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La jeunesse de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-nord s’est fortement mobilisé autours des élites et autorités pour marquer sa volonté de perpétuer la tradition de la fête nationale de la jeunesse célébrée tous les 11 février, rendue à la 49ème édition en 2015.

Ngaoundéré : fête sans débat

C’est par centaines que les jeunes de la région du château d’eau du Cameroun se sont retrouvés à la place de l’indépendance de Ngaoundéré pour leur traditionnelle fête. Bien vêtus et l’allure fier, ils ont tenu à exprimer leur volonté de construire l’avenir à travers des pas rigoureux et engagés. Dans les tribunes, le gouverneur Abakar Ahmat ainsi tout le gratin administratif et politique ont appréciés la démonstration de vigueur de la tribune. Fidèle à la tradition, les enfants du primaire ont ouvert la marche suivi par les ainés du secondaire, des centres de formation avant de céder la place au supérieure et mouvement associatifs. Dans l’ensemble aucune innovation majeure n’est a relevée si ce n’est la particularité des accoutrements de majorettes qui n’ont laissées personne indifférent.

Le climat d’insécurité qui prévaut dans l’Extrême-nord n’aura pas entaché la fête. « Nous avons vécu un beau défilé de plus 2h30 minutes, avec plus de 150 établissements et groupes associatifs. Les jeunes se sont illustrés à travers leurs messages et enthousiasmes. Les jeunes ont promettent d’aller dans le sens des orientations du chef de l’Etat » déclare le gouverneur après le défilé. Le patron de la région conscient de la responsabilité qui lui incombe prend à cœur les prérequis nécessaire au succès de ses jeunes que sont l’éducation de qualité, la santé et l’emploi. Sur les banderoles et pancartes les messages étaient significatifs « Non à la violence, à la corruption… oui au culte de l’effort, à l’amour de patrie…».

La jeunesse a une fois encore réaffirmé son attachement à l’intégrité du territoire. Seulement des fausses notes sont à relever dans l’organisation. Le thème de l’édition cette 49ème édition « Jeunesse et préservation de la paix pour un Cameroun émergeant » n’a pas fait l’objet d’une analyse profonde de la par des jeunes. « Nous avons enregistrés peu de débats et causeries éducatives autours du thèmes. La fêtes est resté pour une fois encore superficielle en ces temps de crise sécuritaire » déplore un responsable local de la jeunesse et de l’éducation civique. Des insuffisances organisationnelles qui ont pour conséquence une faible appropriation des concepts clés.

Passage des Scoots à la Place de l’independance de Ngaoundéré le 11 fevrier 2015

Fotokol : défilé symbolique

La première fête de la jeunesse en temps de guerre s’est réduite à la phase protocolaire. Sur le pavé, les jeunes aux effigies du parti au pouvoir ont exprimés leur attachement à la paix. Dans les faits, le défilé en lui-même s’est déroulé en moins de 5 sous très haute surveillance. Une symbolique qui aura permis à la jeunesse de la localité de communier avec leurs paires à travers le pays.

Traumatisée mais déterminés, la centaine de jeunes et public encadré par l’armée ont dit non à la démoralisation. « Boko haram passera et la jeunesse de Fotoko survira » nous dit un ressortissant de la localité joint au téléphone. Ce mercredi jour de fête nationale encore, les islamistes ont bien voulu gâche l’ambiance. Aux premières heures la ville s’est réveillée avec le bruit des violentes explosions retentissant tout prêt sur le sol nigérian. Au moins quatre insurgés ont été abattus en tentant une incursion en terre camerounaise de ce côté.

Entre temps l’armée Tchadienne repoussait une tentative de reprise de Gambaru au Nigéria voisin par les éléments de boko haram. Plus de peur que de mal, les terroristes seront repoussés par la vaillance des soldats. La ville de Fotokol porte encore les stigmates des combats d’il y a une semaine. Des centaines de personnes et pauvres innocents ont perdus la vie, des nombreux dégâts matériels enregistrés.

Kousséri : fausse alerte de Boko Haram

La crainte des attaques des éléments de Boko Haram aura failli gâcher la fête. La panique s’est emparée de la place du défilé de kousseri dans le Logone et Chari ce 11 février lorsque des élèves se sont écriés boko haram au sein de la foule. Suite à cette alerte, un élément du Bataillon d’Intervention Rapise (Bir) a tiré des coups de feu en l’air. « Cela a créé un affolement générale au sein du public présent pour le défilé car ils pensait que c’est encore la secte qui s’invitait contre toute attente au défilé. Nous aurions été choqué et déçu si c’était le cas car les gens aurait pris peur aux prochaines manifestations publiques pour leurs enfants » témoigne une habitante de Kousséri joint au téléphone.

Les bruits de l’arme ont occasionné une débandade dans les rangs. L’alerte qui a suscité l’attention des forces de sécurité et de défense qui veillaient au grain pour que ce défilé ne connaisse aucune fausse note. Tout est vite revenu à la normale quelques minutes après. D’après des sources sécuritaires, tout serait parti de la présence en civil d’un homme en tenue dont l’arme discrètement dissimulé a été détecté par des enfants. Ceux-ci ont pensé à leur tour qu’il s’agissait un individu mal intentionné dont d’un adepte de la secte islamique.

Pris de panique, les élèves qui se préparaient à marquer les pas ont crié : « Boko Haram ! Boko Haram !…» en vue d’alerter les forces de l’ordre présent sur place. Il faut noter que Kousseri est l’une de celles placée au rouge sur le plan sécuritaire. Kousséri est une ville stratégique par laquelle transitaient les armes de la secte en provenance de la zone sahélienne. Les jeunes de cette ville sous haute surveillance ont pu vibrer dans le calme au rythme de la fête nationale de la jeunesse. Fort heureusement, le présume membre de Boko Haram qui a suscité l’alerte des élèves n’était autre qu’un gendarme en civil, qui a été identifié.

Notons que depuis quelques temps, la sécurité s’est renforcée. Plusieurs membres de la secte ont été interpelés, de nombreux autres abattus avant ou pendant leurs forfaits et des caches d’armes dissimulées un peu partout dans la ville découvertes par les forces de l’ordre. La forte présence de l’armée camerounaise et tchadienne qui y a installé son quartier général, vient davantage rassurer la population qui vivait dans la psychose après les attaques répétées de la secte.

 

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