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La qualité des aliments consommés au quotidien par les populations accentue les risques de malnutrition au sein des communautés.

 

La politique nationale contre la malnutrition semble débordée face à l’ampleur du phénomène de santé publique qui gagne du terrain. Environ 40% d’enfants de moins de 5 ans  et 60% des femmes sont atteints d’anémie au Cameroun. C’est ce qui ressort des données de l’Enquête Démographique et de Santé et à indicateurs Multiples rendues publiques la semaine dernière à Ngaoundéré le 24 avril dernier.
A l’origine de ce problème de santé, les spécialistes évoquent la carence  en micronutriments observée dans les aliments consommés aux quotidiens. On apprend que très peu des Camerounais surveillent leur ration alimentaire en mettant l’accent sur la fortification c’est-à-dire l’enrichissement des denrées alimentaires à certains nutriments essentiels, notamment  l’Iode, le  Fer, le Zinc et la Vitamine A. C’est ainsi que, la recrudescence au cours de ces dernières années au Cameroun de la sous-nutrition consécutive à la carence en certains micronutriments dont la pression qui y est associée pèse sur les systèmes de santé déjà surchargés apprend-on.

Etant donné,  le besoin urgent des actions de la part de toutes les parties prenantes afin de relever les défis pour réduire le risque de sous-nutrition par l’enrichissement d’aliments en nutriments,  en 1991, le gouvernement a instauré les techniques de fortifications sus cités au sein de la population dans le but d’atteindre la grande masse. D’où une baisse considérable du taux de goitre et des troubles dus aux carences en iode au Cameroun ces dernières années. « Ces techniques ont fait leur preuve au Cameroun, raison pour laquelle nous voulons d’avantage changer les choses » indique Mme Mahop du ministère de la santé publique.
D’après le ministère de la santé,  le gouvernement a fixé l’objectif de réduire de 50%  les cas d’anémie enregistré au Cameroun en 2014 dans le cadre de sa post évaluation en 2011. En ce moment, le cap ne semble pas être respecté d’où la sollicitation des industriels dans cette politique avec notamment la collaboration de Nestlé Cameroun pour la vulgarisation de cette information. Car semble-t-il, ses produits répondent aux normes requises par le gouvernement Camerounais.
L’atelier de communication sur la fortification et la bio-fortification alimentaire organisé à l’Université de Ngaoundéré le 24 avril dernier à relancé le débat sur les mesures applicables. «  On pense que Ngaoundéré avec son école ENSAI qui forme les ingénieurs des industries agroalimentaires, c’est eux qui vont à l’avenir prendre en charge le problème de santé publique, ils seront les futurs décideurs pour avoir un rôle à jouer dans la mise en œuvre des plans des stratégies de l’Etat » Indique Richard Dongue, Directeur de la communication des affaires publiques de l’Afrique Centrale.  
L’on a mis accent sur un thème interprétateur, à savoir notamment « importance de la fortification des produits alimentaires pour combler les carences en micronutriments ». D’après Dr Edith Fombang de l’Ecole Nationale Supérieure Agro-Industrielle de l’Université de Ngaoundéré, qui estime que  «  Les efforts consentis entre le ministère de la santé publique, l’Université de Ngaoundéré et Nestlé Cameroun, est une bonne option car dans cette chaine chaque acteurs va apporter sa contribution à cette lutte pour réduire à sa plus simple expression ce phénomène de malnutrition ».
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