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Le plaidoyer pour une meilleure stratégie de lutte contre le paludisme initié par la délégation  régionale de la santé publique de château d’eau vise à réduire nombre de victime de cette maladie qui continue de décimer les populations du septentrion et ceux de l’Adamaoua en particulier.

 

Le paludisme  est la première  cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et chez les femmes enceintes.  Les responsables de la santé publique de l’Adamaoua sont résolus à stopper  la propagation du paludisme dans la région château d’eau. C’est dans ce sens que c’est tenu  une réunion de plaidoyer  en vue de lutter contre le paludisme dans la région de l’Adamaoua le week-end dernier à la salle de délibération de la communauté urbaine de Ngaoundéré. C’est une rencontre  qui a mobilisé  les magistrats municipaux, le personnel médical et le public venu nombreux pour la circonstance autour du représentant gouverneur Manga titus.  Lors de cette assise, un exposé a été fait par le docteur Fadimatou  Altiné  chef d’unité régionale de la lutte contre le paludisme.  Elle a montré  les stratégies pour combattre le paludisme dans la région de l’Adamaoua  qui malgré les avancées  notées demeure la première cause de maladie. Les participants ont aussi été  édifiés sur les origines même du paludisme.

Les statistiques présentées par les spécialistes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sont de nature à filer la fièvre. Malgré ses origines africaine, le parasite du paludisme « plasmodium falciparum » sévit de  l’Afrique à l’Asie, en passant par l’Amérique. Plus aucun continent n’est épargné par la maladie qui fait de ravages parmi la population mondiale. Ce parasite infecte plus de 200 millions de personnes par an dans le monde. Il est donc  estimé que les efforts mondiaux pour combattre et éliminer le paludisme ont permis de sauver 3,3 millions  de vies depuis 2000, en réduisant les taux  de mortalité palustre de 42% au niveau  mondial et 49% en Afrique. Un engagement politique accru et un financement  élargi ont contribué à réduire l’incidence du paludisme de 25% au niveau mondial et de 31% en Afrique. Selon le délègue régional de la santé publique de l’Adamaoua docteur Hamadiko Harouna, 106 793 cas de paludisme simple ont été recensés  dans les formations  sanitaire en 2014 ; dont 43 927 enfants de moins de cinq ans soit 41,3% et 62 866 personnes de cinq ans et plus soit 58,7%. Cependant, 21 787 cas de paludisme simple ont été pris en charge gratuitement dans  les formations sanitaires de la région, soit une couverture de 49,6%. Et sur 559 décès toutes causes confondues des enfants de moins de 5 ans enregistrés dans la région de l’Adamaoua, 314 sont causés par le paludisme soit 56,2%.  

Ces éléments et révélations justifient assez bien la nécessité d’une remobilisation des acteurs engagés contre cette vieille pandémie. La réunion de plaidoyer tenue à la salle de la délibération de la communauté urbaine de Ngaoundéré le 23 avril dernier rentre dans cette dynamique de réactivité. La rencontre a mobilisée  les magistrats municipaux, le personnel médical et le grand public autour du représentant gouverneur Manga titus pour stopper l’avancée du paludisme.  Devant la persistance de la pandémie, Manga Titus  représentant  Abakar Ahmat gouverneur à interpelé l’élite locale ainsi que l’ensemble de la communauté. « Vous êtes  les autorités de proximité, les leaders  traditionnels et religieux vous devriez  vous rendre compte  des missions statutaire qui vous sont dévolues, mettez un point d’honneur sur la pleine implication des leaders  traditionnels et religieux  en matière de sensibilisation de proximité de mobilisation sociale par apport  à la lutte contre le paludisme… » a-t-il déclaré  aux soldats du palu. Des recommandations que les autorités administratives, religieuses et traditionnelles ainsi que les forces vives disent ne pas tombées dans les oreilles de sourds.

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