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Une quinzaine de personnel de l’élevage outillé sur les nouvelles techniques d’insémination artificielle en vue d’améliorer la productivité animale des cheptels bovins de l’Adamaoua.
Ils étaient une vingtaine de participants venus s’imprégner et surtout maitriser les techniques d’insémination artificielle. Durant la période du 8 au 10 août 2014, dans les locaux de la délégation régionale de l’élevage de l’Adamaoua pour les notions théoriques et la station zootechnique de Wakwa pour les expériences pratiques. Les acteurs de l’élevage dont les responsables des cinq départements que compte la région ont améliorés leurs connaissances dans ce domaine.  L’enjeu de cette formation repose sur deux volets essentiels que précise le Dr Banipe Louis, délégué régional de l’élevage Adamaoua qui a ouvert les travaux. « Il s’agit de former des spécialistes pouvant à leur tour vulgariser cette pratique auprès des leurs. Egalement la formation va améliorer la productivité animale du cheptel bovin local.». Le délégué régional de l’élevage Adamaoua souligne que la race locale, Ngoudali, ne donne pas les résultats escomptés. « Les vaches mettent du temps pour mettre bas, les animaux atteignent difficilement des masses importantes et les la production laitière est faible. », ajoute le responsable.

L’opération d’insémination consiste en langage simple à prélever les semences chez un jeune mâle qui a des bonnes performances pour les transmettre chez une femelle explique le Dr Mouiché Moctar. De la sorte, on obtient plus facilement des résultats probants en termes d’amélioration génétique des races et de production des effectifs. L’objectif affiché est d’aboutir à un effectif d’au moins 10 personnes formées capables de maitriser le processus s’avère réaliste car la région dispose de ressources humaine bien formée. C’est à ces formateurs que reviendra par la suite la charge de former, encadrer et équiper les acteurs à travers les départements de l’Adamaoua. Comme atout dans l’implémentation de cette technique dans les habitudes figure en bonne place l’Ecole des sciences et médecine vétérinaire (ESMV) de l’université de Ngaoundéré qui inculquera cette technique aux jeunes techniciens qui l’appliqueront sur le terrain.
Les facteurs démographiques influencent cette démarche de renforcement technique impulsé par le Minepia. Pour le Dr Bapetel, «  c’est l’avenir de l’élevage qui est en jeu, le taux de croissance de la population est supérieure au taux de production ce qui a une influence négative dans la satisfaction des besoins en protéine animal. « Le déficit de formateur et les moyens technologiques ont ralenti la promotion des techniques modernes de  reproduction. Cette pratique a cours dans plusieurs pays. Le Cameroun veut améliorer sa production mais fait actuellement face à une insuffisance de techniciens bien qualifiés pour mener l’opération avec succès. » indique Dr Mohamadou de la station d’impulsion et de modernisation de l’élevage de Wakwa. Il faut relever que la région du château d’eau est le bastion de l’élevage bovin au Cameroun. Pourtant, la région connait les mêmes difficultés à s’approvisionner en denrée animale. La fréquence actuelle de reproduction des bêtes este de 2 vaut sur trois ans et pour le lait de 3 litres par jour. Un rendement très faible que l’insémination artificielle voudrait faire passer à une naissance par an avec l’introduction des races pouvant produire plus à moindre coût.

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