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LIVRE : La deuxième arme d’un capitaine d’Armée

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 « Récits sur mon village » et de « Un mariage ubuesque : l’odyssée d’Habiba », deux ouvrages de Philippe Tchissakbé dédicacés récemment à Yaoundé.

Il ne dort certainement pas durant ces heures de repos ou durant ces congés. Philippe Tchissakbé, capitaine dans l’Armée camerounaise, a exprimé son talent au travers de deux ouvrages présentés et dédicacés le 27 juin dernier à Yaoundé.  « Récits sur mon village » et « Un mariage ubuesque : l’odyssée d’Habiba », sont publiés chez L’Harmattan-Cameroun, respectivement en novembre 2013 et en mars 2014. C’est le siège de cette maison d’édition qui a été choisi par l’auteur pour dévoiler ses œuvres. L’écrit devient la seconde arme du capitaine Tchissakbé et il semble soutenu dans cette lancée. Puisque pour l’occasion, des hommes en tenue ainsi que des civils étaient massivement présents. On n’a pu voir l’élite de l’Extrême-Nord réunie, pour parler des « affaires » du village relatées dans des ouvrages. Pour de donner de l’envie au public, des exposés ont été faits sur les deux ouvrages. Si « Récits sur mon village » retrace le quotidien de Djidoma par Kaélé, village du capitaine Tchissakbé, « Un mariage ubuesque : l’odyssée d’Habiba », raconte l’histoire d’un mariage arrangé d’une jeune fille de Djidoma, qui tourne en mal une fois chez son mari à Yaoundé.
Pour cette cérémonie de dédicace, des hommes et des femmes ont été sollicités pour décortiquer entre les lignes les deux ouvrages. L’écrivaine Carine Pilo et le sociologue politique, Charles Ngadjifna ont été choisis par l’auteur. « Récits sur mon village » (premier ouvrage de 84 pages) a été présenté avec « maestria » par Carine Pilo. Pour elle, « cet ouvrage publié en novembre 2013, est un alléchant cocktail de récits écrit dans un style vivant ». Une véritable balade touristique dans le pays Moundang, situé dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Un peuple retrouvé également au Sud-Ouest du Tchad et dans une certaine mesure dans le Nord-Ouest du Nigeria, a-t-on appris. Au-delà de la géographie, on a appris que les Moundang sont un peuple guerrier. Le « moundang » veut dire littéralement « mettons nous tous à l’abri de… », parce que dépassés par l’adversaire. A travers les différents chapitres de ce roman, l’on apprend plus sur l’organisation de l’élevage chez les Moundang, les activités de loisirs, la saison sèche ou saison du bil-bil, l’initiation et la circoncision, les danses funéraires. Mais surtout, le quotidien du héro Beidi, le « feu-follet du village Djidoma dans cet ouvrage.
L’odyssée
Le second ouvrage, un roman de Philippe Tchissakbé, « Un mariage ubuesque : l’odyssée d’Habiba », 172 pages, a été décortiqué par le Dr Charles Ngadjifna. Pour lui, c’est une œuvre réaliste, descriptive de pratiques. Il présente l’auteur comme un photographe qui capte toutes les images et qui a un art de les peindre. Habiba, héroïne de ce roman est un exemple clair des filles nordistes qui sont envoyées en mariage chez des « fonctionnaires » en service à Yaoundé. Villageoises, certaines de ces filles sont souvent délaissés par leurs conjoints ayant vécus longtemps en ville et appréciant les filles « gadamayo ».  Par cet ouvrage, Philippe Tchissakbe « dénonce les mariages précoces, forcés, l’irresponsabilité de certains hommes… » Habiba ne connaîtra pas le bonheur dans son foyer a elle imposé par ses parents à l’âge de douze ans. Alors qu’elle voulait bien continuer avec ses études. De la négociation du mariage au voyage pour Yaoundé, tout est étrange pour cette jeune fille. Mais le moment de sa vie de mariée le plus émouvant reste l’odyssée d’Habiba : sa rencontre avec Hadja, l’abandon du foyer par son mari Bouba. Et le comble de tout, l’antre d’une bande de gangstèrs avec qui elle va côtoyer à cause de la précarité qu’elle vît. Le directeur de L’Harmattan-Cameroun, Dr Roger Mondoue, a estimé au l’auteur de ces deux chef-d’œuvre est un « excellent conteur, capable en peu de pages de partager mille et une cultures ». Les deux livres sont vendus à 8.000 F pour « Récits sur mon village » et 12.000 F pour « Un mariage ubuesque : l’odyssée d’Habiba ».

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La rédaction de www.chateaunews.com

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