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Bienvenue à l’Extrême-Nord : La Région du mil rouge et du riz savoureux naturellement parfumé

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L‘Extrême-nord est un savant mélange de contraste social, de splendeur sauvage et de beauté de la nature faisant d’elle « la plus belle des régions ».En entrant à Maroua par l’aéroport de Maroua Salak, pour un nouveau venu dans la ville, vous avez l’impression que le soleil y est plus brillant. L’astre solaire, n’a presque pas de nuages dans le ciel pour arrêter les rayons. La nature offre à voir une végétation sahélienne, arbustive voire herbacée donc peu d’arbres, une étendue ocre de sable entrecoupée de mayo sableux où le regard peut se jeter à l’horizon sans obstacles. Par moment le regard croisera au passage des vestiges de l’opération sahel vert, des arbres, des nîmiers surtout qui bordent les grandes avenues de la ville. Ces grands végétaux conquérants du désert habillent de leurs branchages les espaces et fournissent de l’ombre près des habitations. Cela semble de prime à bord inattendu pour une zone sahélienne.

L’urbanisation est l’une des choses qui fait défaut à la majorité des cités camerounaise. En cela Maroua frappe à l’œil du visiteur avec la régularité de son plan en damier. Séjourner dans la métropole de la région à l’Extrême, c’est quitter la brutalité du paysage urbain qu’offrent certaines localités du pays. Vu du ciel, on croirait pavaner sur un échiquier. « C’est très beau ! » s’exclame généralement la personne qui découvre cette particularité pour la première fois.

Un tour dans la commune de Maroua II, particulièrement à Mogazang Ngawa, permet de découvrir le parfait mariage entre les habitations et les flans des montagnes. La ville donne l’impression d’une niche au pied des collines. Vous comprendrez que Maroua en réalité est la vallée de la déformation géologique qui a formé les monts Rhumsiki et Kapsiki.

Les nombreux mayos à l’origine des ponts de différentes couleur, vert, orange,… on observe des radiers de la ville qui ne sont en fait que les canaux de ruissellement de l’eau de montagne qui se collecte en dévalant les pentes et s’écoulent dans la vallée. Cela explique aussi les nombreuses zones marécageuses de la ville qui permettent la culture du mil dit « Karal ».

Parlant de Rhumsiki et Kapsiki, ces deux pic de la nature sont mari et femme. Situés dans le Mayo Tsanaga, lorsque l’on emprunte la route de Mogodé à Bourrha, pour y parvenir un périple de combattant vous attend. La route de montagne sinueuse, caillouteuse, façonnée par l’action des voitures de brousse et de l’homme n’est praticable qu’en 4X4 et encore… Mais au bout de cette épopée, vous êtes saisi et subjugué par la beauté du paysage.

La hauteur vous donne une vue panoramique imprenable par le plus grand des appareils photographique. Comme quoi, la vraie beauté est difficile à conquérir. De quoi faire prendre conscience de l’infiniment petit que vous êtes devant la nature, sa beauté et aussi de la grandeur de Dieu. Une brève introspection vous fait comprendre que les hommes qui ont construit les pyramides, la muraille de Chine qui jusqu’aujourd’hui influencent la perception de l’univers étaient des géants. A vous il apparait à ce moment, qu’il reste encore du chemin pour appartenir à ce type de panthéon.

Autres faits remarquables sont les maisons aux murs de pierre comme des coteaux à flancs de colline, les bouquets de mil prêts à être récoltés. Le bétail en train de brouter paisiblement dessine des arabesques d’un genre particulier sur les montagnes. L’air y est frais, pur et agréable à respirer le matin.

Maroua c’est aussi l’agriculture et l’activisme des femmes paysannes. La fraicheur des microclimats permet des cultures inimaginables pour cette région réputée torride. La terre donne à produire des pommes de terre, des légumes, du soja, du manioc, des arbres fruitiers, en plus des spéculations courantes.

Dans ces décors pittoresques, les producteurs vous parleront des éléphants qui cherchent des fruits et mangent les récoltes ; les bergers des lions et des hyènes qui attaquent les chèvres et le bétail. Des histoires qui attisent les curiosités et donnent envie de se lancer à l’assaut des animaux dans le parc de Waza perdu dans le département Logone et Chari. Surplombant ces temps d’insécurité, la nature offre à voir ses belles surprises à qui sait regarder.

Le coté nature indomptable reste intacte. Des sites aux plantes en passant par les hommes et les animaux, on trouve à l’Extrême-Nord de quoi se rincer les yeux. Les zones aussi bien rurales qu’urbaines, de vallée ou de montagne offrent un spectacle unique. En période de maturité des céréales, plantations de mil rouges majoritairement à perte de vue ressemblent à un champ de fleurs de vert aux bouquets roux. Maroua, des régions tu es la plus belle!

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La rédaction de www.chateaunews.com

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