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Migration numérique: L’aveu d’échec du Cameroun

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Le passage de l’analogie au numérique prévu ce jour, n’a décidément pas lieu, pourtant le ministre de la Communication lors de la septième assemblée générale de l’Union Africaine de Radiodiffusion, rassurait que le Cameroun respectera les délais de basculement fixés par l’Union Internationale des Télécommunications.
« Nous avons les problèmes d’enlèvement des équipements qui se trouvent au port, à l’aéroport, à la frontière. Ce défi nous allons le relevé au mois de juin très certainement. Mais je dis petitement à voix basse fin du mois de juin. La probabilité est très forte. Mais d’ici le mois de juillet c’est certain que les villes de Douala et de Yaoundé, seront numérisées », c’est en ces termes qu’Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication (Mincom), en qualité de porte-parole du gouvernement, se battait les flancs vendredi dernier face à la presse, pour préparer l’opinion publique au report de la mutation de l’analogie au numérique. Programmée pour ce mercredi 17 juin, la migration qui pourtant cristallisait l’attention du gouvernement depuis plusieurs mois, semble avoir été reléguée au second plan. Que ce soit dans les services du premier ministère ou au ministère de la Communication, rien ne filtre. Sous le prétexte du devoir de réserve, les responsables approchés se refusent tout commentaire. A la limite, les propos du Mincom sont présentés comme un argument massue. Pourtant, il s’agit d’un basculement qui est préparé il y a belle lurette. En faisant un effort de mémoire, on se rappelle que lors de la cérémonie d’ouverture de la septième assemblée générale de l’Union Africaine de Radiodiffusion, le Mincom rassurait que la situation était sous contrôle. « Depuis 2009, un comité dédié, le Cam Dbs, a été mis en place au Cameroun pour conduire le processus devant conduire efficacement et méthodiquement à cette migration et respecter la date butoir du 17 juin 2015. Le Cam Dbs a élaboré une stratégie qui est appliquée avec minutie tandis que les meilleurs experts de chez nous et d’ailleurs ont été sollicités pour une meilleure définition du cadre juridique de l’audiovisuel numérique au Cameroun », précisait-il. Non sans rappeler que le Gouvernement prendra toutes les dispositions et veillera pour que le Cameroun respecte les délais de basculement fixés par l’Union Internationale des Télécommunications.

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Égarement
A ce jour, les inquiétés de nombreux experts ne se sont pas encore dissipées. D’autant plus que l’avènement de la Tnt, va transformer l’industrie de l’audiovisuel avec un impact significatif sur l’ensemble du secteur des télécommunications et celui des technologies de l’information et de la communication. Il faut à cet effet que les entreprises concernées soient préparées. Ce qui n’est pas le cas pour la plupart. Le saut vers le numérique est d’ailleurs présenter par certain comme un saut vers l’inconnu. « Nous sommes inquiets par rapport à la stabilité économique, aux questions de contenu culturel et par rapport aux obligations technologiques que cette migration devrait impliquer », note Henri Fotso, promoteur de la semaine nationale de l’audiovisuel. Au niveau commercial et technique des craintes sont également exprimées. Selon Paul Kenné, consultant, le gouvernement annonce à terme 30 chaines pour le bouquet Tnt au Cameroun. Seulement rien ne rassure qu’il ne s’agira que des chaines produites au Cameroun, avec des capitaux camerounais. Pour lui l’activité économique camerounaise ne peut pas soutenir par la publicité plus de 10 chaines Tv en ce moment. Dans un contexte où, l’audiovisuel dans notre pays est en grande partie dans la promiscuité, et qu’aucune chaine n’équilibre ses charges.
Rappelons que si la Tnt est bel et bien mis en place, elle va permettre la réception des programmes sur d’autres réseaux à l’instar des réseaux de mobiles et des réseaux à protocole Internet. Du point de vue technologique, elle présente une différence fondamentale avec le mode de diffusion analogique au niveau du traitement du signal tv. Du fait de la numérisation des signaux du programme tv, la Tnt, contrairement à la télévision analogique où un seul programme est diffusé sur une fréquence, permet de diffuser sur une même fréquence, plusieurs programmes (6 à 12 chaines). Une situation qui oblige les populations en ce qui concerne la réception, de se munir de téléviseurs numériques ou alors d’acquérir des décodeurs afin de continuer à utiliser leurs téléviseurs analogiques.

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