lac afrique
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L’étendue en forme d’Afrique tend à disparaître sous les effets de la pollution et des changements climatiques mais surtout les attitudes néfastes à l’environnement.

C’est un patrimoine de plus et une valeur de la nature que la métropole de la région de l’Adamaoua est en passe de perdre. Inondé d’ordures, noyé dans l’herbe et conquis par les débris organiques le Lac Afrique connaît une lente agonie.

L’histoire renseigne que ce lac est une action environnementale du Français Modui, l’un des colons descendu dans les années 1947 sur la côte camerounaise en général et dans la ville de Ngaoundéré en particulier. Bien que œuvre humaine, l’étendue d’eau a pendant plusieurs décennies fait l’objet d’attractions diverses de la part des populations et étrangers. Le fruit de cet amoureux de la nature sombre dans la négligence et la dictature sauvage des herbes.

Communément appelé Lac Afrique par les populations pour sa forme semblable à la celle du continent noire, il est situé dans la ville de Ngaoundéré au quartier Mbibackla Hossere ou quartier Onaref. D’après les sources locales, l’étendue d’eau fut créée vers 1952 avant l’indépendance du Cameroun par le Français d’où son premier nom lac Modui dans un but utilitaire. Nous raconte les témoins de l’histoire, le colon avait mis sur pied le lac pour élever les poissons. Par la suite, le lac a servi au ravitaillement en eau des communautés riveraines.

Avec l’agrandissement de la ville, les populations ont commencé à s’installer tout autour du lac pour bénéficier de ses produits. Constatant sa forme proche de celle de l’Afrique, les premiers riverains intellectuels lui attribuèrent le nom de lac Afrique. Depuis un certains temps des phénomènes peu orthodoxes se multiplient à proximité du lac au point de nuire à sa survie.

Les populations se sont mises à fabriquer des briques de terre en bordure, exploitant ainsi à la fois l’eau et les espaces marécageux. L’on décrie également l’occupation abusive des bordures au point de titiller le lac. Aussi, l’agriculture saisonnière et de contre saison se multiplient en bordure de ce point d’eau. Plus grave sont les activités le nettoyage excessif et le déversement des ordures qui sont de nature à polluer l’eau.

De sombres événements ont marqué la vie du lac de quoi rappeler des mauvais souvenirs à certaines personnes car le lac est décrit comme étant très dangereux. Nous dit-on, il est profond et comporte trop de boue. Sa majesté Dalbo Thomas, chef du quartier Mbibackla Hossere confie que le lac a déjà avalé certaines personnes.

Une route constituée par un dôme de terre traverse le lac. Cette dernière permet aux populations de rejoindre le secteur de la rive ouest côté mont Ngaoundéré. Bien entamé par l’érosion, la piste doit être réhabilitée pour limiter les risques d’accident ou de chute nous fait comprendre mère Marie habitant ce quartier depuis 1984.

Pour limiter les risques et sauver ce lac, des précautions doivent être prises. A cet effet la Communauté urbaine et la Mairie de Ngaoundéré sont interpellées pour l’action. Approchés, les responsables disent connaitre le problème mais cherchent encore des solutions. Des voix se font entendre pour préserver le seul point d’eau du coin de la disparition. Les solutions de proximité sont proposées.

Établi dans les environs depuis 1986, Dicko Dadda propose de nettoyer le lac pour extirper les débris et la boue de ses entrailles pour qu’il se régénère naturellement. Une proposition d’action comme bien d’autres qui donne l’alerte. Une réaction appropriée des autorités en charge des questions environnementales est attendue pour qu’existe encore pour longtemps le lac Afrique.

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