’utilisation du Sérum proposé par le Canada mais que propose telles à ces populations qui souffrent et meurent ?   Mieux vaut tard que jamais, que ce sérum fasse son effet pour soulager les victimes d’Ebola. Entretemps les pays africains sont dangereusement exposés. Une maladie sans médicament  c’est grave pour l’Afrique !

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