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L’on ne remerciera jamais assez le Président Guinéen pour l’organisation de cette 30ème édition de la Coupe d’Afrique des Nation de football, grande messe du domaine sur le continent. En moins de deux mois de préparation, après le désistement du Maroc craignant la menace Ebola, il était difficile de faire le miracle. Le temps était certainement très court pour pouvoir caler tous les détails.

L’organisation de la CAN, ce n’est pas que la compétition, il y a la logistique, les infrastructures, l’hébergement, la restauration, la sécurité, la communication, la santé, le loisir, entre autres éléments  à prendre en compte.  Il s’agit aussi de 16 équipes à contenter, des invités de marques à accueillir à l’ouverture comme la clôture de l’événement, des centaines d’officiels à gérer, des milliers de supporters à encadrer, des populations à mobiliser… un peu trop de chose à gérer pour s’en sortir en deux mois.     

Malgré la bonne volonté et la détermination excessive du peuple équato-guinéen, beaucoup d’aspects n’ont pas pu être finalisés avant le démarrage de la compétition. Le mérite du pays salvateur de la CAN 2015 a été de disposer d’avance de certaines infrastructures sportives de qualité héritées de l’organisation couplée avec le Gabon de la CAN 2012.  Dans la mobilisation, les visas et accréditations ont été donnés tardivement à certains. Nombreux sont ceux des participants à cette grande fête qui n’ont pus se rendre en Guinée Equatoriale, faute de documents officiels.

Sur place, les acteurs du spectacle footballistique ont découvert des stades de qualité et aires d’entrainement en nombres insuffisants. Plusieurs délégations telles les Tunisiens pour ne citer que cette délégation en fait les frais.  Plus contraignant, les cadres d’hébergement et les moyens de communication n’étaient  pas disponibles partout et pour tous. Une disparité qui aura frustré et irrité certaines équipes sans pour autant entamer leur envie de jouer.

La fête du foot, c’est aussi et surtout le public. C’est lui qui fait le show et motive les acteurs. Le douzième joueur qui anime les stades. La Guinée Equatoriale, plus petit Etat africain à voir organisé la Compétition africaine de football, manque de public accro du sport roi. L’on l’aura très souvent remarqué, les supporters  étaient faiblement présent dans les stades. Certaines rencontres ont démarrées avec moins d’un quart des gradins occupés.  Très souvent, la grande masse de fans rejoignaient l’ambiance du match au milieu de la rencontre.  

Pour remédier à cette impasse, 30 000 euro ont été déboursés par le président Ombiang Guema Bazogo pour acheter les tickets d’entrée aux stades. Des sources parlent d’une décision obligeant les agents de l’Etat d’aller vivre les matchs pour faire foule dans les stades. Après tout, l’idée n’avait rien de fâcheux au contraire, de mobiliser l’ensemble de la communauté autour de ce grand événement organisé à domicile.  Après tout, la CAN 2015, c’est l’affaire du peuple Equato-guinéen qui l’accueil.
Une teinte noire qui gâche la fête
La volonté de la Guinée équatoriale d’offrir un tremplin dans ses installations à cette 30ème  CAN n’aura pas suffit pour semer définitivement  la graine du fair play en chacun. C’est en véritable Hooligan que plusieurs ressortissants ont vécus la demi-finale disputée contre les Blacks Star du Ghana. L’écrasante victoire 3-0 en faveur des adversaires de l’équipe nationale aura attisé la colère des supporters locaux qui ont transformés le stade en champs de bataille.
A l’aide de bouteilles et autres projectiles, les Equato-guinéens ont empêché le match de se poursuivre pendant plus de 40 minutes. Une situation qui aura occasionnée une confusion totale entre acteurs et membres de la Confédération africaine de football (CAF) obligés de jouer les sapeur-pompiers. En respect au règlement, la rencontre s’est poursuivie après que la foule ait baissée sa fureur au chrono prêt.
Conscient de la  gravité de la situation, les joueurs Equato-guinéens sont allés eux même vers le public pour les supplier de se calmer. Ce  malencontreux incident aura au passage terni une fois de plus l’image de la Guinée Equatoriale. Un fait qui fait suite à l’affaire du pénalty  imaginaire accordé en quart de finale et dont l’arbitre de la partie a écopée de 6 mois de suspension. Emporté par leur faiblesse pour leur équipe nationale en pâture sur le stade, les supporters ont oubliés que le football n’est qu’un jeu.

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