galim tignere
NEWSLETTER

Français     English

Partager cet article / Share this post
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux jours durant, ce peuple de la région de l’Adamaoua au Cameroun a honoré ses illustres devanciers, combattants infatigables et victorieux des envahisseurs. Notre envoyé spécial y était.

 

Nouveau départ

Pour ceux qui ont déjà participé au festival patrimonial Nyem-nyem, ils savent ce que hardiesse peut vouloir dire. entre deux articulations de la fête, le festivalier est imprégné de ce qui finalement semble être le signe particulier de ce peuple. pour notre part, y séjourner pour cette énième édition aura été un moment inoubliable. entre les péripéties de l’évasion à la montagne, lieu des exploits guerriers d’antan, et les danses traditionnelles de rappel de ce courage qui préserva ce pays d’une spoliation consécutive à l’envahissement complet, les sensations n’ont pas manqué.

routeparlant justement de spoliation, il est à regretter que pour l’édition 2015, l’on n’ait eu droit qu’aux réjouissances en quelque sorte. en écoutant les épopées des guerriers ainsi célébrés se raconter à l’infini avec des variations, l’on ne pouvait ne pas se demander pourquoi n’avoir rien prévu d’autre au programme. il eût été bon, à notre sens, d’étaler à la face du festivalier les ressorts de cette hardiesse. Je pense là à des aspects comme les recettes culinaires ou à des conférences, pourquoi pas des colloques, sur l’histoire de ce peuple ainsi que sa culture. serait-ce la faute des moyens financiers vu qu’aucun sponsor majeur ne figurait au générique de cette édition comme par le passé ? peut-être. mais cela aura été un manque qui ne pouvait se mesurer qu’à l’aune de la célébration de la fierté et du courage d’antan. et aujourd’hui alors, que reste-t-il de ces valeurs en dehors des danses et de la fête ? le temps nous a manqué pour rechercher d’éventuelles réponses.

Heureusement que l’etat semble être préoccupé par le devenir de cette fête. A travers aussi bien l’implication du ministère du tourisme et le gouvernorat de la région. il ne reste plus qu’à ramener les sponsors et à bien ficeler l’ensemble. surtout en cette période où des compagnies de téléphonie mobile prennent leurs quartiers à Galim. Couplé à une ingénierie au point, ce sponsorship sera sans doute la clé de voute pour un nouveau départ dont le festival a besoin. les générations futures pourraient alors mieux saisir la célébration et se préparer aux batailles futures quelles qu’en soient la nature.

Par Parfait Tabapsi

1 CONTRIBUTION

  1. Avant de devenir ce que nous appelons festival aujourd?hui on parlait de Mvu?u? ri?i?. Mot a? mot Vin Tombe. Vin destine? pour le nettoyage de la tombe.
    Apre?s l?installation des nyem nyem ou Nizaa dans le cite actuel, les hommes dont les e?pouses sont de la chefferie se sont dit, pourquoi ne pas nettoyer la tombe des nos chefs gueriers qui ont valablement combattus et qui se trouvent dans la brousse? la famille royale devrait donc fournir le nécessaire pour que les beaux fils aillent nettoyer cette tombe commune.
    Avec l?e?volution des choses quelques pratiques comme tout bon africains se sont ajoute?es, la croyance en un pouvoir surnaturel qui peut aider les populations.
    De nos jours, nous parlons plus de festival nyem nyem. ce Festival doit toujours porter le nom Mvu?u?ri?i? comme marque de la culture. A cause de certaine considération religieuse, certains militent pour faire disparaître cet événement. Cet Mvu?u?ri?i? qui est et reste le seul moyen d?exprimer la culture, la langue et les traditions nyem nyem, connait de moins en moins de frequentation, moins de sponsor, moins de visiteurs. Hormi, ces reprises historique sur l?e?popee, et quelques pas de danse, les autres aspects ne sont pas mis en valeur : Cuisine, objet d?art, etc. Pour ce que qui est des conerence concert la;on est loin de cela. Une bonne organisation ferait un peu plus confiance aux amoureux du tourisme de retourner une fois de plus a? Galim.

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

7 × = 63