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L’incivisme des populations entretient les bidonvilles à Ngaoundéré
Le phénomène des bidonvilles prend de l’ampleur dans l’Adamaoua notamment la capitale régionale caractérisée par la multiplication des taudis, l’anarchie et l’insécurité foncière.

Le désordre urbain demeure l’un des défis majeurs au Cameroun.  Les villes sont malades, insalubres et malsaines à vivre. Les différents programmes et institutions en charge de cet aspect ont montré des limites. Le visage des villes dans l’ensemble du pays est resté terne à ce jours. Pourtant le gouvernement s’investit à transformer les périmètres urbains. Les chantiers et investissements se multiplient ces dernières années. Des gros efforts amoindris par l’incivisme et la planification approximative des chantiers. Si l’on s’en tient  à la définition des spécialistes des bidonvilles, « une zone urbaine très densément peuplée, caractérisée par un habitat inférieur aux normes et misérables. », nos villes collent bien à ladite description.
Rendu à la 29ème journée de l’Habitat célébrée sous le thème « la voix du taudis » instauré les premiers lundi d’octobre, la 2ème commémoration des Villes instituée le 29 octobre et celle de urbanisme du 8 novembre 2014 dans l’Adamaoua, l’heure est à la réflexion. La commémoration a servi de prétexte pour passer des paroles à l’acte. La posture adoptée par les autorités vise à faire reculer les bidonvilles qui gagnent du terrain dans la région du château d’eau. Le gouverneur Abakar Ahmat et ses collaborateurs se disent déterminés à rendre les cités attrayantes et plus agréables. Réduire l’écart entre les services urbains et la satisfaction des besoins des populations est un défi qui s’annonce difficile tant l’incivisme est ancré dans les habitudes. Les autorités interpellent l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité sociale.
La région carrefour du triangle national connait un véritable boom démographique depuis 2005. En près de 10 ans le paysage jadis pittoresque de Ngaoundéré s’est métamorphosé en cité en quête de modernité. La transformation n’est pas sans problèmes, qui donnent le tournis urbain.  La cacophonie se traduit par l’occupation anarchique de l’espace et des zones à risque. La situation est diversement vécue par les populations dans les zones. A Joli soir, Onaref, Ndelbe, Burkina, Bamiyanga, etc. les habitants côtoient les  eaux souillées et la promiscuité. Ce côté pathétique des quartiers n’est que la partie visible du malaise urbain.
Nombreuses sont les difficultés qui entravent l’épanouissement des populations. La  gestion des déchets, l’hygiène, le déversement des produits chimiques dans la nature, l’absence de route, l’usurpation des cimetières, l’occupation des flans de montagne, l’envahissement des marécages et autres zones à risque sont autant de manifestation du règne de l’anarchie dans la région. Les populations ne font plus la distinction entre les espaces publics et les patrimoines privés. A cela s’ajoute un assainissement maladroit parfois fruit des politiques d’urbanisation inadaptées à nos villes.
Ces constats sont la conséquence d’un manque de services  de base, le surpeuplement, la précarité qui poussent les personnes indigentes à croupir dans des habitats non conformes. Conscient que « faillir sa planification, c’est planifier sa faillite », le MINHDU a financé l’élaboration des documents de planification des villes de Ngaoundéré pour les inscrire dans la perspective d’une urbanisation durable. « Le document de planification de Ngaoundéré et la cartographie de base par image satellite dès leur finalisation constitueront des clés d’urbanisation pour les magistrats municipaux. » précise le délégué régional Minhdu Adamaoua. De la sorte renchérit-il, les  villes de la région pourront s’inscrire dans le registre de celles intégratrices pour un développement harmonieux et cohérent des établissements humains.

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