jp matou
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Le 12 février dernier, le nouveau Délégué régional des arts et de la culture de l’Adamaoua a échangé  avec les acteurs culturels de sa zone de compétence dans l’optique de jeter les bases d’une collaboration fructueuse. Une cinquantaine d’opérateurs dans le secteur ont répondu présents à cet appel parmi lesquel JP Matou, preuve que les artistes et promoteurs restent ouverts à toutes collaborations avec l’administration pouvant favoriser le développement durable de la culture.

JP Matou en tant que l’un des aînés de la musique dans la région de l’Adamaoua, que t’inspire cette première rencontre avec le nouveau délégué régional des arts et de la culture qui vient de se dérouler ?
Il y a toujours eu tant de rencontre de prise de contact entre les délégués régionaux des arts et Culture et artistes. C’est la suite qui va nous prouver que les choses vont changer. C’est déjà bien d’avoir initié cette rencontre au vue de la forte mobilisation des acteurs pour une première fois depuis longtemps dans la région. Sinon l’actuel délégué nous a promis beaucoup de choses et nous attendons le concret. Il est grand temps que la culture évolue dans l’Adamaoua.

 

 

JP, comment analysez-vous la réalité culturelle de l’Adamaoua ?
Pour ma part, la réalité culturelle est très difficile dans la région du château d’eau. Les populations considèrent les artistes comme des sous hommes et ne prennent pas au sérieux leur travail. Cela a un impact négatif sur leurs activités et freine considérablement le développement du secteur. Par contre lorsqu’il y a une commémoration ou un événement, on pense aux artistes pour venir amuser la galerie. C’est une habitude locale qu’il faut changer pour que les choses avancent dans le domaine de l’art. Nous croyons en ce que nous faisons et à la contribution que nous apportons à la région. Il faut simplement que les gens nous y accompagnent et les résultats suivront. D’ailleurs malgré tous ces aléas, les artistes d’ici continuent de briller sur la scène nationale et internationale, preuve qu’il y a du potentiel à revendre.

 

Pour vous, où se situe le blocage ?
Je pense que c’est au niveau de la communication. Quand je parle de communication, j’évoque la circulation de l’information sur les activités et opportunités entre les différents partenaires de la culture dans l’Adamaoua. Il y a plusieurs intermédiaires qui gravitent autour de la culture qui sont mal informés sur l’évolution des choses. Prenons le cas des journées mondiales et des commémorations, les délégations et institutions ont chacune au moins une journée de célébration annuelle qui aurait pu mobiliser les artistes. Cérémonie ou manifestation riment avec culture mais dont l’artiste ne ressent nullement l’impact dans sa vie. Vue de cette manière la culture devait être dynamique car les artistes sont plus sollicités que maintenant.

 

Une proposition comme contribution ?
Ma proposition est simplement que les artistes soient véritablement employés par les promoteurs de l’Adamaoua dans la mise en œuvre de leurs événements. La région souffre d’une insuffisance de cadres d’expression, de sponsors et supports pouvant faire rayonner l’art comme dans le passé lorsque l’ex- Alliance franco-camerounaise de Ngaoundéré fonctionnait.

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