francois essindi
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Musicien, comédien, promoteur culturel, il est l’un des héritiers d’une culture riche, celle « Ekang » dont il s’est donné pour devoir de promouvoir les valeurs à travers le monde.

François Essindi, tu comptes parmi les artistes que l’on qualifie de pluriel, comment peut-on te connaitre de manière simple ?
François Essindi est un artiste musicien camerounais. Il joue aux instruments traditionnels :
– Instruments à cordes: (Mvet, Ngomo) des harpes traditionnelles
– Instruments à vent: (Flûtes pygmées, feuilles, Arc-à bouche…)
– Instrument de percussions: Nkul (Tam tam d’appel), Ngom (tambour long), Djémbé…
– Instruments corporels: (Coquille d’escargot et noisette).
Formé à l’ensemble National du Cameroun, François est également comédien, ayant suivi de nombreux Stages par le biais de l’institut Goethe de Yaoundé et le Centre culturel français à Yaoundé. Comédien professionnel, François a travaillé avec plusieurs troupes théâtrales au Cameroun et une longue aventure avec la compagnie théâtrale Eyala pena, une compagnie de théâtre itinérante. Coté musique, François a toujours travaillé en projets
 
Qu’est ce qui fait la particularité de votre art ?
Je fais la promotion de la culture traditionnelle Ekang. Je n’ai pas une garanti et ce n’est pas facile du tout. Mais j’ai foi que le message passe et que de plus en plus, les Africains vont se tourner vers leur culture. Nous verrons alors les Africains qui pourront investir dans la Culture et de plus en plus. Je projette aussi une tournée pour des concerts et ateliers autours des instruments Ekang au Gabon et en Guinée Equatoriale entre 2014/2015. Je cherche des promoteurs pour cette Grande tournée. (Le groupe sera composé des musiciens traditionnels vivant en Afrique et des musiciens venus d’ailleurs.)

D’où tires-tu l’inspiration de ta musique traditionnelle Ekang ?
Je puise mon inspiration dans la vie. Le quotidien, le passé, le futur, les rêves, les bruits, les couleurs… Je me suis donné pour but de promouvoir la culture Ekang et les instruments en voie de disparition. A Paris où je réside, je fabrique des instruments (Mvet), afin de les stabiliser, les rendre crédibles et de les faire partager au plus grand nombre. Régulièrement, je vais à la rencontre des artistes et des instruments de la modernité pour partager cette belle expérience et l’originalité de ma culture Ekang au plus grand nombre. C’est de cette rencontre que naitra le projet « MINSILI Ekang’s School-Group ».

On dit que l’art est un domaine réservé à ceux qui ont raté leur vie, que répondez-vous à cela ?
Cela peut sembler vrai et c’est pour cela que je lance un appel à tout ceux qui ont l’impression qu’ils ont raté leur vie, (pas de devenir artiste,) mais d’apprendre un métier de l’Art. Ils doivent certainement penser ainsi aussi parce que l’Art ne refuse personne, mais il faut pouvoir avoir appris et savoir ce que l’on veut. Ce n’est non plus une aventure.

Dans quel registre s’inscrit l’art de François Essindi ?
Ma musique est influencée par les rythmes traditionnels Ekang (les rythmes de la forêt équatoriale) C’est normal c’est la musique et les instruments qui sont plus proches de moi. Ce sont des instruments en voie de disparition certes, mais je crois que dans ces instruments traditionnels sont gravés des messages de nos ancêtres et qu’en les utilisant pour faire de la musique, nous nous rapprochons parfois du Nous même.

Quel est le secret de ce succès qui t’accompagne ?
A vrai dire, je ne peux pas parler de succès en parlant de mon travail, je me dis seulement, que tant que j’ai de l’espoir, je vais continuer à rêver faire des choses pour promouvoir ma culture et pouvoir en vivre. Je mets sur pieds un lieu culturel à Sangmelima et j’aimerai me rapprocher de tout le monde pour financer cette entreprise… Les hommes d’affaires, les entreprises au Cameroun et dans les autre pays d’Afrique centrale (Guinée Equatoriale, Gabon…).

Le gros retard accusé dans la promotion des cultures africaines a t-il des conséquences sur le développement des talents ?
Bien sûr que les talents en souffrent. C’est devenu un peu normal que cela se passe ainsi. La culture dans notre pays ne fait pas l’objet d’une attention particulière comme presque partout ailleurs. C’est sans doute dû à la richesse de notre pays tant dans la terre que sur son écorce terrestre. Et la majorité qui se dirige vers la culture croit et espère gagner de l’argent. Mais l’artiste ne sera jamais comme un fonctionnaire. L’artiste est un homme engagé, confiant, combatif. Il utilise la culture pour être bien et partager ce bonheur. Il participe à la vie de sa communauté, attentive et travailleuse.

Quels sont les grandes dates des projets en cours ou à venir ?
Plusieurs événements sont en vue dont : Concert à Paris le 22 aout  au MOKI bar, 61, rue des Vignoles 75020 Paris Tel : 06 13 94 60 19 ; le Concert au festival Imané cultures au Burkina Faso au mois d’octobre et pour décembre je débute les travaux sur le lieu culturel à Sangmélima au Cameroun. Entre autres…

Un mot aux artistes et jeunes africains ?
Aux jeunes, je dirais de bien se préparer. Il y’a un moment où on n’a même plus le temps de travailler, alors si on ne l’a pas fait avant, on peut tomber dans le désespoir.
L’association Akiba est la structure qui m’accompagne dans les projets culturels dont, celui de la création du lieu Culturel « Minimoh » à Sangmelima. Tout le monde peut participer à l’élévation de cet édifice en envoyant (des Dons, des idées ou du matériel technique) pour un lieu culturel. Les apports pourront être des ordinateurs, Projecteurs, livres, matériel de bureau… A cet effet un container sera mis en disposition sur Paris entre octobre/décembre 2014.

Discographie :
Son premier projet musical Otoulbaka : http://www.myspace.com/otoulbak a  représenté le Cameroun à plusieurs lieux et festivals entre 1980 et 2001. Depuis 2003, Comédien de la compagnie du théâtre Inutile de la ville d’Amiens, François n’a pas lâché son rêve de promouvoir les instruments traditionnels de la culture Ekang
 En 2005, il fait un projet musical Abakuya grâce à une rencontre en Suisse avec un bassiste australien (Jimi Sofo) : http://www.myspace.com/abakuya; http://www.reverbnation.com/abakuya De ce projet naîtrons deux disque dont :
 
– Primitive love en 2008 (13 titres).
– Abakuya Ep en 2010 (06 titres).

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