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Cameroun : Les bandes armées sèment la terreur à Belel

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Aladji Ndjadari, grand commerçant de bétail dans cette localité, a été enlevé par des hommes armés dans la nuit de dimanche et ses ravisseurs demandent 300 millions pour sa libération.

 

Enlèvements, assassinats et crimes organisés sont devenus le lot quotidien des populations de cette localité sis à une centaine de kilomètre de Ngaoundéré depuis plusieurs mois. Le kidnapping de Aladji Ndjadari rentre dans une série noire d’événements  qui accablent les populations de cette localité sis dans le département de la Vina, région de l’Adamaoua. Selon les sources, l’enlèvement aurait eu lieu de retour du marché de Baiboum le dimanche dernier par des criminels lourdement armés. L’homme était accompagnés de l’enfant d’un de ses ami qui a été relâché quelque temps après avec un message effroyable adressé à ses proche. « Les ravisseur ont réclamés une somme de 300 millions pour libérer baba (le père). Ils donnent quatre jours pour effectuer la transaction où il sera exécuté. C’est ce qu’ils m’ont demandé de vous dire » a déclaré le jeune homme de retour à la maison après cette expérience traumatisante. Le jeune homme révèlera également que les bandits de grand chemin ont laissé un numéro par lequel la famille pourrait les joindre afin de payer la rançon colossale. D’après les révélations, les ravisseurs se seraient rendus du côté de la république centrafricaine d’où serait établie leur base.

©fr.africatime.com

Cette autre affaire triste vient à la suite de nombreuses prises d’otages et assassinats effroyables vécus par les populations de cette bourgade devenu célèbre par son taux de méfaits.  A peine remis des excusions le 4 mai dernier de deux ressortissants enlevés depuis le 17 avril, de l’enlèvement de plusieurs personnes dans la bourgade de Tournigal hosséré il y a quelques semaines et la prise en otage de trois personnes à Djer-koka le 23 mai dernier, les criminels refont surface. Les populations sont une fois encore sous le choc en l’espace d’un mois. Ces derniers vivent désormais sous la terreur permanente. Désormais plus besoin de surprise, les malfrats annoncent leur venue et débarque impunément commettre des forfaits sans aucune réaction ni riposte des militaires qui sillonnent la localité. « Nous vivons avec la peur dans le ventre. Les bandits viennent quand ils veulent et font ce qu’ils veulent sans que personne ne les inquiètes. La dernière fois, ils ont égorgés nos frères devant nos yeux et ont dit qu’ils reviendront bientôt. En moins d’un mois c’est la quatrième fois que cela arrive. Il faut que les autorités et force de défense réagissent sinon on est tous en danger de mort » déclare un habitant de la localité paniqué suite à cette escalade de forfaits.

Devant cette situation préoccupante, les populations ont les yeux rivées vers les autorités qui n’ont jusqu’à lors pas réagit. Approché à la suite des précédents actes de barbaries de ces criminelles, le sous-préfet n’a pas voulu se prononcé. De leurs côtés, les forces de défenses stationnées dans cette zone rouge depuis la crise en RCA disent mener des actions de riposte fréquemment. Seulement, ces militaires le silence complice des populations qui ne collaborent pas dans ces cas. Aux dires des responsables des troupes, les patrouilles qui sillonnent le secteur ne sont pas informées de ces situations ou le sont très tardivement parce que les proches des victimes disent craindre des  représailles. La situation qui perdue met en mal les activités agropastorales et l’économie de la localité. L’on redoute un effondrement des activités et des risques de famines faute d’activités champêtres. Pour l’heur les populations ne savent plus à quel sein se vouer. Ils implorent Allah et les autorités de venir à leur secours.

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La rédaction de www.chateaunews.com

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