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Le Responsable régional de la SCAAP Adamaoua s’exprime sur la question du droit d’auteur et ses relations avec les artistes.

 

La société civile des arts audiovisuel et photographique (Scaap) à ne pas confondre avec la Socadap, la Sociladra, la Socam est au service des producteurs vidéo, les photographes et autres artistes du secteur. Ces domaines vont de pair puisqu’on ne peut pas faire cinéma sans photo et encore moins une maquette sans photos. Les uns et les autres doivent savoir que nous sommes là pour eux.
La photographie est un art comme la musique et la peinture. C’est-à-dire que la photo exige de la technique, de l’originalité, de la créativité et de la qualité autant que pour les autres œuvres de l’esprit. Il est temps que les gens comprennent que lorsqu’on dit photographe, il s’agit des professionnels et non des amateurs qui tiennent aussi des appareils numériques lors des cérémonies.
Il ne suffit pas seulement d’être cinéaste, photographe, produire des œuvres qui ne sont pas enregistrées. L’artiste ne va pas prétendre avoir le droit d’auteur s’il ne produit rien. Le créateur doit matérialiser son travail par un passage dans les sociétés de gestion des droits collectifs des auteurs. Ce sont elles qui sont habilitées à vous donner un canevas à suivre. Les artistes préfèrent produire leurs œuvres et les revendre sur le marché sans penser à les protéger. On se dit auteur compositeur, arrangeur… lorsqu’on est affilié dans une société de gestion du droit d’auteur.
Les artistes conscients qu’ils pratiquent un métier réglementé doivent aller vers l’administration qui gère leur patrimoine collectif. Si les artistes veulent de plus amples informations, qu’ils se rapprochent de nous. Aucun responsable de société de droit d’auteur ne peut prétendre faire le porte-à-porte au quartier pour rencontrer les artistes. Beaucoup confonde les associations de professionnels du quartier avec les sociétés de droit d’auteur. Pour ma part, le constat est que les gars ne veulent pas comprendre exactement ce qu’ils font eux mêmes.

Les motivations de la rencontre avec les artistes de l’Adamaoua
L’opportunité de la rencontre m’a permis de dégager avec les artistes au lendemain de ma prise de service les objectifs majeurs que nous aurons à mener au courant de l’année 2015. Aussi, les problèmes des artistes sont transversaux sur l’ensemble du territoire. Mais il n’en demeure pas moins vrai qu’il pourrait y avoir des spécificités par rapport à l’Adamaoua. Tels sont les deux centres d’intérêt qui ont encadré cette première rencontre entre les artistes et moi, représentant du ministre des arts et de la culture dans la région.

 

 

Pouvons-nous dire que la rencontre produit des fruits ?
Bien sûr! Sur le plan institutionnel, il nous revenait de décliner un certain nombre d’activités que nous sommes appelés à mener au regard de notre cahier de charge. Ces missions régaliennes touchent autant la sauvegarde du patrimoine national que la promotion du cinéma, la musique, le livre, le théâtre… ou la vulgarisation du droit d’auteur. Au delà de ces activités institutionnelles, il y en a d’ordre privées ou communautaires qui revêtent un intérêt particulier à l’instar du festival Nyem-Nyem. De même, il nous revient de nous approprier et d’encadrer les projets portés par les artistes ou groupes d’artistes locaux.

 

Quelles conclusions vous faites ?
Mon premier contact avec les artistes m’a laissé une vive émotion. La région de l’Adamaoua est un vivier culturel et il n’est pas question de ne pas dormir sur les acquis. Il y a matière à réflexion sur les activités qui doivent être menées par nous acteurs. J’invite les artistes à plus de métier et de professionnalisme pour l’avenir. Ils bénéficient de toute la disponibilité de l’ensemble de la délégation des arts et de la culture de l’Adamaoua. Nous sommes là pour les accompagner.

 

Quel est votre regard sur la région de l’Adamaoua ?
L’Adamaoua dispose d’un potentiel formidable sur le plan culturel. En regardant la carte culturelle de l’Adamaoua, il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’il y a des choses intéressantes à découvrir. Le Festival Nyem-Nyem organisé du 13 au 15 Février est l’illustration de cette richesse du patrimoine local. Tout ce que je peux dire c’est que cela doit servir au développement de la région.

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