Découverte Tourisme Le Tourisme camerounais à l’épreuve de l’insécurité

Le Tourisme camerounais à l’épreuve de l’insécurité

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Le Cameroun est un pays fort accueillant qui continue à attirer une grande clientèle diversifiée. Son potentiel est unique et varié, ce qui fait son attrait majeur. Cependant, la montée du terrorisme dans la partie septentrionale et la transposition sur son territoire des troubles intervenant dans les pays voisins nuisent à son activité touristique.

Cette situation particulièrement préoccupante, risque de freiner la lancée prise par le secteur ces dernières années. La réaction du gouvernement depuis quelques mois vise donc à mettre en place des mesures pour maintenir l’élan du tourisme camerounais qui a frôlé la barre des un million de touristes en 2013.

La guerre que mène le Cameroun contre la secte Boko Haram a eu beaucoup d’impacts néfastes sur l’industrie touristique dans la partie septentrionale du pays. Seulement le séjour des étrangers destinés à visiter les sites touristiques du Grand Nord ne se limite pas que dans cette partie. Les visiteurs débarquent généralement via les aéroports internationaux de Douala et Yaoundé avant d’embarquer pour le septentrion.

Les exactions barbares des islamistes ont également eu pour effet de décourager les visiteurs dont a fortement besoin l’industrie touristique du Cameroun. Les premières victimes restent et demeurent les populations qui tiraient des profits substantiels des activités touristiques dans leurs localités. Les entreprises culturelles et touristiques se trouvent en difficultés avec l’absence de clients et le manque d’activités.

Le parc national de Waza quasiment fermé est une illustration de cette réalité calamiteuse qui assombrit le ciel touristique dans le septentrion. L’infrastructure est désertée par les touristes et le personnel au chômage. Plusieurs centaines de travailleurs de ce secteur à travers les trois régions septentrionales et notamment l’Extrême-nord ont perdu leur poste ou été licenciés faute d’activités.

Les opérateurs sont aux abois et espèrent que les choses vont reprendre de plus belle, la guerre finie et les terroristes anéantis dans leurs élans. Mais faire redémarrer et décoller une industrie touristique fragilisée en ces temps de crise économique mondiale n’est pas chose évidente. Même si Boko Haram venait à être totalement vaincu et l’insécurité éradiquée, l’image d’un pays en guerre sera difficile à enlever dans les mémoires des touristes.

 

Le tourisme en berne

S’il y a un domaine qui est touché par l’insécurité imposée par cette guerre, c’est bien le tourisme. Fleuron de l’économie régionale, le secteur qui employait des milliers de personnes est plombé. Le parc national de Waza, prisé jadis par les tourismes n’est plus que l’ombre de lui-même. « C’est la mort à coup sûr du tourisme chez nous. On ne reçoit plus personne depuis huit mois, » se lamente le directeur du parc.

rhumsiki peak

Celui de Mozogo-Gokoro, autrefois fief des chercheurs est désormais inaccessible. « D’habitude, les scientifiques accouraient pour les recherches sur les reptiles et autres espèces animales rares. Aujourd’hui aucun ne passe, » déplore le conservateur du parc.

Les mêmes incertitudes sont enregistrées sur tous les sites touristiques de la région. « Ce sont de milliers d’emplois qui sont à l’arrêt. Les pertes sont énormes … Difficile de chiffrer le manque à gagner, » explique le député de Kolofata. Si on ajoute le braconnage et la sécheresse, le tableau est bien sombre. Dans le nord Cameroun, une seule question préoccupe tout le monde : à quand la fin ?

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La rédaction de www.chateaunews.com

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