koppo
NEWSLETTER

Français     English

Partager cet article / Share this post
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le rappeur est la légende à qui les organisateurs dudit festival et les festivaliers rendront hommage au cours de cette 4èmeédition.

Le courage, il en a eu. Sinon, son album intitulé « Si tu vois ma go » n’aurait jamais vu le jour. Malgré la confiance de son producteur de cette année là. Nous sommes en 1996. Le public est massivement sorti pour venir vivre l’événement dénommé « la nuit du rap » à Douala. L’attraction du jour est notre « Michael Jackson camerounais » Kriss Badd. Pendant l’intermède, le jeune rappeur Koppo est invité sur la scène. A peine aligné trois phrase de son couplet en camfranglais, un argot local, il est hué par la foule. Difficile fut le chemin pour aller jusqu’au bout de son texte. Malgré cette opposition, Koppo n’a pas baissé les bras. Huit ans après, il revient sur la scène avec son premier album solo, l’unique jusqu’ici, « Je go ». Une somme de textes originaux, qui rappelle les œuvres du groupe Negrissim, conçus à la sauce de chez nous : le camfranglais. C’est la révélation de l’année. Le méprisé d’hier devient l’adulé du rap Camerounais.

Aujourd’hui, la plupart des rappeurs surfent sur ce style. Lequel semble bien porter ses fruits. Donc, le choix de Koppo comme la légende à honorer au Douala hip-hop festival 2014 n’est pas un fait du hasard. « Le hip-hop camerounais est entrain de changer sa manière d’être dite. Koppo est le premier qui a réussi à vendre le parlé de nos quartiers avec le rap. Il n’était certes pas le premier à le faire, mais il a été le premier à marquer les esprits. Le but de cette reconnaissance est de rappeler aux jeunes qui arrivent dans le rap qu’il y a eu des personnes qui souffert le martyrs pour que le hip-hop soit accepté », explique Didier Toko, membre du comité d’organisation du Douala hip-hop Festival pendant la conférence de presse ce 18 décembre 2014. Et de rappeler : « L’année dernière, c’était Sadrack qui a beaucoup œuvré et qui continue d’œuvrer pour le hip-hop camerounais. Aujourd’hui, la légende c’est Koppo et demain, ce sera un autre rappeur que nous choisirons parmi la multitude qui existe ».

 

Artistes étrangers invités

La question a été posée par un homme de média aux membres du comité d’organisation. Pourquoi en quatre éditions, vous n’avez pas invité un seul artiste international ? « Si nous n’avons jamais pensé à faire venir les artistes étrangers c’est parce qu’on souhaite que les artistes locaux soient d’abord de véritables stars chez eux. Peut-être que ce sera possible dans quinze ans ou moins mais pour le moment, on veut faire avec les locaux afin qu’ils grandissent », rétorque Alchimiste, ancien rappeur et membre du comité d’organisation. Et Jules Nya, le programmateur, d’ajouter en guise d’explication : « Ailleurs, ce sont les festivals qui créent les stars et non le contraire. C’est pour cela que nous donnons la chance aux jeunes artistes locaux avec un équilibre parfait entre les artistes francophones et anglophones du pays ». Pour cette édition qui va du 27 au 29 décembre 2014 au stade Soppo Priso à Bonapriso, les artistes et autres participations pourront prendre part, gratuitement, aux ateliers de formation donc les inscriptions sont en cours sur le site du festival.

 

© CamerPost

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

× 1 = 10