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La Forgerie : entre marteau et enclume, les jeunes se forgent un métier

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Joli soir est le quartier le plus fréquenté par ces jeunes qui s’exercent dans la forgerie. Couteau, fourneau, pelle, houe et machette sont entre autres les fruits des efforts fournis par ces jeunes.
La fonte du minerai est un travail long et pénible. Mahamat est de ceux qui se tuent à la forge de Joli  soir. Lui particulièrement passe les journées entières à tourner la manivelle qui assure la maintenance d’une  température suffisante et continue du feu. Le fourneau est l’âme de la forgerie et c’est par là que très souvent débute l’apprentissage.
Le maitre de ce haut lieu de traitement du métal raconte qu’après avoir chauffé le métal au point où il devient rouge couleur du feu, pendant que se dégagent des braises brulantes au moindre souffle d’air, commence alors le véritable travail du forgeron. Les jeunes qui ont choisi la forge comme lieu adéquat pour passer leurs temps sont confrontés à deux extrêmes : le bruit du marteau frappant le métal tel des sons de cloches et la chaleur du fourneau.
Accueillis comme une main d’œuvre supplémentaire, les jeunes apprentis devront marteler longtemps cette portion du métal pour la rendre utilisable. Tandis que les plus jeunes écrasent à plusieurs reprisent  le métal sur l’enclume afin de l’aplatir, le plus âgé et robuste frappe à nouveau pour lui donner la forme de l’outil à fabriquer selon les réquisitions de commande. C’est tout l’art de ce métier dur comme fer.

Fort est de constater que la tradition du métier reste conserver par quelques initiés ouverts au partage de ce savoir ancestral aux nouvelles générations. Le métier bien que difficile n’est pas ingrat. Le prix des articles varie en fonction de la grandeur et de la qualité du métal à utiliser. Le temps mis pour la fabrication  des objets  varie régulièrement entre 30 minutes à 24h.
Malgré que le marché  ne soit plus si florissant que par le passé, cet art traditionnel pratiqué de manière artisanal résiste au vent de la modernité.  La concurrence du secteur informel et la prolifération des produits chinois sur nos marchés réduisent peu à peu  ces horizons. Les jeunes travailleurs dans ce secteur ont plus que le fer à battre pour la survie de ce métier.  
Notons toutefois que les travailleurs de la forgerie sont livrés à certains risques tels que les brûlures, les blessures, la fatigue musculaire et bien d’autres. Des facteurs qui ne sont pas de nature à affecter le mental en métal de nos forgerons. A les voir bosser, ils jouissent d’un moral d’acier dans ce domaine. Pourquoi se soucier ? Car comme le dit le dicton « c’est à force de forger qu’on devient forgeron ».

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La rédaction de www.chateaunews.com

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