À la Une Actualités Ngaoundéré : Les Jeunes disent NON au Terrorisme

Ngaoundéré : Les Jeunes disent NON au Terrorisme

-

- Advertisment -

Réunis en marge du 7ème Forum des jeunes du Cameroun, plus de 500 participants ainsi que leurs camarades de la métropole ont été sensibilisés sur les dangers de la radicalisation.

La septième édition du traditionnel forum des jeunes du Cameroun encadrée par le Ministère de la jeunesse et de l’éducation civique a mouvementé la région de l’Adamaoua, plus précisément la ville de Ngaoundéré dans une coloration jeune. L’organisation délocalisée dans le grand nord du 17 au 21 juillet dernier s’est voulu l’appel à la lutte contre le terrorisme de la jeunesse du Grand Nord. Les jeunes de cette partie du pays, de concert avec les camarades qui ont convergé des sept autres contrées, ont apporté leur concours à la promotion de la citoyenneté. Au-delà de la rencontre et des échanges, la découverte des valeurs locales était au rendez-vous. « Il est question pour nous d’abord de permettre aux jeunes de découvrir leur pays. Nous partons sur le principe que s’ils ne connaissent pas leur pays ils ne peuvent pas l’aimer. C’est une opportunité pour ces enfants issus de divers horizons d’apprendre le vivre ensemble »  fait savoir Flaubert Djateng, coordonnateur de Zenü Network promoteur de l’événement. Avec le contexte qui est préoccupant pour tous, les activités ont été recentrées sur l’intégration nationale et la préservation de la paix. A cet effet, un acteur privilégié a été impliqué à savoir Dynamique mondiale des jeunes qui a effectué autour de l’événement, les manifestations de sa « Caravane non à la terreur ». L’escale de la métropole du château d’eau de ce convoi d’exposition itinérante s’est composée de tableaux, dessins et slogans pour la sensibilisation des populations cibles à la tolérance nous a confié le représentant de Sweer Art’Frika.
La jeunesse, baignant dans le climat actuel d’insécurité qui menace le Cameroun a tenu de la sorte à exprimer sa désapprobation aux messages de haine et aux actes de terreur vécus depuis un certain temps. « Le but est de sensibiliser les jeunes sur l’importance de la stabilité dans un pays car c’est eux qui servent d’essence et de liaison quand ça brule ; d’où l’intérêt de leur dire de savoir se ressaisir lorsqu’ils sont approchés et reculer pour refuser de servir le mal. » souligne Blaise Nzupia, cadre de suivi Zenü. Pour l’illustrer, les populations et invités ont découvert le regard des jeunes sur cette situation de crise pour faire d’eux des « Heros » de la paix. Sur l’une des représentations, l’on pouvait lire « Je ne suis pas un héros… lorsque j’instrumentalise des enfants à des fins criminelles… ». Allusion est ainsi faite aux fillettes converties en kamikaze par les éléments de Boko Haram.
Pour les autorités présentes, il est important de voir que les jeunes s’amuser en préservant l’esprit civique. « Le vernissage réalisé démontre combien les valeurs de paix et de solidarité sont chères aux Camerounais notamment les jeunes qui ne doivent pas se laisser enrôler par les fauteurs de trouble. Le fait que ce soit eux même qui diffusent ce message sur cette plateforme montre qu’ils sont conscients. » déclare Yerima Joseph, Secrétaire général Minjec, représentant le ministre.  A la lumière de l’intégration nationale qui a guidé cette grande messe de la jeunesse, le forum s’est voulu un cadre idoine de réflexions sur les enjeux du moment : l’emploi et l’accompagnement des projets.  Les valeurs de qualité, de travail, ont fait l’objet de développement pour nourrir l’ambition de chacun.

Plus :   Adamaoua : Le député de Guider décède dans un accident tragique

Plus :   Adamaoua: La base aérienne 302 monte en puissance face à la menace sécuritaire

Desmond Nji, 1er Vice président National du Réseau des jeunes du Cameroun

Faible adhésion
L’effectif de participants à cette édition 2015, version septentrion, s’élevé à plus d’un demi-millier de jeunes. Attendus à 1500 jeunes, seul le tiers de l’effectif s’est retrouvé dans la ville carrefour. La mobilisation, loin d’être à la hauteur des attentes serait alimentée par des contraintes de budget et le manque d’engouement des partenaires à accompagner ce mouvement par le parrainage des jeunes. Dans les coulisses, les  sources évoquent une désolidarité  de la branche régionale du Conseil national de la jeunesse (CNJC) ainsi que certains mouvements de jeunesse actifs dans la métropole. Aucun des responsables approché n’a voulu s’étendre sur la question même s’ils disent n’avoir pas formellement été invité.
Les organisateurs avancent plutôt d’autres raisons. « La contribution du Réseau des jeunes du Cameroun (RJC) et autres mouvements impliqués, nous permet d’aller jusqu’à 10 milles jeunes à chaque édition. Mais si nous n’avons pas les ressources suffisantes, on se voit obliger de gérer ce qu’on peut… » réplique le responsable de Zenü Network à cette observation. Au comptage, ce sont 600 jeunes dont 300 permanents qui ont travaillé tous les cinq jours en communautés et d’autres venus des départements de l’Adamaoua avec une extension dans la ville.  Durant 3 jours les jeunes ont beaucoup appris et gardé de bons souvenirs sur la ville hôte ainsi que les réalités locales. « Je suis trop ravi de l’hospitalité des jeunes de Ngaoundéré. On a vécu un accueil chaleureux de nos camarades du septentrion. Nous repartons chez nous chargé du souvenir des bons moments passés ici entre jeunes Ce qu’il faut retenir c’est que nous les jeunes avons notre rôle à jouer dans la préservation de la paix par la promotion de la responsabilité, la tolérance et le nationalisme. » assure Desmond Nji, premier Vice président National du Réseau des jeunes du Cameroun.

forumjeunesLe SG Minjec et les autorités de l’Adamaoua à l’exposition du Forum le 20/7/15 à la Communauté Urbaine de Ngaoundéré

Travail et paix
Les jeunes ont saisi cette occasion pour faire part de leurs principales préoccupations, notamment l’inaccessibilité des concours, le chômage grandissant et l’insécurité dont ils souhaiteraient connaitre des solutions concrètes.  A cet effet, le Sg Minjec venu donner l’onction du gouvernement à cette première édition délocalisé dans la partie nord du pays a souligné que plusieurs programmes nationaux s’y atèlent.

Plus :   Situation des réfugiés au Cameroun : Le HCR s’engage dans une nouvelle approche
Plus :   Covid-19 : le Colonel Marius Etoundi, médecin de Paul Biya, est décédé

La faiblesse des résultats jusque-là obtenus par cette approche institutionnelle a poussé certains participants à relever que le salut viendrait de l’entreprenariat privé. Sur ce plan, les jeunes connaissent également d’importants clivages dont les difficultés de financement et d’accompagnement technique. Ces paramètres déterminants amènent plusieurs à se décourager et à tourner le dos au système.

C’est vraisemblablement cette vulnérabilité économique qu’auraient exploité les recruteurs de Boko haram pour attirer bon nombre de jeunes de l’Extrême-nord dans leur rang.  La volonté actuelle du gouvernement associée aux actions des partenaires privés à l’instar de la société civile dont Zenü Network ne repoussera pas cette menace au loin si les jeunes camerounais de tous bords ne sont pas totalement épanouis.

blank
chateaunews.comhttps://chateaunews.com
La rédaction de www.chateaunews.com

LES PLUS LUS

- Advertisement -

ArticlesRELATED
Recommended to you

×