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La participation à la première rencontre sur en vue renforcement durable de la mise en œuvre du PSFE dans la région de l’Adamaoua se sont retrouvés le 09 juin dernier au Centre de promotion de la femme de Ngaoundéré.

 

La tenue du Forum régional des acteurs du secteur forêt et environnement, a mobilisé du beau monde dans les sphères du développement. Autorités administratives, élus locaux, responsables des sectorielles concernées, leaders communautaires et élites se sont planchés aux côtés de la société civile sur les mécanismes devant améliorer les imput et outcome du PSFE auprès des populations riveraines. Cette innovation du genre, initiative de l’Association des jeunes volontaires de Ngaoundéré (AJVN) vient s’inscrit dans le processus de suivi citoyen de la mise en œuvre du Programme sectoriel forêt environnement (PSFE) dans l’Adamaoua. L’action qui bénéficie du soutien financier du PASC/UE contribue à renforcer la gouvernance dans ce secteur.
Cet instrument piloté par les minières de, la Faune et des forêts (Minfof) ainsi que celui de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded), a fait l’objet de critiques sur la qualité des résultats jusque-là affichés. « Malgré les efforts de l’Etat d’apporter des solutions concrètes à la politique forestière nationale, des clivages demeurent sur le terrain qui entrave l’atteinte des résultats. Plus de 2 milliards ont déjà été injecté dans ce programme dont les résultats restent pour la plus part contestés sur le terrain par les bénéficiaires. Les débats autour des acquis effectués par les participants de cette rencontre ont pour but de renforcer le fonctionnement de ce programme dédié à la protection de la biodiversité. « Nous avons ensemble mis en lumière les insuffisances et proposés des solutions de recadrage pour que le devenir du Psfe dans la région soit plus prometteur… » indique NZoda Jilles chef service régional de la faune.

Les acteurs secteur Forêt et Environnement en focus group

A l’analyse des indicateurs de base, les activités proposées ne cadrent pas toujours avec les objectifs affichés. Par ailleurs, les experts ont relevé qu’à plusieurs niveaux, l’accent a été mis sur des acteurs certaines composantes n’ayant aucune influence ans la protection du couvert végétal et de valorisation du couvert faunique. Des choix qui ont vite fait de biaiser les attentes dans l’opérationnalisation de cet instrument environnemental au sein des deux départements impliqués que sont le Mbéré et le Djérem dans l’Adamaoua. Selon Tsasse Fopa coordonnateur de AJVN, il est désormais question de palier aux confusions de rôle entre les principaux intervenants et veiller à la disponibilité effective du budget inscrit sur le papier.
A terme les acteurs espèrent une revalorisation de l’impact du Psfe durant la prochaine phase. Le niveau de mobilisation des parties prenantes, de participation des cibles et de suivi citoyen et indépendant des actions sont les attentes visées. C’est dans ce cadre que des propositions citoyennes pour une meilleure gouvernance du Psfe et une plus forte participation des Osc dans le suivi de l’action ont constitué la substance des résolutions à l’issu du forum. Ainsi, les acteurs du secteur forêt et environnement, ont approuvés par acclamation la déclaration finale lue en assemblée et en présence des autorités au sortir des travaux.

 

RECOMMANDATIONS ET RESOLUTIONS

Le processus d’évaluation effectué au niveau des départements du Mbéré et du Djérem a montré que les impacts des actions du PSFE, la connaissance de ce programme au sein des populations et des acteurs de la société civile, la participation communautaire et des OSC dans le processus de mise en œuvre du PSFE constituent les chantiers à exécuter afin d’améliorer le suivi indépendant et citoyen dans la mise en œuvre du PSFE dans la région de l’Adamaoua, cet outil de mise en œuvre de la nouvelle politique forestière conçu par le gouvernement Camerounais avec l’aide des partenaires au développement en 2003.

L’enquête menée auprès des sectoriels a quant à elle, permit de ressortir les difficultés auxquelles sont confrontées ces derniers. Il s’agit entre autres de :

– Les directives ou orientations nationales qui ne cadrent pas avec les réalités du terrain ;
– Insuffisance de coordination entre les deux Délégations régionales et départementales concernées avec des répercussions au niveau des départements pour ce qui concerne la mise en œuvre du PSFE ;
– Insuffisance de collaboration avec les autres acteurs concernés par la question ;
– L’insuffisance de suivi des activités du PSFE ;
– La non distinction des activités du PSFE et des activités régaliennes des sectoriels concernés.

 

Ce programme est non seulement pour les deux sectoriels un outil guide de rayonnement pour la région de l’Adamaoua et aussi le Cameroun et les autres partenaires au développement pour la régénération forestière. Il ne saurait être un catalogue de programmes oubliés dans les tiroirs, mais plutôt une feuille de route qui guide toutes les actions liées à l’environnement. C’est à ce titre qu’il a été conçu et adopté, vulgarisé et mis en œuvre. Il devra être débarrassé des risques et menaces qui pourraient entraver sa bonne exécution. Ce sont notamment :
– Faible prise en compte des intérêts des autres acteurs intervenant dans le processus (OSC, Communautés riveraines, etc.…) ;
– La mauvaise planification et de mise en œuvre des actions inscrites.

En vue de maximiser le taux d’exécution de ce Programme, les suggestions suivantes ont été formulées en fonction du schéma institutionnel et des acteurs de mise en œuvre :

 

Au niveau des organes décisionnels
– Revoir le schéma institutionnel de mise en œuvre du PSFE,
– Elaborer et faire valider un mécanisme d’élaboration et de validation des PTA,
– Les PTA doivent être élaborés sur le plan local, validés et puis transmettre au niveau des comités de programme par composante pour mieux prendre en compte les réalités par zone d’intervention,
– Les PTA doivent être également plus clairs et ressortir les activités par composante pour faciliter le suivi et d’évaluer l’état du couvert végétal, de la faune ainsi que des statistiques sur les espèces animales et végétales menacées.
– Analyser et déterminer les composantes du PSFE en fonction des potentialités agro écologiques et spécifiques de la région de l’Adamaoua de manière globale pour plus d’efficacité et d’efficience.

 

Au niveau régional
– Organiser les acteurs d’exploitations des produits forestiers non ligneux (PFNL) dans les deux départements (Djerem et Tibati) pour plus de professionnalisation,
– Accompagner les initiatives privées de création des forêts communales ou communautaires pour répondre aux exigences et résultats attendus du PSFE.
– Ressortir la cartographie des bassins de production des PFNL et engager la professionnalisation des acteurs conformément aux exigences de la composante 2.
– Rendre fonctionnel le comité régional de suivi,
– Distinguer les actions du PSFE à celles des administrations concernées pour plus de visibilité.

 

Au niveau des acteurs de la société civile
– S’imprégner dans le suivi du PSFE,
– Jouer pleinement le rôle d’appui conseil auprès des communes et des communautés conformément à la nouvelle politique forestière.

 

Au niveau des populations
– Participer aux activités en rapport avec la nouvelle politique forestière,
– Susciter l’implication des populations à la base pour la mise en œuvre des activités.
– Repréciser les actions pour une forte implication des populations.

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