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Rév. Dr Ruben Ngozo’o, l’évêque national de l’Eelc
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Les hostilités reprennent entre les deux tendances de l’Eglise Évangélique et Luthérienne qui connait des heures troubles ces dernières semaines pendant que certains prêchent le culte de la division dans cette maison de Dieu.

Les turbulences reprennent de plus belle à l’Eelc de Ngaoundéré. Le changement de la dénomination de l’Eglise Évangélique et Luthérienne « du » Cameroun en l’Eglise Évangélique et Luthérienne « au » Cameroun continue de semer les troubles parmi la communauté de fidèles de cette congrégation parmi les plus fortes de l’Adamaoua. Deux dirigeants s’autoproclament à la tête de l’Eelc. Les batailles d’intérêt au sein de cette famille religieuse faussent la note de louange depuis quelques semaines déjà. Au cœur du conflit, la succession à la tête de la congrégation.

Tout part de juin 2009, lorsque les délégués ecclésiastiques qui s’étaient rendus à Bankim pour l’élection du nouvel évêque de l’Eelc qui était jadis nommé Président national de l’Eelc, ont élevé des voix discordantes après la victoire du feu Révérend Docteur Thomas Nyiwé. C’est alors qu’une nouvelle branche dénommée Eglise Evangélique et Luthérienne « du » Cameroun a été créée par les délégués mécontents. Ces derniers auront marqué de troubles et scènes rocambolesques du dernier épiscopat du feu Révérend Docteur Thomas Nyiwé, décédé en 2014.

La bataille rangée alors engagée par la tendance « du » qualifiée de descente et celle « au » dite légale connaitra plusieurs fois l’arbitrage du préfet de la Vina et du Gouverneur de la région. Ainsi les partisans des deux camps se sont tus un bref moment temps après la remise du bâton de pèlerin au Rév. Docteur Ruben Ngozo’o qui assume les fonctions de l’épiscopat depuis quelques années.

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Jeux de mots, guerre de pouvoir

Au courant du mois de mai dernier, les partisans de la tendance de l’Eglise Evangélique et Luthérienne « au » Cameroun ont entrepris une démarche officielle à travers la demande de manifestation publique N° 21/15/EEL/PDT adressée au chef de terre dont l’objet était l’organisation d’un culte d’action de grâce au sein de la chapelle Bethel II, le 31 mai 2015 dernier. Cette action va provoquer la colère du Rév. Dr Ngozo’o Ruben, évêque de la tendance « au » qui s’est réappropriée le nom de l’Eglise Evangélique Luthérienne du Cameroun. L’évêque bombardera par la suite un communiqué lu sur les ondes de la station régionale de la Crtv pour interdire la tenue dudit culte le même soir du vendredi 29 mai.

Dans cet avertissement dont la rédaction du journal a eu copie, l’homme de Dieu

« porte à la connaissance des fidèles de la congrégation de Bethel II, district de Ngaoundéré Sud, Région ecclésiastique Centre, que le culte d’action de grâce organisé par les dissidents pour le 31 mai 2015 est irrégulier et ne vise qu’à semer la confusion. Par conséquent, les participants venant des autres régions ecclésiastiques sont priés de ne pas effectuer le déplacement » peut-on lire.

Une réaction que les dirigeants de l’autre faction n’ont pas du tout cautionnée. L’interdiction retentit alors comme une onde de choc et les vieux démons se réveillent de leur sommeil.

Pour l’autre camp embarrassé, la lettre N° 12/L/H52-04/BAAJP signée par Sadou Daoudou, le sous-préfet de l’arrondissement de Ngaoundéré 2e serait le résultat d’une lettre d’opposition déposée la veille par l’évêque dans les services du gouverneur de la région de l’Adamaoua. L’évêque Ruben Ngozo’o justifie son intervention

« En ma qualité de porte-parole de l’Eglise Evangélique du Cameroun, je ne peux accepter que des gens mal intentionnés viennent semer du désordre non seulement au sein de l’Eglise de Dieu mais aussi dans notre pays ».

De leur côté, les adeptes de la tendance « du » disent ne pas comprendre cet acharnement.

« Je suis surpris que le sous-préfet sursoit à la demande que nous lui avons adressé. Après ma petite enquête, j’ai appris que le pasteur Ruben Ngozo’o est allé voir le gouverneur pour lui dire que le culte que nous voulons organiser va créer encore des problèmes entre les fidèles. Il va même plus loin pour dire que c’est illégal » avoue le président de la tendance « du » de l’Eelc.

Cette dernière mésentente met en péril l’accalmie vécue durant le règne du regretté Thomas Nyiwé qui avait réussi à ramener les brebis de Dieu autour des principes du pardon, de la réconciliation et de la paix.

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Pour rappel, en 2007 lors du synode général à Garoua, les délégués des différentes régions ecclésiastiques qui représentent une congrégation avaient décidé de changer la dénomination de l’Eglise Évangélique et Luthérienne « du » Cameroun en l’Eglise Évangélique et Luthérienne « au » Cameroun, ainsi que le poste de la présidence en épiscopat. Il y a deux ans, lors d’un synode général l’Eel « au » Cameroun avait élu et installé le Dr Ruben Ngozo’o comme son évêque, le 28 février 2015, le révèrend Théophile Bello est lui aussi porté comme président à la tête de l’Eel « du » Cameroun. Celui-là, officie désormais en lieu et place du coordonnateur de transition qui autre fois était le colonel à la retraite Robert Madougou.



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