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Fête de l’Unité 2015 : L’Unité à l’épreuve aux frontières

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La région de l’Adamaoua affiche ses symboles, ses slogans et ses mascottes.
La parade de la fête de l’Unité a drainé du beau monde à la place des fêtes de Ngaoundéré. Mercredi 20 mai 2015, jour de fête nationale, fête de l’Unité du Cameroun, jour férié. Des boutiques et autres petits commerces de la ville de Ngaoundéré ont fermés leurs enseigne depuis la veille. C’est pourtant inhabituel. Il est 8 heures, et les artères principales de la ville sont pavoisées. Les entreprises rivalisent de pétulances à la place des fêtes, le lieu de toutes les convergences pour la fête de l’Unité. Tout le monde se grouille pour ne pas arriver après le gouverneur Abakar Ahamat, connu ici pour sa ponctualité. 10 heures pile. Et voici, les sirènes toutes hurlantes qui quittent les services du gouverneur. Le cortège s’ébranle vers la place de fête. On aperçoit quelques retardataires qui se hâtent pour prendre place. Parmi ces invités du jour, on note quelques heureux élus qui se verront épingler l’une ou l’autre des médailles sur la poitrine. Revue de troupe. L’hymne national retentit et s’achève.

Des responsables des forces de défenses de l’Adamaoua

Aussitôt, le gouverneur et sa suite prennent place. Le speaker appelle les bénéficiaires. On note la forte présence des hommes en tenue parmi les heureux bénéficiaires. Une heure durant, ils recevront leurs décorations. Le gouverneur qui ouvre le bal, épingle quelques-unes des médailles en prononçant la phrase rituelle y afférente. Puis le préfet poursuit et termine. Apres la remise d’autres prix, le défilé s’ouvre. Honneur à l’armée en premier qui ouvre le bal. Plus de 200 carrés biens calés vont défiler devant les autorités administratives, traditionnelles et les invités. Reparties dans divers secteurs d’activités. Services administratifs, organisations, partis politiques, secteur informel etc., tous passeront au pas bien cadencés, au rythme de la fanfare pour certains, chansons patriotiques pour d’autres. Il est 13 heures lorsque la parade s’achève. Juste après, les agapes reprennent de plus belle, cette fois dans les quartiers.

 

L’Unité 43 ans après…
En 43 ans d’Unité des deux Cameroun, le Grand Nord et le reste du pays continue de croire aux lendemains plus paisibles malgré la guerre imposée par la secte islamiste Boko Haram à l’Extrême- Nord, et les antis Balaka à l’Est du pays.
La commémoration de la fête de l’Unité au Cameroun est toujours un moment de convergences et de communion. Un moment durant lequel toutes les sensibilités et les tendances politiques s’accordent sur un fait : le vivre ensemble. Cette année encore, on a vécu des mobilisations sur l’ensemble du triangle national.

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Les fils Bororos arborent les couleurs du Cameroun

Genre: L’atout charme de l’intégration nationale
Olive Zeboum, gardienne de prisons, par ailleurs infirmière diplômé d’Etat tient la tête d’un carré des matons de la prison centrale de Ngaoundéré. Le pas lourd et les bras biens rythmée, elle arrache les ovations des convives assis à la tribune de la Place des fêtes de Ngaoundéré. Comme elle, nombre de femmes ont dirigés des carrés lors de cette traditionnelle parade de l’Unité, le 20 mai 2015 à Ngaoundéré et partout au Cameroun. Une approche qui voudrait monter que les camerounais sont tous égaux devant la loi et dans la gestion de « la chose publique ». Mais l’image qui est restée dans les esprits, c’est l’origine de cette gardienne de prisons, de la trentaine d’année. Originaire de la région de l’Ouest, Olive Zeboum est née dans la région du Nord Cameroun à Garoua où elle a grandi. Elle poursuivra plus tard ses études dans la région Château d’eau encore appelée la région de l’Adamaoua avant d’intégrer le corps des gardiennes des prisons. Durant tout ce temps, elle s’est intégrée et parle parfaitement le foulfouldé, la langue véhiculaire du Grand Nord Cameroun. Une belle preuve d’intégrité nationale vantée des semaines avant la fête par le gouverneur de la région de l’Adamaoua, Abakar Ahamat. « L’intégrité territorial, c’est notre plus grand bien. Et l’intégration nationale, c’est encore la preuve que le Cameroun a intégré la notion de l’unité que nous célébrons chaque années », rappelle au passage, Bouba Nasssourou, leader communautaire dans le département de la Vina approché sur la Place des fêtes.

 

Symboles: Une école témoin de l’Histoire
Crée en 1940, l’école publique de Gadamabanga, un quartier de Ngaoundéré est la plus vieille des établissements primaires de la région. Lors de son passage, les élèves de cette école publique vieille 75 ans, bien avant l’avènement de la république du Cameroun, chantent à tu tête. Des chansons patriotiques avec des messages de paix et de tolérances mutuelles sont scandées par ces enfants, avenir du pays. Eux aussi refusent « la barbarie », « la guerre », « le tribalisme », « l’exclusion », « le crime », « le vol » et biens d’autres maux qui entravent à l’émergence du Cameroun. D’autres élèves suivent dans le même ton. Ils brandissent des messages aux noms des villes camerounaises martyrisées par la guerre de la secte islamiste Boko Haram.

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Des majorettes du l’Undp en pleine parade

Dans les carrés qui suivent d’autres symboles encore plus forts. Des plus petits d’à peine cinq ans de Savannah Bilingual School de Ngaoundéré font leur entrée sous les applaudissements nourris. Un carré spécial ouvre le défilé. Ils sont vêtus des tenues traditionnelles typiques du Septentrion. Avec des chapeaux de paille et des boubous en Godon tissés. Des jeunes filles, incarnent les épouses de Sa Majesté. Elles sont de blanc vêtus et lèvent la main pour saluer les officiels. Tout le monde se lève pour acclamer ce symbole. Derrière, sa majesté et sa garde. Ils suivent les épouses et marchent droit devant eux. Un message les précède : « L’autorité traditionnelle aux côtés du Chef de l’Etat pour assurer la sécurité ». En effet, les responsables de ces établissements ont voulu faire passer le message que les autorités administratives ne cessent de lancer : il faut communiquer avec les forces de l’ordre pour venir à bout des ennemis de la république qu’incarnent depuis trois ans les membres de la secte islamiste Boko Haram et les anti Balaka qui violent les frontières nationales pour commettre des dégâts en vie humaines et en matériel. Une leçon de ces jeunes élèves qui cadre aussi bien avec le thème de la 43eme édition de la fête nationale de l’unité du Cameroun : « Forces de défenses en synergie avec les forces vives de la nation pour relever le défis sécuritaire et préserver la paix et la stabilité du Cameroun et en Afrique Centrale ».

 

Nostalgie: Des fidèles d’Ahidjo rendent hommage « au Père de l’Unité ».
Des nostalgiques de l’Unc, l’ancêtre du Rdpc se sont fait voir à leur tour. Les fidèles à Amadou Ahidjo, le tout premier président de la république du Cameroun, ne voulait pas laisser passer ce moment historique. On a donc aperçu quelques-uns qui arboraient des gandouras et des T shirts frappé du visage de l’ancien président Camerounais décédés au Sénégal ainsi que les sigles du parti qu’il a fondé pour mettre en branle les idéaux d’une nation prospère. L’un d’entre eux, Mohammadou Issa n’en démord pas : « on ne peut célébrer l’unité nationale du Cameroun sans rendre un vibrant hommage à son véritable artisan qu’est le président Ahidjo. Nous le faisons à notre manière, car c’est aussi un devoir de mémoire », termine-t-il.

unite adaDes cavaliers militants du Rdpc au défilé de Ngaoundéré

Mascote: Un petit mouton militant du Rdpc
Dans sa démonstration de force, le Rdpc n’est pas passé par de petits moyens. Les militants du parti de l’homme du Renouveau ont ouvert leur parade par un défilé équestre, ils ont enchainés avec une mascotte, qui n’as pas manqué d’amuser le public. Un agneau vêtu de la tenue du parti des flammes. Son maitre, ou plutôt son berger s’arrêtait pour allaiter ce jeune mouton. Une image qui a frappé le gotha politique de la région qui se demandait bien si le parti des flammes s’est trouvé à Ngaoundéré une nouvelle mascotte pour ses prochaines campagnes. En tout cas, le député Ali Bachir annonçait quelques jours plutôt dans L’action, le journal de propagande du Rdpc une mobilisation de plus de 5000 militants. Peut-être, la mascotte était la surprise qui serait la cerise sur le gâteau.

On n’en a donc pas encore fini la démonstration de l’attachement à l’Unité du Cameroun 43 années après. Et chaque années au moment de la traditionnelle parade pour la circonstance, les camerounais de tous bords rivalisent d’adresse et d’ingéniosité pour marquer leur attachement pour la paix et la solidarité entre les Camerounais de tous les horizons et de tous les sexes. Cette année encore, ils viennent de faire la preuve. La région de l’Adamaoua qui est devenue, comme beaucoup d’autre des laboratoires de l’intégration nationale ne manquent pas d’en faire la preuve.

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La rédaction de www.chateaunews.com

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